PATRICIA BOURGEOIS CARNETS AUTOUR DU MONDE

Artiste Plasticienne Navigatrice Papouasie Nouvelle Guinée îles Salomon Tour du Monde en voilier et en famille depuis le 25 sept 2007

Tahuata, île des Marquises

Publié dans V Marquises

 

Tahuata
La baie d'Hapatoni


                        Nous quittons hiva Oa tôt le matin pour rejoindre les Syrius, mais en passant devant leur baie nous sommes découragés en voyant de nombreux bateaux. Nous avons envie d'un peu de solitude et continuons à naviguer jusqu'à la baie d'Hapatoni : nous nous retrouvons tous seuls devant un mur de cocotiers éclairés par la lumière magique du soleil couchant.
 
Promenade dans le village

                        
                        Le village est très agréable, au bord de la mer. Les gens sont accueillants et un sculpteur n'hésite pas à nous appeler pour venir le voir dans son atelier. Malheureusement ce qu'il vend est bien trop cher, il réserve ses pièces pour la grande exposition de Tahiti à la fin du mois. De nombreux sculpteurs partent ainsi avec l'Aranuhi vers Tahiti. Ce voyage est très coûteux et ils doivent rentrer dans leurs frais. C'est donc la plus mauvaise période pour faire des affaires... ils espèrent tous l'Américain qui va dépenser des fortunes...

                        Nous déchantons grandement de cette escapade en solitaire car durant la nuit une forte houle entre dans la baie. Nous passons la nuit à être secoués, pire qu'en navigation!. Au petit matin un bateau pointe son nez et nous demande si nous avons été aussi chahutés qu'eux. C'est le gros inconvénient des Marquises, il n'y a pas de barrière corallienne  et au moindre coup de vent avec une houle formée les mouillages deviennent intenables et le débarquement sur la plage est très périlleux...

Nous quittons alors  la baie d'Hapatonie à la recherche d'un coin protégé.
 


                        On longe les côtes de l'île avec ses falaises escarpées et désertiques sur lesquelles on peut voir des sillons de couleurs différentes qui forment des dessins. J'admire cet étonnant paysage  qui m'emmène à des pensées très créatives ... Une de mes plus belles navigation.
 

                        Arrivée en fin de journée dans la baie de Motupu. Impossible d'accoster en raison de la houle. Il nous reste à admirer un merveilleux coucher de soleil...

Le lendemain nous reprenons la mer à la recherche d'un mouillage où les enfants pourront courir sur la plage!

Baie de Hanamoenoa


                        Nous sommes encore seuls et nous profitons de cette immense plage frappée par des vagues. Les enfants sont aux anges...Avec l'annexe, ils vont faire un tour dans la baie suivante pour nager avec des raies Manta mais à peine entrée dans l'eau Camille se fait piquer tout le corps par des méduses, elle en pleure de douleur... Mine de rien, nous vivons dangereusement... Je les vois tous les deux revenir la mine déconfite...

 En fin de journée des pêcheurs viennent nous voir pour nous proposer des langoustes en échange d'une bouteille de vin. Ils partent pêcher toute la nuit et reviennent vers 4H du mat nous déposer sur la jupe arrière 4 belles langoustes. Le Paradis...

Hanamenu
 

Nous quittons Tahuata le 15 mai au matin pour aller dans la baie de Hanamenu sur l'île de Hiva Oa. Un vrai coin de paradis (avant 16h). Promenade dans la forêt à ramasser des citrons et à se baigner dans une source d'eau douce :
la baignade dans la fontaine d'eau douce.


                     Nous avons retrouvé les Syrius . Les enfants n'aiment pas être seuls, ils sont heureux d'échanger et de rigoler même avec des plus petits.
Le lendemain la plupart d'entre nous serons couverts de boutons très urticants. Après une petite enquête médicale le verdict tombe : nous nous sommes fait littéralement bouffer par des nonos : sorte de moustiques microscopiques. Normalement on sent des petites piqures, très désagréable, mais ce jour là nous n'avons pourtant pratiquement rien senti.
Le traitement : primalan pour surtout éviter de se gratter...
Un balai de raies Manta tourne autour du bateau, il était tard, l'eau trouble , il y avait du vent et les enfants n'ont pas eu envie de nager avec...


Contact: le livre d'or ou huguesetpatriciabourgeois@gmail.com

Merci à Mireille pour les corrections

Photos: droits réservés à Patricia Bourgeois


Publié à 05:42 , le 1 avril 2010, Îles Marquises
Mots clefs : MarquisesTahuatarochersfalaisesraiesmantasourceeaudouce

la traversée du Pacifique

Publié dans U Galapagos

 l'Océan Pacifique
714 410 kilomètre cubes
Plus de la moitié du volume total des océans du globe
L'Océan le plus profond, 11034 m dans le fossé du Challenger...

 

 
 
                        Nous sommes à 10 miles de l'équateur. Je n'ai jamais vu autant d'humidité ! la nuit le sol du bateau est mouillé, mon télé objectif n'a pas résisté et il a rendu l'âme. C'est extraordinaire.
Il n'y a pas de vent, on pique vers le sud au degré numéro 7 pour attraper du vent. C'est une technique connue pour aller aux Marquises.

Rencontre au milieu de l'eau calme.
 
La première fois, nous sommes inquiets de les voir surgir et s'approcher du bateau.
 
Mais nous sommes vite rassurés, ils veulent seulement nous vendre un énorme marlin... Se sont des pêcheurs de Manta du Pérou, ils viennent d'un bateau mère et peuvent naviguer sur leur petite barque pendant deux jours, ils se repèrent grâce au nombre de bidons d'essence untilisés. Ils viennent relever d'énormes thons accrochés à des lignes, laissées très loin des terres, de plus en plus loin. Nous nous sommes pris dans une de ces lignes qui sont pratiquement invisibles. Obligé de plonger pour enlever la pelotte de fil autour de l'hélice,  Hugues n'a pas peur de l'abîme bleu nuit, qui moi me térrifie... 
Pour leur faire plaisir nous leur donnons  à boire, du coup ils sont plusieurs à venir nous voir...

 
 
  Une série de problèmes vont s'enchainer dans cette première partie du voyage :
                         Il y a encore de l'eau mélangée à l'essence achetée aux Galapagos. On doit vidanger les moteurs et les nettoyer. Problème déjà rencontré avec le ravitaillement à Panama.
Le 11/04 toujours pas de vent. La courroie du deuxième moteur lâche et par conséquent le désalinateur tombe en panne.
                        Le 12 dans la nuit le vent se met enfin à souffler à 20 nœuds mais le rail de grand voile casse. Heureusement le rail est en trois parties. Nous devons à présent mettre la baume sur le rail du milieu, ce qui n'est pas la meilleure position avec du vent d'est. On est donc obligé de prendre deux ris dans la grand-voile et voir diminuer les performances du bateau.

                        Le 19/04 Hugues décide d'entrer dans le réservoir d'essence. L'essence embarquée à Panama a laissé des dépôts. Impossible de vidanger simplement. On a du tout bidonner. L'opération en pleine mer est vraiment difficile entre les manipulations et les odeurs....  
 
Après cette série de galères notre rythme de traversée reprend son cours.
 
                        Les journées passent vite. Les enfants travaillent. On prend le soir le temps d'admirer les couchers de soleil.J'essaie de faire tous les jours des exercices de gym.
La notion du temps n'est plus la même qu'à terre. On est dans une espèce d'état second, comme en méditation, on peut regarder la surface de la mer des heures sans s'ennuyer.
 
                        Les quarts à deux, c'est épuisant alors on se permet de dormir la nuit. On se réveille régulièrement pour aller voir si il n'y a pas de bateau en vue. Nous possédons une mer-veille qui détecte le radar des autres bateaux mais bcp n'en n'ont pas. Le 13 un bateau a surgit de nulle part, tout près, sans radar. Dans ces cas là on craint que cela puisse se produire à tout moment. C'est un peu angoissant.
Le 22 on était dans une houle tapant de coté, en pleine manœuvre, on affalait un foc léger,  on recroise le même bateau, sans doute Coréen qui n'a pas répondu à nos appels en Français, en Anglais... certainement un bateaux de pêche clandestin, assez gros. On a du changer de direction pour éviter la collision... ça fait réfléchir !!Surtout la journée, on ne surveille pas l'horizon constamment et l'éventualité d'une telle rencontre est plutôt stressante.
 
                        Le 17 on a fait 1600 miles, c'est énorme.On commence à avoir envie d'arriver et pourtant il en reste autant à parcourir..On s'invente des jeux avec les enfants sur le décompte des jours et des miles...
Le 24 avril il nous reste 394 miles. Vu le vent on prévoit arriver dans les deux, trois jours sur Nukuiva. Le compte à rebours a commencé ce qui fait passer le temps moins vite finalement.
Il me tarde d'arriver pour marcher. Je rêve d'une balade à pied !!
Le lendemain le vent tombe. Les pronostics sont revus à la hausse...C'est difficile en bateau car il est bien impossible de faire des prévisions fiables...Ce sont les vents qui décident..
 
                        Le 26, la veille d'arriver à Hiva Oa on apprend par radio amateur qu'il y a foule au mouillage. On décide d'aller alors à Fatu Hiva. Ce qui n'est pas une mauvaise route mais il n'y pas de clairance à Fatu Hiva. On est Français et sur un territoire Français, on décide de prendre le risque de s'y arrêter avant d'aller à Hiva Oa faire les papiers.
 
                        Le 27, après avoir ralenti toute la nuit pour  arriver au petit matin on découvre avec enchantement cette île merveilleuse. On jette notre encre dans la baie des vierges à 6h du matin. C'est magnifique.
Notre traversée aura duré 19 jours et 15 H dont 7 jours sans vent.
On a réalisé la plus grande traversée du globe !! 2900 miles sans aucune possibilité de s'arrêter.
 
 
Contact: le livre d'or ou huguesetpatriciabourgeois@gmail.com
Merci à Mireille pour l'aide qu'elle m'a apporté à la rédaction du texte
Photos: Droits réservés à Patricia Bourgeois



Publié à 01:59 , le 19 mars 2010,
Mots clefs : mantapecheurséquateurpot au noirpétolevoiliertraversée



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