PATRICIA BOURGEOIS CARNETS AUTOUR DU MONDE

Artiste Plasticienne Navigatrice Papouasie Nouvelle Guinée îles Salomon Tour du Monde en voilier et en famille depuis le 25 sept 2007

Valparaiso

Publié dans L Chili

 

VALPARAISO

 

Dimanche 13 juillet au lundi 14

 

                                               Valparaiso est un nom qui sonne bien, c'est la chanson qui donne à cette ville, la deuxième plus grande du Chili, une image romantique, bohème et artistique. Valparaiso a tenu  sa promesse seulement le dimanche :

 Visite très intéressante de la  maison de Pablo Neruda, un poète communiste ;  suivie d'une promenade dans la partie historique. Déjeuner dans un super restaurant de fruit de mer pour fêter les onze de Camille, vue sur le vieux port. Coucher de soleil sur les hauteurs, dans les quartiers bohèmes. Nous sommes restés, médusés, une heure, devant un musicien jouant un instrument de musique indienne, les histoires de sa femme étaient passionnantes.

 

 

 

  Vue sur le vieux port de Valparaiso.
 
 
 
 
 

 Grafitis

 

 

                        La nuit fut terrible, dans une sorte d'auberge d'un autre monde (« Hostel Patricia » !), sans chauffage, au dessus d'un carrefour... Le lendemain, Valparaiso se réveillait dans le brouillard. Sur les conseils de notre tenancière nous sommes allés au nouveau port : aucun intérêt.

 

                        De retour à Santiago, en bus, nous trouvons un peu le temps long. Notre plan de départ était de rester trois à quatre jours, mais les vaccances scolaires du Chili et les congés annuels  un peu partout dans le monde nous ont bloqués quatre jours de plus : pas de bus, pas d'avion et des difficultés pour trouver des hôtels. Nous sommes inquiets par l'invasion des touristes...

 

 Contact: le livre d'or ou huguesetpatriciabourgeois@gmail.com


Publié à 01:31 , le 12 décembre 2008, Chili
Mots clefs : Pablo NerudaGrafitisvieux port

Santiago du Chili

Publié dans L Chili

 

 

Du 8 au 12 juillet

SANTIAGO du Chili

 Capitale depuis 1609 à l'époque ou le Chili était une colonie espagnole.

 

                        Le voyage de Buenos Aires à Santiago est plus long, le bus moins confortable mais les paysages sont magnifiques. Nous traversons la plaine sous l'œil des Andes enneigées, véritable œuvre  abstraite au levée du soleil. Nous changeons de bus à Mendoza, où nous entamons la lente traversée de la  Cordillère qui durera huit heures.

 

        L'hôtel Principado, réservé sur le net est  parfait pour le prix (70 dollars US) : reservas@hotelesprincipado.com et   www. Hotelesprincipado.com


 

 

                        Je suis restée seule pendant deux jours à faire le maximum de musées et  galeries d'art. Pas de pression derrière, j'ai pu me promener  en m'arrêtant le temps nécessaire à me satisfaire. Santiago est une belle ville internationale avec des quartiers riches, de beaux bâtiments historiques, des jardins aux sculptures ultra modernes, des centres commerciaux gigantesques. 

Elle reste cependant moins attachante que Buenos Aires. Marcher dans les rues sur un air de Tango vous transporte, la musique change tout !

 

 

                         Dés le lendemain, un bus passe prendre Hugues et les enfants vers une station de ski à une heure et demi de Santiago : «Colorado » ou « Nevado ». Après une longue étude internet sur le thème de: "faire du ski en Argentine ou au Chili, au meilleur rapport qualité prix" ; nous avons opté pour cette solution,  convenant à tout le monde. Avec cette formule, la journée de ski à trois revient à 350 dollars US, tout compris. Le séjour dans une des stations du coin revient à 1200 dollars US, par jour,  à quatre, tout compris. Contrairement aux idées reçues, faire du Ski en Argentine  ou au Chili c'est cher et les stations traversées en bus, après Mendoza, ne font vraiment pas rêver !

 

 

 

Le Soufle du CHE

 

                     Santiago est une ville Sud Américaine dont le sport nationale est la Manifestation (protesta). Les universitaires ne sont pas contents, les étudiants non plus. Ils défilent et arrête les gens dans la rue pour expliquer leur problèmes et demander de l'argent. En allant chercher nos billets à la gare nous sommes tombés au milieu d'une manif, l'ambiance est gaie, presque festive.

Dans les vieux  bars, restaurants, pubs,  à la décoration inchangée depuis le milieu du siècle dernier, la photo du CHE est récurrente, le souffle de son âme révolutionnaire s'engouffre dans les moindres ruelles.

 

 

 

EL Mercurio

                        Pendant ce temps la situation ce durcit à Buenos Aires. La jolie présidente actuelle, Christina Fernandez,  est en fait la femme de l'ex président Nestor Kirchner (un socialiste  péroniste). C'est surement Evita Péron (1919-1952), épouse du président de la république Juan Péron, qui à ouvert la voie des femmes de tête en Argentine. A l'époque Evita n'avait aucun titre officiel, malgré les nombreuses actions de politique sociale et sanitaire. Elle est néanmoins devenue un mythe vivace.

 

                        Au Chili la socialiste Michelle Bachelet est élue  depuis janvier 2006. C'est également la première femme à devenir Présidente du Chili.

 

 

Contact: le livre d'or ou huguesetpatriciabourgeois@gmail.com



Publié à 07:34 , le 11 décembre 2008, Chili
Mots clefs : le CheEvita Peroncordillère des andesSki

Buenos Aires.

Publié dans K Argentine

 BUENOS   AIRES

                        Un flot d'individus parcourent  les rues de la « Capitale Fédérale »,  le centre de vingt kilomètres carré qui compte six millions d'habitants. Tous les jours six autres millions de travailleurs migrent à l'intérieure de ce petit périmètre, grâce en partie aux 40 000 taxis. On aime ce gigantesque bazar, l'animation des rues, le son des télés qui retransmettent la finale de Wimbledon et les discours d'Ingrid Betancourt en espagnole, sur un air de tango qui change à tous les coins de rues. Il y a des manifestations sur la célèbre « Plaza de Mayo »... Un conflit entre le gouvernement et les fermiers et encore bien d'autres problèmes. Un taximan nous montre le Parlement, anormalement agité, tard le soir. La présidente Christina Fernandez à du pain sur la planche...

 

BUENOS AIRES

Du 5 matin au 7 soir juillet.

 

                        Après une nuit parfaite dans le bus, nous arrivons à 7 h du matin  pour aller directement à l'hôtel Masheu-Masheu d'Israël et Déborah, (544 la Rioja, tel 49 31 46 13). Un peu inquiet de trouver un  coin pourri: le quartier est populaire... mais central. Une amie de Déborah nous accueille dans une vielle maison joliment retapée, avec jardin (très rare à Buenos Aires). Il n'y a qu'une seule chambre double, des dortoirs et des inscriptions en hébreu un peu partout. Un vieux couple apprêté prend le petit déjeuner. Nous comprenons vite que nous sommes chez des juifs orthodoxes ce qui rend l'endroit encore plus original. La petite auberge de jeunesse, fermée pour quatre jours, a été rouverte ...  Nous sommes seuls avec les trois amis qui nous expliquent la vie à Buenos Aires et leurs coutumes...

 

Trois jours à Buenos Aires selon Déborah.

-          Samedi : quartier Recoleta, le cimetière et le marché.

-          Dimanche : quartier la Boca et le Tango suivi de la rue San Thelma, les antiquaires et les spectacles de rue.

-          Lundi : El Centro avec les rues Lavalle et Florida ; Puerto Madero et la Casa Rosada.

Nous ne l'avons pas suivi exactement et c'est bien regrettable.

 

 

 

Un dimanche à Buenos Aires dans le quartier La Boca et la rue San Thelma : un must

 

 Le Tango des rues de la BOCA.

 

 

 

 Les spectacles de la rue San Thelma.

 

 

 

 

 

 

 

                                    Le cimetière de la Recoleta, crée en 1822 est le monument historique le plus remarquable de l'Argentine. C'est une nécropole, de 4800 tombeaux, encore en activité. Là, repose les protagonistes les plus renommés de l'histoire Argentine. A voir absolument !  « Incredible »

 

                           J'aimerais retourner à Buenos Aires en bateau et rester à Puerto Madero le temps de me lasser de cette ville envoutante, comme le tango.

 

Contact: le livre d'or ou huguesetpatriciabourgeois@gmail.com



Publié à 05:47 , le 2 décembre 2008, Argentine
Mots clefs : photos montage sur photoshopbus super camatangocimetière

Les Chutes d'Iguaçu

Publié dans J Brésil

 

Iguaçu Falls

 

 

 Du 2 au 4 juillet

Iguaçu Brésil (Foz do Iguazu)

                  Arrivée en fin d'après midi, Madame Evelyna de la posada Evelyna nous attends, à l'aéroport, de pied ferme pour  nous conduire directement voir le couché de soleil sur les chutes. Elle essaie de nous embrouiller pour nous faire payer 80 Réis de transport et 20 pour l'entrée du parc. C'est inutile, l'entrée du parc est payante, la visite peut se faire seule et Il y a des bus qui vont et viennent  entre Foz do Iguazu et les chutes, c'est super bien organisé. Evidemment c'est très touristique et pour éviter le gros de la troupe il faut y aller tôt le matin et en fin d'après midi.

                  Ne regarder que les nombreux rideaux d'eau, les immenses embruns, les arcs en ciel, les papillons. Fermer les yeux et se laisser envouter par le bruit assourdissant. C'est magique. On oubli vite qu'on n'est pas les seuls devant cette merveille de la nature. Iguaçu veut dire "Grandes Eaux" en langue Guarani.

 

 

 

Antoine n'a peur de rien !

 

Rencontre avec Israël et Déborah. Ils ont une auberge à Buenos Aires. Malheureusement ce n'est pas sur notre route.

 

 

 

 

  Vers la TUMULTUEUSE Buenos Aires.

 

Iguazu Argentine (Puerto do Iguazu)

 

                        Dés le lendemain matin, nous prenons un taxi pour passer la frontière avec une facilité déconcertante. Le bus est presque aussi cher  et vraiment beaucoup plus compliqué. La posada Evelyna était  lugubre et pour remonter le moral de la famille, nous allons à l'hôtel St Georges, une excellente adresse ! A quatre nous avons payé 145 dollars US  la superbe chambre, un buffet pantagruélique pour le diner et le petit déjeuné, piscine, jacuzzi ; à deux pas de la station de bus.  Nous attendons l'après midi  pour faire le «camino supérior » (faire tamponner le ticket d'entré pour avoir un demi tarif le lendemain). Le lendemain matin de bonne heure nous parcourons le « passeo inferior ». C'est la troisième fois en deux jours  que nous sommes médusés et il est difficile de se dire que le spectacle est terminé, il faut partir.

 

                        Notre voyage sur la terre n'est absolument pas organisé. Nous pouvons ainsi décider au jour le jour de notre programme. Le gros inconvénient est la perte de temps sur internet pour réserver Les hôtels et Les transports. Nous voulions rejoindre directement  le désert d'Atacama, mais la liaison n'est pas facile :

- L'avion passe par Buenos Aires et Santiago, c'est hors de prix.

_ En bus il faut choisir entre 40 heures mal  installés ou passer par Buenos Aires et Santiago dans des super bes bus 1er classe à des tarifs défiant toute concurrence.

                        Le destin  nous met dans un bus super cama (possibilité de s'allonger entièrement) vers Buenos Aires. Départ à 15h, arrivée à 7h, le système est génial : au lieu de passer la nuit à l'hôtel nous avançons. Les enfants sont ravis des films et des plateaux repas, c'est  quasiment leur meilleur souvenir !

 

 Contact: le livre d'or ou huguesetpatriciabourgeois@gmail.com


Publié à 07:10 , le 24 novembre 2008, Brésil
Mots clefs : bus super camaarc en cielChutes d'eaupapillons

Rio de Janeiro

Publié dans J Brésil

 

 Du 29 juin au 2 juillet

 

 RIO   DE    JANEIRO

 

               En prenant du recul, les plages de Copacabana et  d'Ipanema prennent toute leur ampleur.

Rio se déploie dans un site magnifique.

 

               Couché de soleil sur la plage d'Ipanema en compagnie de surfer. Diner de poisson frit sur Copacabana. Prendre le ferry à la « praça XV » du « Centro ». Traverser vers l'autre rive, sous l'œil du Christ, pour aller au musé d'art contemporain de Niteroi (MAC Niteroi), construction futuriste de l'architecte Brésilien très connu : Oscar Niemeyer. Admirer cette baie connue du monde entier.

Notre hôtel, le Santa Clara, à dix minutes, de la plage n'est pas terrible et relativement cher (180 Réis la nuit).

 

 
 
 
 

 

                  De l'intérieure la ville est immense, inhumaine, grouillante, bruyante. Des églises sont là, régulièrement présentes pour relayer le travail silencieux du Christ. La Cathédrale do San Sébastien, ultra moderne, laisse une forte impression de puissance ; divine ? A voir.

 

                  Nous déménageons vers le quartier de Santa Theresa, le Montmartre de Rio.  Notre contact s'appelle Denise. Elle anime une résidence d'artiste :

capacete.com.br

Tel : 81778716

La villa principale est ouverte à tous. Durant notre passage il n'y avait que des français dont une ethnologue, une philosophe et un scénariste... C'est un super bon plan !

 

 

Le « Bar do Mineiro » lieu branché, bon et pas cher, du quartier Santa Theresa.

J'aime cette tradition Sud Américaine de recouvrir régulièrement  la ville de fresque murale.

 

 

 

 

 

  L'âme de RIO, surveille. 
 

 

Contact: le livre d'or ou huguesetpatriciabourgeois@gmail.com



Publié à 06:52 , le 20 novembre 2008, Brésil
Mots clefs : Santa theresachristgrande villeplages de surf

Chapada Diamentina

Publié dans J Brésil

 

                        Lençois se prépare activement pour une des fêtes les plus importantes du Nordeste : la St Jean. Au Brésil il y a les festivités de l'avant fête qui dure une semaine, la fête et l'après fête qui dure aussi une semaine. La « festa de Sao Joao » est issue de la campagne. Des buchers brulent, des orchestres jouent, dans la rue, le Forro, au son de l'accordéon, du triangle et du tambour. Danses frétillantes à deux, groupes reproduisant une sorte de menuet revisité, l'ambiance est populaire. Des enfants courent et s'amusent à faire claquer des pétards. Après minuit, nous sommes restés médusés devant un groupe qui laissant tomber le Forro s'est mis à jouer une musique endiablée, Afro Brésilienne : un grand, grand moment !!

 

 CHAPADA DIAMENTINA

 

Du 20 au 24 juin

 

                               Une gigantesque réserve naturelle au centre de l'état de Bahia, à Quatre heures de route de Salvador.  C'est le repère des randonneurs et amoureux de la nature. Les distances sont assez longues entre chaque zone intéressante et il vaut mieux avoir une voiture. Nous étions basés à Lençois, le village principal, chargé de l'histoire des chercheurs du XIXème. Chaque jour, après le délicieux buffet du petit déjeuner, nous partons pour une  nouvelle expédition.    

 

 

 

Les couleurs des maisons de Lençois sont toutes différentes.

 

 

Cachoeira da Fumaça

 

                        La cascade de fumée, haute de 420 mètres. L'eau n'est pas assez forte pour lutter contre le vent qui arrive du dessous, elle se désagrège en fine pluie avant de toucher le sol. Une superbe marche  de deux heures avant d'arriver sur cet énorme rocher qui surplombe la cascade. Le but est de s'avancer en rampant pour mettre la tête au dessus du vide et ainsi admirer le phénomène. Le départ de cette randonnée se fait à partir de la « Valé do Capao » un village de hippies qui vaut vraiment le coup d'œil.

 

 

A Chapada l'eau des rivières est rouge !

 

« Cachoeira Ribeirao do Meio »

Un gigantesque toboggan naturel se jetant dans un bassin d'eau rouge.

 

 

                       Patricia et Yellow, un couple de Brésilien, sachant parler l'anglais. Rencontrés à Itaparica, nous les avons beaucoup fréquentés durant notre séjour à Salvador. Ils ont organisé notre viré  sur Chapada. On a profité de tous les meilleurs plans de la région et rencontré d'autres Brésiliens expansifs et définitivement bon vivants.

 

 

 


 

 

 

 

 

Pozo Azul

Une grotte avec une eau cristalline inexistante de transparence.

 

 

  Contact: le livre d'or ou huguesetpatriciabourgeois@gmail.com


Publié à 06:08 , le 28 octobre 2008, Brésil
Mots clefs : eau bleueeaux rougescascade de fuméehippiesChercheurs de diamants

Bahia do todos os Santos

Publié dans J Brésil

 

Itaparica et la remontée du Paraguaçu.

 

  La Baie De Tous Les Saints,

la plus grande baie de tout le Brésil.

 

Du 31 mai au 14 juin.

ITAPARICA 

                              Elle a connue ses heures de gloire ou les riches bahianais venaient se relaxer dans de belles demeures. La  jet set a désormais quitté les lieux et c'est devenu le rendez vous des étrangers et autres vacanciers. Nous sommes hors saison, les rues et les plages sont vides, c'est un peu trop calme... Hugues doit partir 10 jours en France se faire opérer du genou. Les cliniques privées de Savador sont hors de prix et nous économisons plus de 1000 Euros, billet compris. Nous devions être couverts, par la CAFAT, toute l'année suivant notre départ ; après vérification ce n'était que six mois. Nous  souscrivons à une assurance médicale négociée par le site « Sail the World ».

La marina est agréable, en face d'une source d'eau minérale, transformée en fontaine, datant de 1842 et non loin du Forte de Sao Lourenço (1711).

 

 

 

                         C'est le désert ; attirés par le son d'une musique enjouée, nous parcourons des ruelles de vielles maisons portugaises jusqu'à la place de l'église où nous assistons à une petite fête populaire :

 

le Brésil tel qu'on l'imagine. Ils sont accueillants, souriants, chaleureux, sans complexes ils se laissent  prendre en photo.

Un Dimanche à Itaparica
 
 
 
 

                         Il y a beaucoup de Français au Brésil et les prises de contact se font  facilement. Christian à la retraite, installé depuis un an avec sa femme Brésilienne, cuisinier, nous propose très gentiment de nous promener autour de l'île. Le village de Baiacou à marée basse, en fin d'après midi est un vrai bonheur photographique. Il y a tous les ingrédients propres au Brésil : les petites maisons colorées face aux barques de pêcheur qui retapent leurs filets séchant au soleil. Des chevaux broutent et regardent passer les promeneurs de cages à oiseaux. C'est une pratique très répandue, les Brésiliens aiment leurs volatils et se  déplacent avec la cage, comme si c'était un copain. Un terrain de foot est mis en place à chaque marée basse, les jeunes jouent en criant de plaisir. Les mamies vendent des sardines grillées devant l'église blanche

et bleu...

 

Au centre de l'île, dévorée par un banian gigantesque: la igreja Baiacu. 

 

L'église et le temps.

Les années passent, les religions, les cultures, les couleurs, s'entrelacent.Le brésil nait dans toute sa diversité.

 

 

 

 

La remontée du fleuve Paraguaçu.

 

Du 14 au 16 mai.

 

                     Après 15 jours extrêmement paisibles et ressourçant je redémarre avec grand plaisir en recevant le même jour, Hugues et son genou tout neuf, Jean-Thierry mon frère et un copain Thierry venus de Nouméa. Au programme : la remontée du Paraguaçu, un fleuve se jetant dans la baie de tous les saints. Une plongée paisible au cœur de la Forêt et de l'histoire, de vielles églises imposantes, gardiennes du passé, suivent notre progression. Elles sont majestueuses, au bord de l'eau, perdues au milieu de la végétation. J'imagine les efforts qui ont du être mis en œuvre pour construire, au XVII, de tels monstres. LO glisse doucement le long des rives luxuriantes de végétation, tout est calme, on entend les oiseaux.

 

 

 

 

Les acteurs

Jean-Thierry, Thierry et Hugues.

 

Antoine

 

Francine et Guillaume, skippers du Catamoana. Heureusement qu'ils étaient à Itaparica pendant l'abscence de Hugues. Nous nous sommes donné rendez-vous en Polynésie avec leur bateau.

www.le-Mahi-Mahi.com

 

Les skippers de LO, suivi du Catamoana.

 

 

 

 

Première étape,

Maragogipe.

 

 Connu pour son marché traditionnel du samedi matin. Malheureusement nous arrivons trop tard pour en profiter.

 

 

 

 

 

Sur le chemin,

San Francisco do Paraguaçu

 

 

 

 

Deuxième étape,

Santiago do Iguapé

 

          Un autre village derrière une église. Nous avons rendez-vous avec Kevin, un français qui tient une pousada sur la place. Sa moqueca de crabe (plat en sauce à base de lait de coco) est un vrai régal. Le long des rues, à intervalle régulier, les habitants installent de petits bûchers, ils préparent activement la fête de la Saint Jean.

 

 

 

 

 

            Le bus passe à Santiago tous les matins à six heure. Il faut une heure et demie pour atteindre La Cachoeira et Sao Félix, deux villages séparés par un pont au dessus du Paraguaçu. Le bus et les routes sont dans un état épouvantable, dehors c'est le brouillard de la jungle humide. Les locaux vont et viennent chargés de marchandises.

 

 

 

 

 

 

Cachoeira

            Ils sont producteur de tabac. Au XVIII il était considéré comme le meilleur au monde. Dans les annés 1820 la rébellion contre les portugais pris naissance sur la place principale. Cachoeira fut la première à reconnaître Pedro 1er comme souverain indépendant du Brésil.

 

 

 

 

 

LES BRESILIENS AIMENT LEURS OISEAUX. 

Petite promenade, à l'abri du stress de la lumière. 

 

 

Petite conversation entre amis.

 

 Petit bol d'air à la porte de mon coiffeur préféré.

 

 

 

 

 

 

 

 Sao Félix

Face au train de marchandises, long de plusieurs kilomètres, traversant la ville comme un escargot sur des rails incrustrés dans les pavés: une autre époque.

 

 

 

 

 

 

 JT et Antoine.
 
 
 On prépare la fête de la Saint Jean en achetant des pétards, c'est la coutume locale. Les enfants se régalent d'avance!
 
 

 

Contact: le livre d'or ou huguesetpatriciabourgeois@gmail.com


Publié à 01:11 , le 23 octobre 2008, Brésil
Mots clefs : marée bassevillage de pêcheurbanianFleuve

Brésil, premier contact, Salvador de Bahia

Publié dans J Brésil

 

 

Du 19 au 24 mai

CAMAMU BAY, BARRA GRANDE, ITACARE,

PREMIER CONTACT AVEC LE BRESIL.

                               Au petit matin du 19 mai nous jetons l'ancre devant une plage de sable blanc. Le village est tranquille, c'est la hors saison. Nous bouclons à toute hâte les derniers devoirs du CNED à poster rapidement pour ne pas aggraver notre retard. Une promenade sur le sable des ruelles de Barra Grande pour rencontrer trois Français, installés depuis une dizaine d'années. Les discussions tournent autour de la politique de Lula et le développement économique du pays. Un énorme port commercial doit se construire dans le coin, bonne ou mauvaise nouvelle ? Le Brésil regorge de richesse mais l'organisation des exportations est plus que défectueuse, il y a parfois plus de six mois de retard sur les carnets de commande. Nos français sont contents, le prix des terrains et de l'immobilier augmentent ; leur investissement est fructueux. Le Brésil progresse, il a les capacités de rentrer dans la cour des grands pays industriels. Nous le remarquerons très vite, à nos dépends, car les coûts sont deux à trois fois plus élevés qu'en Afrique.

 

                               Mathieu nous embarque sur Itacare ou nous passerons trois jours. C'est le coup de foudre pour ce vieux village portugais, encore authentique mais en voie d'invasion touristique : la route à été goudronner il y a dix ans et depuis le village prend de l'ampleur. En attendant nous flânons le long des rues pavées, bordées de vieux bâtiments colorés, de petits restaurants branchés et chers mais aussi des restos au kilo bon marché. Notre pousada est ravissante, tenue par une Française adorable qui nous ramènera avec sa voiture sur Barra Grande.

Le resto au kilo est un buffet avec obligatoirement de la feijoada (mélange de haricots rouge et de viande), de la farine de tapioca et du riz ; l'assiette est pesée et on paye entre 10 et 20 Réis le kilo (500 et 1000FCFP)

 La Pousada est une sorte d'auberge ou on paye la chambre et le petit déjeuné, il n'y a aucun autre service.

                               Itacare c'est aussi un village de surfer et l'aménagement des plages me fait penser à Bali. Au deuxième jour, Hugues et Antoine quittent fièrement la pousada, pour une leçon de surf ! Je charge tranquillement mon blog et Camille joue avec les enfants de la patronne. Quand, nous les voyons revenir, Hugues peut à peine marcher et Antoine n'est pas content : «  c'était pourri », son mot favori depuis l'âge de 13 ans. 24h sur 24 avec un ado et un « vieux », c'est difficile!

Nous devrons aller sur Salvador plus rapidement que prévue car le genou de Hugues ne s'améliore pas, il va devoir subir une ménisectomie.  

 

      SALVADOR DE BAHIA

 

Salvador de Bahia du 24 au 31 mai.

SALVADOR DE BAHIA ET LE PELHOURINO.

 

                               Nous arrivons de nuit au son d'une musique rythmée venant du Mercado Modelo. Le temps de se préparer pour aller diner et les rues se vident, la musique s'arrête, nous sommes entourés de quelques ombres errantes. Un sentiment d'insécurité s'installe. Nous décidons de revenir derrière les grilles de la marina pour se retrouver dans une navette qui mène au Forte Sao Marcelo, dominant la baie de tous les saints, datant du XVIIème siècle ; un endroit très chic. A Salvador, La richesse côtoie la pauvreté sans complexes. La marina « Centro Nautico da Bahia ou CENAB » est située au pied de l'elevador qui mène au Pelourinho dans la ville haute. Le Pelourinho est classé patrimoine mondiale de l'humanité depuis 1985, il a été largement restauré grâce aux fonds de l'Unesco. C'est un beau quartier à l'âme passionnante, mêlant touristes (peu nombreux à cette époque) habitants, policiers (a chaque coin de rue), arnaqueurs, favelados, commerçants, prostituées, riches, pauvres... et de magnifiques églises à l'architecture baroque. On dit de Salvador, qu'il y a assez d'église pour en visiter une tous les jours de l'année.

 

            Sao Salvador da Bahia de Todos os Santos fut fondée par les Portugais en 1549 et demeura la capitale Brésilienne pendant deux siècles. A partir de 1600 le Brésil reçoit 1500 esclaves Africains par an, la majorité se retrouve enchainée aux piloris du marché aux esclaves situé au centre du Pelourinho, là où ils étaient châtiés en public. Les Portugais désiraient peupler le pays à tout prix. L'église se montra donc indulgente envers les relations entres colons, esclaves et indiens. Une importante population métisse vit le jour qui n'avait d'autres moyens pour vivre que de se prostituer. Le brésil devint célèbre pour sa permissivité sexuelle. Salvador de Bahia fut baptisée, baie de tous les saints et de tous les diables. Les prostituées courent encore les rues mais se montrent la nuit et abordent les hommes célibataires. Le fait de voyager en famille nous protège de beaucoup d'entourloupes car les brésiliens respectent les femmes et les enfants. Il parait que durant le carnaval il n'y a que les femmes qui ont de l'argent dans leur soutien gorge... Il faut quand même suivre les règles de base et ne pas être trop naïf...

 

 

      Au pied de l'elevador il y une station de bus, il suffit de lire les directions en bas à droite du pare brise, grimper et payer 2 Reis par personne.

Nous allons au marché de

 Sao Joaquim, une expérience à ne pas manquer !

 

 

C'est une petite ville aux ruelles moyenâgeuses, sales, grouillantes. Des hommes poussent des brouettes de chèvres vivantes entassées et saucissonnées. L'odeur des étalages de viande  ont de quoi transformer un carnivore en végétarien. J'ai traversée le secteur les yeux derrières mon objectif, en respirant par la bouche.

 

 

 

 

 

 

 

Contact: le livre d'or ou huguesetpatriciabourgeois@gmail.com



Publié à 10:59 , le 19 octobre 2008, Brésil
Mots clefs : patrimoine mondialarchitecture baroqueEsclaveséglises

Traversée de l'atlantique, entre Sainte-Hélène et le Brésil

 

 

Du Samedi 3 mai au lundi matin 19 mai

 

LA TRAVERSEE DE L'OCEAN ATLANTIQUE, DE SAINTE-HELENE AU BRESIL

 

                               A deux jours du grand départ, le désalinisateur, cette machine merveilleuse qui transforme l'eau de mer en eau douce, ne marche plus. Sur LO le désal était devenue une évidence, on ne l'appréciait plus à sa juste valeur et il nous quitte. Nous devons l'accepter, car à Sainte Hélène il n'y a rien pour le réparer. Notre réservoir est de trois cent litres pour au minimum dix jours de traversée, à quatre ! Heureusement nous sommes équipés d'une douche avec un cran de fine pulvérisation et un excellent récupérateur d'eau de pluie mais il ne pleut jamais en cette saison !

 

Une traversée est une histoire de rythme.

                               Le rythme de la vie à bord est identique jour après jour. Le temps, suspendu,  passe très vite et l'ennui n'existe pas. Psychologiquement nous sommes prêt a une longue croisière, notre cerveau n'est pas programmé pour l'impatience, mais pour un mouvement lent et néanmoins efficace. Il y a peu de vent et jamais de tempêtes au dessus de l'anticyclone de St Hélène. Sans vent la mollesse nous guette, il faut la combattre mais prendre le temps. Notre corps se cale au rythme régulier du jour et de la nuit. Le soleil se couche, je ne rate jamais ce spectacle, nous rangeons le bateau pour attaquer une bonne nuit. La lune se lève, jamais à la même heure, jamais la même. Régulièrement elle disparait pour laisser le ciel s'exprimer à volonté, alors nous sautons sur le trampoline et allongés nous comptons les nombreuses étoiles filantes. Je n'ai jamais vu autant d'étoiles filantes et de galaxies aussi lumineuses. Les premières lueurs de l'aube arrivent, l'espace s'agrandit avec le sentiment d'un certain soulagement, l'horizon reprend sa forme ronde. Préparation du petit déjeuné, travail scolaire, déjeuné, sieste à tour de rôle, lire, écrire, penser, surveiller la mer couleur bleue primaire limpide, être envouté par elle...

 

Le 9 Mai 2008 nous sommes aux antipodes de  la Nouvelle Calédonie à la position : S 15° 53  W 15° 56. Après 10 mois de traversées Lô a fait un demi-tour du monde.

 

                               A quatre cent mille des côtes nous rencontrons, notre premier bateau de pêche, du vent de face pendant 36 heures puis 25 nœuds bien établis. La mer n'est plus aussi bleue ; soudain Hugues pousse un cri, il a vu un dauphin géant ! Nous nous précipitons dehors à la recherche de ce monstre des mers hypothétique. Après un long moment nous distinguons au loin un énorme dos se rapprochant du bateau. Il possède une nageoire dorsale et nage comme un dauphin, il plonge sous le bateau et longe la coque en nous montrant son ventre blanc de 12 mètres. Ce joyeux luron est rejoint par deux camarades. Nous sommes quelque peu inquiets bien que médusés par ce spectacle. Brusquement l'un d'eux fonce loin devant et se jette en l'air dans un magnifique saut ou nous pouvons l'admirer entièrement. Ce n'est manifestement pas un dauphin, surement une étrange  baleine avec un long nez et une nageoire dorsale. A trois reprises nous pourrons les voir surgir hors de l'eau. Je ne suis pas descendu prendre mon appareil photo ni une caméra car il y avait du vent et de la mer et je ne voulais pas manquer une miette de ce show. Après une enquète nous découvrons leurs identités : c'était des Rorquals à bec.

 

Contact: le livre d'or ou huguesetpatriciabourgeois@gmail.com



Publié à 02:58 , le 17 octobre 2008, Océan Atlantique
Mots clefs : rythmerorquals à bectraversée de l'atlantique

St Helène, l'île forteresse au milieu de l'Atlantique

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


 

Du 23 Avril au 3 mai

St Helene, l'île forteresse,

 

inchangée.

 

                            Le paysage reste immuable, c'est toujours le même débarcadère sur lequel on doit sauter au risque de se casser un membre ! Les éboulements de la falaise étant devenus trop dangereux, une compagnie Française pose un gigantesque filet sur la roche, avec un hélicoptère et des « alpinistes » agrippés à la pierre, un travail de titan ! Une navette vient nous chercher sur le bateau à 7H, midi, retour à 17h. C'est contraignant et donc pénible. Les légumes sont rares et de mauvaise qualité, heureusement les épouses des travailleurs Français nous permettent d'acheter « au noir » des œufs frais et quelques précieuses salades.

 

                            L'intérieure de l'île est plus verdoyante mais un sentiment de tristesse flotte, les gens sont lents, souvent assis à regarder passer les autres gens avec la plupart du temps une bière à la main.

 

                            Napoléon est mort d'ennui dans sa maison de Longwood. Une  belle prison, entourée par un grand jardin paysagé. Sur Longwood le climat est humide et froid. Les pièces sont hautes de plafond et mal chauffées. Napoléon passe du salon où il regarde inlassablement ses cartes d'Europe étalées sur la table de billard à sa salle de bain où il prend un long bain chaque jour. La visite est émouvante, on croirait voir ce grand conquérant tourner en rond, pendant six ans, de 1815 à 1821.

 

                        Il n'y a pas d'aéroport. Un bateau, le RMS, tous les 15 jours, qui transporte des marchandises et quelques passagers courageux ! Parfois il peut rester un mois sans venir !

 

                            Nous devons envoyer les devoirs du CNED et par bonheur le RMS ne va pas tarder, il faut poster la lettre 24h avant son arrivée sinon elle ne part pas ! Elle mettra UN MOIS avant d'atteindre la France...

 

                            Le RMS arrive, St Hélène se réveille, on dirait que le soleil est plus brillant, les gens plus souriant... Les travaux cessent et nous pouvons enfin débarquer quand bon nous semble.

 

                            Un groupe d'une quinzaine de Français, reliés plus ou moins à Napoléon, sont accueillis par Michel Martineau, le consul honoraire de France. Ils sont là pour fêter le 150ème anniversaire du don fait par l'Angleterre à la France de quinze hectares de terre : Longwood et le Val Napoléon.

 

                            Dés notre arrivée, nous avions pu déjeuner avec Michel Martineau, un jeune, sympathique mais très occupé à organiser le séjour de ces illustres personnages sortis d'un autre monde. Le plus difficile, pour lui, était de composer des menus dignes de leur rang et ceci pendant 10 jours. Pour cette  grande occaion le RMS ne repartait que pour faire un aller et retour entre l'île de l'Ascension et St Hélène. 

 

Contact: le livre d'or ou huguesetpatriciabourgeois@gmail.com



Publié à 06:41 , le 16 septembre 2008, Sainte-Hélène
Mots clefs : don de 15 hectares à la France150ème anniversaireMichel Martineauennuiîle forteresseNapoléon

De la Namibie vers St Hélène

 

 

Traversée Namibie, St Hélène

du 16 au 23 Avril

 

 

C'est la première partie de la traversée de l'Atlantique, 1200 miles à parcourir,
soit environ 2000 km.

 

Le temps est magnifique, des pélicans suivent notre bateaux, les dunes au loin sont nettement visible. Malheureusement le brouillard se lève très vite et nous suit pendant 24 heure, il fait froid. Il y a 18-20 nœuds de vent trois quart arrière. Toutes voiles dehors Lô file à 9-10 nœuds, le rythme est soutenu, limite stressant. A l'intérieure du bateau c'est une vrai caisse de résonnance et les nuits sont difficiles. Au bout de trois jours, nous ralentissons et prenons deux ris dans la grande voile. Le cinquième jour, Le vent se calme, nous sortons notre beau spi acheté à Cape Town, c'est le bonheur, il fait enfin chaud ; mer d'huile les dernières 24 heures. L'île grandit peu à peu, s'éclaire au couché du soleil et devient menaçante la nuit quand nous la contournons pour trouver le seul mouillage. L'opération est délicate, la baie est petite, les bateaux sont nombreux, les places à 12 mètres de profondeur sont prises. Le profondimètre ne descend pas au dessous de 15 mètres, la houle est forte, nous entendons le ressac et les vagues s'écraser contre, on ne sait pas trop. J'ai horreur d'arriver la nuit !


Contact: le livre d'or ou huguesetpatriciabourgeois@gmail.com



Publié à 03:18 , le 12 septembre 2008, Océan Atlantique
Mots clefs : photos collagespiïle au milieu de l'Océantraversée

Walvis bay, port Industriel, Namibie

Publié dans G Namibie

 

Le long des quais.