PATRICIA BOURGEOIS CARNETS AUTOUR DU MONDE

Artiste Plasticienne Navigatrice Papouasie Nouvelle Guinée îles Salomon Tour du Monde en voilier et en famille depuis le 25 sept 2007

Le Canal de Panama

Publié dans T Panama

 

Le Canal de PANAMA


Vers Colon en passant par la comarca de Sam Blas, le territoire des Cunas, mi-indépendant.
 


                        Le Panama est découvert par l'explorateur espagnole Rodrigo de Bastidas en 1501, revendiqué par Cristophe Colomb en 1502...
Son histoire est liée à sa position stratégique ; un isthme étroit, reliant l'Amérique du Nord et l'Amérique du Sud. C'est un passage est donc un mélange extraordinaire de différentes cultures, faunes et flores.
 
 
 
 
Le canal de Panama
 
                         Après le succès de la construction du canal de Suez, inauguré en 1869, Ferdinand de Lesseps monte la compagnie universelle, chargée de construire un canal interocéanique, au Panama, en 1881. Les travaux prennent un énorme retard en raison des dépassements budgétaires et des difficultés liées aux conditions sanitaires ; on compte 20 000 morts de la fièvre jaune et du paludisme. Pour se sortir de l'impasse, Ferdinand de Lesseps fera appel aux capitaux des petits épargnants et a des fonds publics.
 
                        Malheureusement la faillite de la compagnie du canal, en 1889, provoque le premier crack boursier et ruine 85 000 souscripteurs, qui portent plainte contre Lesseps. En 1892, un scandale politico financier éclate au grand jour, secouant la IIIème république Française. On reproche à des dirigeants d'avoir reçu des pots de vin et aux entrepreneurs (comme Gustave Eifel) et banquiers d'avoir surcoté leurs services. Ferdinand de Lesseps meurt fou, en 1894, avant la fin de son procès.
 
                        Après quatorze années, de manœuvres politiques, les Etats-unis, avec Roosevelt comme président,   rachètent la compagnie et soutiennent une révolution de la province de Panama contre la Colombie. Panama devient un pays et cède la zone qui longe le futur canal aux Américains. En 1906, les travaux recommencent et c'est un vieux remorqueur Français qui, le premier, descend les écluses vers le Pacifique, le 7 janvier 1914.

                        En 1977, le traité Torrijos-Carter prévoit le retrait progressif des Américains jusqu'en 1999.
Le 20 décembre 1989, 35 000 soldats Américains débarquent et reprennent le control du pays, laissé aux mains du dictateur Noriega.

                        Le 31 décembre 1999 à 11 heures, le canal devient totalement Panaméen.
 
Depuis, le Panama relève le défi en entreprenant la construction d'un troisième jeu d'écluses pour répondre aux besoins croissants du commerce international.
 
 
 
 
 
 

 
 
                        C'est avec une grande émotion que nous pénétrons dans la baie Limon , parsemée de gros cargos. Juste après la passe houleuse, à tribord, se trouve la marina de shelter bay, seuls abris accueillant, à dimension humaine.


                        Pour Camille et Antoine, cette halte représente une véritable trêve. Ils sont entourés d'enfants, vont et viennent à leur guise, sautent à volonté dans la piscine, se paient des glaces et des fous rires. Antoine est transformé car enfin il a un copain de son âge avec qui il s'entend à merveille et pour couronner le tout : les parents Dulce et Thierry  sont super sympathiques, en une semaine nous avons su lier un lien amicale qui j'espère durera longtemps...

 
 
 
 


                        La célèbre marina de colon est en procès avec les autorités Panaméennes. Nous arriverons trois heures après les bulldozers, il ne reste plus rien du yacht-club qui a vu passé des centaines de marins. On dirait qu'il y a eu la guerre dans ce coin, je n'ai pas le droit de sortir mon appareil photo, il a fallu longuement parlementer pour passer le conteneur qui bloquait l'entrée du port. Nous avons pitié des bateaux amarrés à des pontons fantômes ; cette vision est à l'image de cette ville gangrenée par la violence. Il est fortement conseillé de ne pas se promener, nous irons en taxi, histoire de voler quelques photos de bus pour compléter ma collection.
 
 


                        On les appelle les diables rouges. Ce sont des bus conduits par des privés, qui veulent faire du chiffre, au détriment de la sécurité des personnes. Ils s'arrêtent en double fils, démarrent en trombe avant que la porte ne soit fermée... Il y a de nombreux morts chaque année (dixit, un chauffeur de taxi local !).


                        Ce passage du canal nous inquiète depuis plus d'un mois car comme à l'accoutumée beaucoup d'histoires circulent et en particulier les mauvaises... Selon certains, il faudrait attendre plus d'un mois avant de passer. Notre délai sera d'une semaine.

Toutes les formalités sont faites par un agent qu'il faut bien choisir. Le nôtre nous a obligé à faire beaucoup de démarches (formalités d'entrée, sortie, crusing permit, mesure du bateau, location de pneu et longs bouts, dépôt d'une caution à la banque, réservation et paiement du passage, réservation de liner si besoin...). Les informations circulent entre bateaux et il est facile de les obtenir au fur et à mesure. On peut se proposer comme « liner » sur un bateau qui passe, pour avoir une première expérience.

En tant que catamaran, on aurait dû passer entre deux monocoques et donc ne pas avoir à lancer les lignes. Nous avons compté nos équipiers un peu à la légère, sur les cinq obligatoires, il y avait sur Lô Alfred Mac Leod, venu de Bogota avec son amie Colombienne Nora et quatre enfants de 14, 13, 12, et 11, moi et Hugues.

Il est 19H, dans la baie de Limon, le bateau est fin prêt, entouré d'une double rangée de pneus. Nous attendons le pilote qui doit sauter sur le bateau. Nous sommes prévenus ; si le remorqueur, qui dépose le pilote, venait à heurter Lô, ce n'est pas lui qui est responsable ! De même, il a fallu déposer une caution de 600 dollars, au cas où on égratignerait les murs du canal ! Après avoir payé le passage, 800 dollars.

Il y a deux sortes de pilotes, ceux qui prennent les commandes des gros cargos et ceux qui débarquent sur les petites unités uniquement pour donner des conseils et vérifier que tout est conforme.
L'accostage se fait correctement, le pilote nous annonce que le troisième bateau s'est décommandé au dernier moment, nous sommes plus que deux ! Devant les premières portes du Canal, il fait nuit, d'énormes cargos nous passent devant, il ne faut pas rater notre tour, sous peine de perdre la caution et de recommencer toute la procédure. Dix minutes avant le passage, le pilote nous annonce que le troisième bateau est un moteur yacht, trop haut pour se coller à lui. Nous sommes seul à passer ! la nouvelle nous affole, Hugues vérifie la longueur de ses boutes et fait des rajouts en cachette du pilote. Je décide de faire travailler Antoine et Mathieu comme liner. Heureusement, le pilote, très conciliant, supervise le boulot des enfants.
 
Il aurait pu annuler le passage en déclarant que l'équipe n'était pas conforme...

 
Finalement tout s'est très bien passé, les garçons étaient super contents et fiers d'avoir été indispensable.
 
 
 
 

 
Les portes du Pacifique s'ouvrent vers la fin de notre voyage. Nous avons l'impression d'être de retour chez nous, avec du plaisir et une certaine amertume.
 
Heureusement, la route est encore longue et nous avons encore de merveilleux endroits à découvrir...


Contact: le livre d'or ou huguesetpatriciabourgeois@gmail.com


Publié à 11:19 , le 29 octobre 2009, Panamá
Mots clefs : cargotsconteneursdrapeauxnavigationcanalfamille



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