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Du 19 au 22 Avril
De l'Afrique du sud à la Namibie
NAVIGATION
MAGIQUE
Nous avons vue sur la
montagne de la table pratiquement jusque Dassen Island que nous atteignons sous
un magnifique couché de soleil. Tout le
long du voyage des baleines à bosse nous accompagnent ; la mer est très
calme et nous pouvons les admirer longtemps, avec parfois une petite
appréhension quand ce superbe monstre des mers s'approche trop prés. Nous
sommes également suivis par des escadrons d'oiseaux volant au ras de l'eau, les
uns derrière les autres.
Dassen Island est une
réserve, habitée par des scientifiques qui étudient une colonie de pingouins,
les oiseaux, les baleines....Elles restent pratiquement toutes l'année car c'est une des régions
au monde les plus riche en plancton. Nous observons ce
petit monde de notre annexe sans pouvoir descendre à terre. Le coin est aussi
réputé comme étant le lieu où les pêcheurs de langoustes s'abritent pour la
nuit. Malheureusement nous nous réveillons pour les voir partir. En milieu de
matinée nous croisons des pêcheurs amateurs. Après une longue discussion et
avant de nous quitter, nous recevons en
cadeau, quatre langoustes. Ils sont vraiment sympathiques ces Sudafs !!!!
Deux nuits de
navigation féeriques avant d'atteindre Lüderitz. Il n'y a
pas de vent, pas de lune, la mer est comme de l'encre noire, et le bateau
glisse sur des millions de planctons phosphorescents, dérangeant de temps à
autres, bancs de poissons et dauphins qui s'illuminant à leur tour créent des
tourbillons magiques...
Contact: le livre d'or ou huguesetpatriciabourgeois@gmail.com
Publié à 11:52 , le 14 août 2008, Afrique du sud Mots clefs : baleines, planctons
Du 27 janvier au 18 mars 2008
CAPE TOWN
Grande ville, grande vie citadine : rencontres, tissage de relations amicales, invitations, diners, sorties, visites, achats, centres commerciaux, quartiers industriels, préparation du bateau pour la traversée de l'Atlantique, montage d'une exposition de photos à l'alliance Française, rendez-vous, devis, discussions, les enfants, le CNED, le bateau, nettoyage en profondeur, trie, avitaillement, visite de toutes les galeries d'art, musés, tirages des photos, scénographie de mon expo, essaies vidéos, invitations aux vernissage, achat de vin, petits fours et cacahuètes, mise en place d'un contrat avec Focus Contemporary, déplacement des photos, visites, achat d'un spi, révision des moteurs, du pilote automatique et du système hydraulique, visite du pays...
OUF ! Nous partons avec beaucoup de regrets et de soulagement !
Je reprends dans l'ordre sans être longue.
Joël et Dominique Marc (radiologue et pharmacienne) sont partis de Nouméa il y a dix ans pour naviguer autour du monde avec une préférence pour les zones agitées du sud ; ils sont restés deux ans en Patagonie. Une escale au Cap leur suffit pour vouloir y installer un bout de leur vie. Ils investissent dans un domaine viticole et des amitiés au sein du clan français. Grâce à leur gentillesse nous sommes introduits dans un groupe de personnes vraiment accueillantes, chaleureuses et serviables. Nous avons aussi l'occasion de rencontrer des afrikaners qui sont aussi exceptionnellement serviables.
Robert et Sophie Kuhn : Quatre enfants, venant de Paris, depuis six ans au Cap. Nous sommes invités à diner chez eux puis à passer le weekend end à Langebaan près du « West Coast National Park », une lagune avec des milliers d'oiseaux. C'est aussi le rendez-vous des kite surfers, véliplanchistes et autres sports nautiques; les enfants seront invités à y passer deux autres WE. Une semaine avant de les rencontrer, des cambrioleurs ont tout raflé chez eux, pendant qu'ils dormaient. Ils restent extrêmement choqués. Les voleurs se sont introduits dans les chambres des enfants sans les réveiller, le scénario aurait pu être complétement différent..... Ces gens là, n'hésitent pas à tuer si les choses tournent mal. De plus ils connaissaient cette maison pourtant bien sécurisée. Les Kuhn soupçonnent le jardinier ou des ouvriers venus faire des travaux. La police est incompétente ou plutôt débordée par des histoires plus graves. Même à Cape Town l'insécurité existe, beaucoup moins visible et présente qu'à Durban ou Johannesburg.
Je me suis souvent promenée seule, sans le moindre souci, mais dés 17h30, les magasins ferment, la ville se vide pour faire place à une faune pas très engageante... Nous avons quelques recommandations d'usages comme fermer les portières de la voiture, fermer les vitres et mettre le sac dans le coffre arrière. Si quelqu'un te réclame ton portable, ou autre, n'opposer aucune résistance et donner tout de suite. Une pratique très courante est le « hijacking » ou vol de voiture avec le propriétaire dedans, au feu rouge. C'est pour cette raison que l'on croise au Cap un certain nombre de voitures décorées et donc difficile à camoufler rapidement pour la revente. Ils sont plusieurs à vouloir quitter le Cap, la situation semblerait se dégrader peu à peu. La ville est en pleine effervescence pour l'organisation de la coupe mondiale de football et certains pensent qu'après ce grand évènement national, les Sud Africains reviendront à leurs problèmes quotidiens, notamment l'élection du nouveau président qui promet des lendemains difficiles.
En attendant nous profitons de ce magnifique pays :
-La montagne de la table,
-la route des vins notamment Franshoeck ancien repère des huguenots chassés de France,
-La balade qui va du Cap à Muizenberg, pour la plage de surf. Simonstown, pour le charmant village et la colonie de pingouin. Cape Point, pour le phare et la vue du « Cape of Good Hope ». Retour par la route qui longe la mer : Magnifique !
-le jardin botanique Kirstenbosch : immense ; riche en plante ; exposition d'art ; concerts en pleine air le dimanche soir. Nous avons eu la chance de voir Joe Cocker, moins bon qu'Elton John à Durban.
Un conseil : ne pas faire de parc animalier dans la région, c'est l'arnaque.
Les otaries ne sont pas commodes
vue sur le cap of good hope
sur la Table Montain
le fameux
Les Caldoches de Nureyev et Lo
Surf, plage de Muizenberg, eau glaciale! et attention requin blanc!
Sand boarding dans les environs du Cape
Le Président, La Jeanne d'Arc et mon expo !
Le vernissage de mon expo à lieu le 26 Février. Je me démène avec mon attaché de presse (Hugues Bourgeois!) pour faire imprimer les photos au meilleur rapport qualité prix et pour inviter le maximum de personne. Grâce à Joël Marc, j'ai pu rencontrer Thierry Leclerc sur Lô pour lui montrer mes photos. Dans la foulée, il m'obtient un rendez vous avec le directeur de l'alliance Française... J'ai même le droit à une salle fraîchement repeinte avec installation de cimaise...
Nous apprenons que Sarkozy arrive justement le 26. Quelle coïncidence extraordinaire ! Mon attaché de presse ne veut pas louper cette occasion, il en va de son honneur ! En partant de la théorie que nous sommes à cinq personnes de n'importe quel habitant du monde, Hugues va essayer de faire parvenir une invitation au président. Après une dizaine de coup de téléphone et une dizaine de mails il a enfin réussi. Nous sommes à une personne du Président mais on ne l'a jamais vu !!
Peu de temps après, la Marine Française débarque avec le bateau école « Jeanne d'Arc ». Hugues envoie un mail au commandant racontant qu'il est le frère d'Yves Bourgeois, réalisateur d'un film sur le Charles de Gaule. Nous sommes invités au cocktail, au milieu du gratin Capetownien. Au moment de partir, Hugues tient à remercier personnellement le commandant, il s'adresse à une « marine » en uniforme blanc, placée dans une rangée d'honneur encadrant une porte. Elle est ravie de le voir et nous attendait; nous somme invité à diner dans les salons privés et nous pouvons venir avec nos amis les Khuns : champagne rosé, bons vins, assiette de petits plats salés puis sucrés distribuée a chacun ; la grande classe ! On discute longuement avec le capitaine, Hugues est aux anges, dans une autre vie je le verrais bien : attaché de presse, ministre de la communication, relations publiques, ou acteur.....
La chance est de notre côté. Je visite toutes les galeries du Cape et une seule retient particulièrement mon intention. Je me prends à rêver : être exposée dans cette belle galerie spécialisée dans la photo, une vraie ! Avec à l'esprit, « qui ne tente rien n'a rien », je me jette à l'eau et dans un anglais un peu hésitant j'explique mon histoire et montre mes photos et tableaux. L'employé me répond que son patron revient du Mexique le lendemain, il me rappellera ! Je rentre au bateau persuadée qu'il n'y aura pas de suite. Le lendemain vers 10h du matin nous recevons un coup de fil de « Focus Contemporary », le patron est intéressé, il veut me rencontrer ! Une série de rendez vous après et 14 de mes photos atterrissent dans la salle principale de la galerie...
Vernissage, Alliance Française du Cape
Après l'Alliance Française, 14 de mes photos ont été prises par une très belle galerie du Cape
WWW.focuscontemporary.co.za
TOWNSHIPS du cape flat
Amoncellement de baraques (ou shacks)
faites de matériaux de récupération, au bord de l'autoroute qui mène à
l'aéroport, habitées par environ deux millions de noirs. Le démantèlement du
système de l'apartheid à partir de 1990 n'a pas fondamentalement modifié la
répartition de la population. Les noirs vivent majoritairement dans les anciens
bantoustans et dans les townships. Quartier à haut risque pour toute personne
étrangère. Des émeutes sanglantes ont éclatées dans ceux de Johannesburg suite
à une invasion par des réfugiés du Zimbabwe fuyant la politique de Mugabe...
Il existe une visite guidée ! J'ai
eu envie de la faire pour voir ça de plus prêt. Je me suis ravisée car j'allais
encore assister à une mascarade montée pour les touristes...
ROBBEN ISLAND
Elle fait partie des îles
prisons mais son histoire est encore fraîche. Son héros est en vie, véritable
symbole de paix et de liberté. A plus de 80 ans, il continu son combat
humanitaire.
Nelson Mandela y
séjournera 18 ans jusqu'en 1982, avant d'être incarcéré 8 autres années au Cap.
Le dernier prisonnier
politique fut libéré en 1991 avec l'abolition de l'apartheid.
En 1993, Mandela
reçoit le prix Nobel de la paix, partagé avec Frederik De Klerk.
Mai 1994, Mandela
devient le premier président noir d'Afrique du Sud et met en place la
commission vérité et réconciliation (voir absolument l'excellent film « In
my country » avec Juliette Binoche et Samuel L.Jackson).
En 1996 Robben Island
est déclaré musée national et en 1999, «world heritage site».
Ancien prisonnier expliquant les conditions de sa détention!
Adieu! Montagne et son "tablier" si caractéristique. C'est vraiment une superbe ville!
Contact: le livre d'or ou huguesetpatriciabourgeois@gmail.com
Publié à 03:35 , le 28 juin 2008, Afrique du sud Mots clefs :
26 Janvier 2008
LE PASSAGE DU CAP DE BONNE ESPERANCE
Midi, la mer est calme, le ciel
nuageux, nous sommes au large du Cap des Aiguilles, la pointe la plus sud du continent Africain (35°S
20°E) et la
limite officielle entre l'Océan Indien et l'Océan Atlantique, cette ligne
imaginaire tant attendue. Après deux
jours et demi de navigation nous sommes fatigués par les quarts obligatoires le
long des côtes. Le passage du Cape de bonne espérance est prévu à minuit et
tout s'annonce bien.
Il fait nuit, le vent forci et nous naviguons prés
des côtes. Pour descendre l'Afrique il faut se situer entre 150 et 200 mètres
de profondeur donc à 8 ou 10 miles des côtes, là ou le courant chaud des
aiguilles parcours 90 à 230 km par jour. Pour franchir le Cap il est nécessaire
de se rapprocher d'avantage des falaises abruptes pour éviter les grosses
vagues dues à la rencontre des deux courants : celui venant de l'Océan indien
et celui venant de L'Antarctique. C'est la plus petite langue de terre au monde, séparant deux
phénomènes aussi opposés.
Je rentre dans la cabine faire le point avec
Hugues, en ressortant, dix minutes après, je ne voie plus rien, à peine l'avant
du bateau, nous comprenons assez vite qu'une épaisse couche de brouillard nous
entoure. Le vent forcit encore jusqu'à 35 nœuds, le radar est allumé pour
surveiller la côte et les cargos quand tout d'un coup le pilote décroche, nous
venons d'empanner, panique à bord pour remettre Lô dans le droit chemin et le
pilote en état de marche, la mer est formée mais c'est tout à fait gérable.
Soulagés de cette manœuvre achevée, nous soufflons quelques minutes au chaud,
dehors le vent est glacial. Un coup d'œil sur le radar et l'angoisse nous ressaisie à la gorge ; un énorme cargo est à
deux miles derrière, invisible à l'œil nu. On observe une tâche verte sur un
écran noir qui se rapproche dangereusement, toujours rien en vue, c'est le
vaisseau fantôme ! Hugues décide de l'appeler à la VHS, une fois, deux
fois, trois fois, enfin il répond : oui il nous voit, il va nous éviter.
Nous le surveillons, au bout de cinq longues minutes il dévie sa route et nous
contourne à bâbord. A 0,6 mile (soit 1km environ) nous ne le voyons toujours
pas, le brouillard est trop épais...
Le soleil se lève sur la montagne de la table. Les
quarante nœuds de vent nous empêchent de rentrer dans le Royal Cap Yacht Club
ou le vent souffle encore plus fort. Lô est enfin amarré au Cap Grace Marina
face au Waterfront : Petit port de pêche, chantier naval, centre
commercial, aquarium face à une colonie de phoque, vieux gréements et très
beaux bateaux... Nous sommes conquis par ce lieu original très animé. Cette nuit
à été la plus difficile : le Cap de bonne Espérance ne trompe pas. Avec la
sensation d'une mission accomplie nous dormons profondément toute la matinée
pendant que les enfants travaillent le CNED : le bonheur !!!
Au réveil nous retrouvons Joël et Dominique Marc
sur Marianne. Joël s'est inquiété de ne pas
nous voir arriver, il nous a cherché toute la matinée et s'apprêtait à prévenir
les Coast Guard (en passant le cap, Hugues l'a eu à l'iridium pour avoir des
prévisions météo pas géniales). On s'est écroulés avant de le prévenir... Ils
nous accueillent malgré tout à bras ouverts et nous promène en ville en passant
par le Royal Cap Yacht Club pour réserver une place que l'on aura jamais, vu la
largeur de Lô. Le vent est cyclonique dans cette marina, au dessus, la montagne
de la table est couverte d'un nuage caractéristique, très localisé, qui dévale
la pente telle une cascade. Cette montagne est au centre du Cap, on la voit a tous
les coins de rue. Elle engendre un phénomène étonnant de vents catabatiques qui balayent
la ville régulièrement.
Suivant l'emplacement les vents peuvent aller du simple au double. Quand dans
notre Marina il y a 35 nœuds en rafales, dans l'autre, le vent peut atteindre
70 nœuds (c'est ce qui a été enregistré
la nuit après notre arrivée).
Nous
tombons immédiatement sous le charme de cette ville cosmopolite à dominante
Européenne légèrement pimentée à la sauce Africaine.
Arrivant dans le port de Cape Town, frigorifiés et fatigués
Contact: le livre d'or ou huguesetpatriciabourgeois@gmail.com
Publié à 08:08 , le 4 juin 2008, Afrique du sud Mots clefs :
Du 21 au 24 janvier 2007 à Port Elizabeth.
Durban - East London -
Port Elizabeth - Knysna
- Mosselbaai - Le Cap
Sont les escales possibles en cas de
mauvais temps.
Durban,
East London est la navigation la plus longue sans pouvoir s'abriter. Le puissant
courant et un coup de vent venant du sud peuvent lever d'énormes déferlantes.
Nous avons tous entendu parler des vagues scélérates qui peuvent atteindre 30 mètres de
haut ! Je vous cite un passage de Bernard Moitessier « la
longue route », à lire ou à relire :
« Ces
parages peuvent devenir dangereux (plus dangereux souvent que le Horn) à cause
de la mer provoqué par le courant des aiguilles. De nombreux yachts de 8 à 15
mètres s'en souviennent : Atom, roulé au large du Cap, s'est relevé rasé
comme un ponton. Awhanee a rencontré dans les mêmes eaux le temps le plus
terrible de sa carrière. Et il a connu le Horn. Marco Polo, Eve, Adios, Walk
About, Wanda, Marie-Thérèse II, d'autres encore, se sont fait retourner ou très
durement toucher entre Durban et Port Elizabeth, par les déferlantes d'un coup
de vent soufflant contre le courant des Aiguilles qui atteint cinq nœuds par
endroits. D'après les instructions nautiques, le secteur le plus dangereux se
trouve à l'accore sud-est du banc des aiguilles, ou les coups de vent fréquents
lèvent alors une mer énorme, renforcée par la rencontre du courant chaud et
salé venu de l'océan indien avec le courant froid (moins salé) de
l'Antarctique. »
Aujourd'hui
les systèmes météo sont plus perfectionnés, et nous sommes en communication
permanente avec Fred de periperinet. Le jour du départ de Durban, après trois
semaines d'attente, les récits catastrophiques sont présent dans notre mémoire et
sans même sans apercevoir véritablement l'angoisse s'insinue en nous.
La première nuit sera effectivement difficile, des grosses vagues pas très
hautes mais puissantes nous poussent dans des surfs interminables. Nous
atteignons Port Elizabeth, le vent est complétement tombé, la fenêtre durait
trois jours et nous n'avons pas le temps d'aller jusqu'à Mosselbaai (mouillage
plus intéressant). C'est le petit matin, une mer d'huile et des fous du Cap,
par centaines, nous escortent. Ils volent en escadron au ras de l'eau. Au loin
des dunes de sable, de temps en temps, un fou monte très haut (30mètres) et se
laisse tombé comme une fusée dans l'eau (200km/h). Ils ont une sorte d'airbag
au niveau du front pour amortir le choc.
Port
Elizabeth n'est pas une ville intéressante, il y beaucoup de grillages, de
portails et des gardes. La marina n'est pas géniale, Lô est amarré à un quai en
béton, à côté de Nureyev. La houle et le ressac ont raison de trois aussières.
Les pneus qui protègent la coque, laissent de vilaines traces noires et le vent
amène du sable à l'intérieure du bateau. Les gens sont heureusement très
sympathiques et nous rattrapons le coup en allant au « Addo Elephant
Park » voir
de nouveau les paysages Africains, des centaines d'éléphants, des zèbres,
autruches, phacochères, impala....on ne s'en lassera jamais !
Le
prochain port est Mosselbaai et la météo nous bloquera l'entrée. Nous avons
pris du retard dans le programme et c'est mieux comme ça nous fileront vers Cap
Town. A Mosselbaai il y a le musée Bartolomeu Dias avec la reproduction exacte
de son voilier qui est venu du Portugal par la mer. C'est là où il débarqua la
première fois et laissa une lettre dans un énorme tronc d'arbre. Ce tronc servi
de boite aux lettres aux navigateurs d'hier et d'aujourd'hui. Un petit retour à
cette glorieuse époque de découverte du monde avec un extrait du livre
extraordinaire de Stefan Sweig, « Magellan » :
« A travers les siècles, les gens de
mer racontaient tout bas que passé le cap « Non » la navigation était
impossible. Au-delà commençait immédiatement « la mer verte des
ténèbres » malheur au navire qui s'aventurait dans ces parages
mortels ! Sous ces latitudes, l'ardeur du soleil faisait bouillir la
mer ; les bordages et les voiles prenaient feu aussitôt et le chrétien qui
osait pénétrer dans le « pays de Satan », lequel était désolé comme
un paysage lunaire, était métamorphosé sur-le-champ en nègre... Aussi quel
triomphe lorsque Gil Eannes double en 1434 ce cap « Non », soi-disant
infranchissable...Ainsi le point mort est dépassé. Le Portugal n'a plus besoin de
faire d'efforts pour constituer ses équipages... Une nouvelle race d'hommes jeunes
et intrépides éclot soudain, auxquels l'aventure est plus chère que la vie...
Nous seuls, qui avons assisté à la conquête de l'air,... peut-être, sommes
capables de comprendre l'intérêt passionné, l'enthousiasme vibrant avec lequel
l'Europe accueille les brusques succès du Portugal. En 1471, l'Equateur est atteint...
En 1486, Bartholomeu Diaz, touche à la pointe sud de l'Afrique le cap de bonne Espérance,
baptisé d'abord par lui, sans doute à cause des tempêtes qu'il y essuie,
« Cabo Tormentoso ». Mais bien que l'ouragan ait déchiré sa voilure
et brisé ses mats, le hardi conquistador continue sa route. Il est déjà en vue
de la côte occidentale, d'où les pilotes musulmans pourraient facilement le
conduire aux Indes, lorsque son équipage se révolte : c'est assez pour
cette fois. Le cœur ulcéré, Bartholomeu Diaz doit faire demi-tour, renonçant
par la faute d'autrui à la gloire d'être le premier Européen à avoir frayé la
route des Indes, et c'est un autre Portugais Vasco de Gama, qu'à cette occasion
Camoëns glorifie dans des vers immortels. Comme toujours, le pionnier,
l'initiateur infortuné est oublié au profit du réalisateur plus heureux... (Le
Portugal) est devenu du jour au lendemain la première nation maritime du
monde... »

Les voyages de Diaz et Vasco de Gama, le découvreur inconnu et le premier a atteindre les Indes
Ce
que nous faisons est beaucoup moins glorieux mais nous évitons constamment la
révolte de nos deux moussaillons, en particulier « Sire Antoine Ier »
qui s'ennui de ses copains de Nouméa et qui surtout oppose une résistance quasi
quotidienne à travailler le CNED. C'est pourtant un bon élève, sérieux et responsable
mais le CNED est difficile, il a enchainé la 5ème et la 4ème
sans grandes vacances, et traverse une période de sa vie pleine de
contradictions. Nous espérons rencontrer des bateaux avec des jeunes de son
âge, cela lui ferait énormément de bien... La fin de l'année scolaire nous parait
beaucoup trop loin, nous devons nous armer de patience. La patience est une
qualité essentielle dans ce genre d'aventure ou nous sommes en permanence les
uns sur les autres, ou nous devons jouer le rôle de parents, copains, profs,
équipiers, mari, femme... Les enfants n'ont pas le recul nécessaire pour
supporter les mauvais moments, mais ils apprennent tous les jours un peu plus
sur le monde et sur eux. Nous tenons le coup en repensant déjà au chemin
parcouru, aux moments inoubliables que nous avons vécu, ensemble, et aux autres
découvertes que nous allons faire.
Contact: le livre d'or ou huguesetpatriciabourgeois@gmail.com
Community against CRIME: A new social ACHITECTURE
Du 31 décembre au 19 janvier 2008
DURBAN, la ville Africaine du Kwazulu-NataL
Départ de Richard's bay le 30 dans la soirée et c'est bien la dernière fois que nous partons d'un grand port la nuit. Nous avons fait du slalom entre d'énormes cargos pratiquement toute la nuit. Les distances sont faussées, on a du mal à savoir si les monstres avancent ou s'ils sont au mouillage. Nous scrutons aux jumelles les feux de navigation: deux yeux, un vert et un rouge et il se dirige sur nous. Lô doit alors esquiver l'attaque mais il va deux à trois fois moins vite, heureusement, la bête nous observe aussi et ne veut pas notre perte, nous soufflons : un de plus de passé.
Arrivée en début de matinée, crevés, le port control nous demande de faire des ronds dans l'eau car l'entrée est étroite et un énorme cargo s'apprête à sortir. Le paysage est urbain, des rangées de buildings donnant sur d'immenses plages. Durban est connu pour ses vagues de surf, ses filets anti requins blancs et ses crimes...
C'est une étape pour attendre une autre fenêtre météo !
Nous sommes accueillis par Jean pierre, Lonie et Peter sur Aquarius. Peter est skipper, cela fait trois fois qu'il fait cette escale. Il nous donne les principales consignes de sécurité : Durban est une ville ou règne le crime ! 50 à 60 morts par jour (il faudrait que je vérifie ses dires...). IL faut se balader à plusieurs, marcher sur le bas côté de la route et pas sur les trottoirs bondés, le sac à dos porté devant soi et bien attaché, pas d'argent dans les poches, pas d'appareil photos. Pour notre première promenade, en sa compagnie, nous ne sommes pas rassurés, je ne résiste pas à prendre malgré tout mon petit appareil photo que je cache et dégaine l'air de rien...
On s'habitue à tout et nous finissons par circuler relativement librement dans les zones qui sont réputées sures.
On se croirait parfois à New York, entre la foule grouillante, les buildings, les voitures de police par centaine et les sirènes hurlant régulièrement. C'est une ville noire (dans tous les sens du terme). Les seuls blancs que nous voyons sont des clodos qui font la queue, tous les soirs à 17h pour la soupe populaire. Les autres Afrikaners ont déserté le centre et habitent des banlieues huppées, mais on ne les voit nulle part !
IL y a une énorme communauté indienne (800 000) qui détient la plupart des commerces. La communauté noire est majoritairement Zoulou. Durban est fondé par des colons britanniques, en 1835, sous le nom de Port Natal, elle compte trois millions d'habitants.
Vu :
- Ushaka marine world et son aquarium dans le super décor d'une reproduction d'un navire Espagnol du XVème.
- Surfer sur une fausse vague dans un énorme centre commerciale : le gateway mall
- La Durban art galery et le Bat center, haut lieux artistique
- Victoria's market et ses étalage de remèdes et d'animaux séchés en tout genre
- Des immenses plages où les gens se baignent agglutinés derrière les emplacements des quelques filets anti requin
- Centre de recherche et d'étude sur les requins
- Elton John en concert au Absa stadium
- ...

Rue Xuma

Troubadour Xhosa

Face au Royal Natal Yacht Club

Art Zoulou revisité
L'Afrique du sud compte 45 millions d'habitants dont 75% de noirs et 13% de blancs, les autres sont des « coloured » (les métis). Les « amitiés » entre les différents groupes ont encore beaucoup de mal a se faire...
- 20% de Zoulous,
- les Ndebeles du nord, aux maisons très colorées
- Les Xhosas de la région du Cap, qui parlent en claquant de la langue comme les bushmans (revoir « les dieux sont tombés sur la tête »). Nelson Mandela est un Xhosa.
- Les blancs sont des Afrikaners ou Boers descendants des colons Hollandais, ils parlent l'afrikans.
Le revenu moyen d'un foyer blanc est 12 fois supérieur au revenu moyen d'un foyer noir. Le taux de chômage chez les noirs est de 45%. Le fléau du SIDA touche prés de 6 millions de personne, l'espérance de vie qui était de 60 ans en 1994 a chuté à 43 ans. Et le SIDA touche particulièrement la communauté noire ou de nombreuses croyances persistent, comme celle d'avoir des rapports sexuels avec une vierge qui protègerait du SIDA. L'Afrique du Sud détient l'un des taux les plus élevé d'agressions sexuelles contre les mineurs. On ne peut pas résumer le problème avec ce genre de phrase, c'est beaucoup plus compliqué. Après 14 ans sans apartheid, le gouvernement n'a pas résolu tous les problèmes et la déception croit d'année en année au même rythme que la violence.
LES ZOULOUS
L'empire Zoulou ou « peuple du ciel » est fondé par Chaka, le Napoléon noir ! Il organise l'armée en une formidable machine de guerre, dominant la province du Natal et s'attaque aux colons Boers en 1838. Le 16 décembre, 3000 Zoulous périssent dans la bataille de « Blood River ». Loin de se décourager, entre 1839 et 1888, ils combattront les colons britanniques.
Ils sont une dizaine de million et respecte leur roi Goodwill Zwelithini, couronné en 1971. Après la chute de l'apartheid, il prononce un discoure devant 50 000 guerriers de l'A.N.C. de Nelson Mandela et évite une guerre civile entre les Xhosas ennemis héréditaire des Zoulous.
Le Roi GOODWILL ZWELITHINI
Aujourd'hui c'est un Zoulou qui est vice président de L'A.N.C. : Jacob Zuma est un personnage très controversé. Il est soupçonné de corruption et de viols ; il dénie le SIDA en prétendant qu'il suffit de prendre une bonne douche le lendemain d'un rapport douteux... Sa position politique et sa place dans le cœur des Sud Africains noirs le pose en principale favori pour la prochaine élection présidentielle en 2009. Il sera surement élu, les Xhosas perdront le pouvoir, les blancs ne l'aime pas. On ne sait pas comment réagira le pays. On sent que la tension monte. L'Afrique du Sud pourrait-elle devenir un pays comme le Zimbabwe ?
Contact: le livre d'or ou huguesetpatriciabourgeois@gmail.com
ZULU...Entre ombre et lumière
Du 22 déc. au 30 déc. 2007
Richard's bay, Zulu Kingdom
Une fois de plus Eole est là pour nous accueillir. La marina est
petite, nous devons nous mettre à couple avec un superbe voilier en bois, ils
sont 10 sur le pont à nous aider.
Richard's bay, le rendez
vous des voileux « tour du
mondiste »
C'est le temps des
rencontres et la satisfaction de retrouver une vie sociale. Nous retrouvons
Jeff et Chris et puis :
-Laurent sur Artabase.
Skipper professionnel, parti de Nouvelle Calédonie il y a quatre ans. Il a
traversé l'Indonésie, s'est arrêté un an à Mayotte pour travailler et descend
la côte Est de l'Afrique. Son amie, rencontrée à Mayotte est repartie en France
il y a seulement quelques jours.
-Jean Marc, Evelyne et leur fils de quatre ans, Corenthin
sur Nureyev.
Jean Marc est infirmier, depuis 20 ans sur l'eau, avec des arrêts plus ou moins
long pour travailler. Il a rencontré Evelyne (une fille de Lifou) en Nouvelle
Calédonie, ils reprennent la mer il y a quatre ans avec leur bébé de 1 mois.
- Christa et pascal sur Titom. Un couple de suisse qui navigue depuis 10 ans : WWW.titom.sh
Quel plaisir de reparler entre français. Les anglo-saxons
sont la plupart du temps adorables mais il y a la barrière de la langue et une
différence de culture et d'éducation qui rend la communication moins naturelle.
Les français et autres latins sont plus expansifs, rigolards, grande gueule...
Nous ne sommes plus seuls, et dés qu'une
fenêtre météo s'ouvrira, nous serons plusieurs bateaux à partir pour franchir
peu à peu le Cap de Bonne Espérance.
Le
seul intérêt de Richard's bay est d'être à deux heures de route de plusieurs
centre d'intérêt comme le Hluhluwe Imfolozi park et le Greater st Lucia Wetland
park classé patrimoine de l'humanité. C'est aussi le royaume des Zoulous et
j'espère bien en rencontrer quelques uns. Faute de festival ou d'événements
particuliers nous décidons d'aller au Dumazulu cultural village. La déception
est de taille, car ce « cultural » village, comme bien d'autres, est
recrée pour les touristes, il n'est même pas habité ! Je fais malgré tout
d'assez belles photos. Mais l'expression des visages restent inintéressante,
artificielle et je réalise à quel point
l'expérience de Goroka en Papouasie Nouvelle Guinée fut extraordinaire
d'authenticité.
Dans la
foulée nous allons à Hluhluwe Imfolozi pour tenter de voir les lions... Nous
parcourrons le parc dans notre voiture, les paysages sont d'une beauté plus
Africaine, les animaux sont là mais plus loin et nous comprenons que Mkaya au
Swaziland restera notre plus grande émotion. Nous avons la chance de voir un
groupe de lionnes se relaxant dans le lit d'une rivière asséchée, le spectacle
est à couper le souffle, la journée est gagnée...
Sur le chemin du retour j'ai envie de sortir des routes
principales et m'enfoncer dans le pays pour voir des vrais villages ! Quelle
idée ! Les routes sont en terre, sans signalisation et quand un
Sud-Africain te montre le chemin c'est immanquablement :
« Strrrrrraight, Strrrrrraight, Strrrrraight...» au bout de deux heures de routes défoncées,
dans l'immensité vide de l'Afrique, nous sommes perdus ! Le
soleil va bientôt se coucher et on se regarde sans rien dire. Surtout ne pas
paniquer ! Dans la tempête, il faut attendre et prier pour que cela passe
très vite. Enfin nos vœux silencieux sont exhaussés ! Une voiture passe et
nous décidons de la suivre pour retrouver un lieu de vie. Au bout d'un moment
la voiture s'arrête, un peu inquiets, nous lui expliquons notre problème, par
bonheur le conducteur super sympath nous guide jusqu'au bon embranchement. Nous
traversons des villages, les cases traditionnelles sont très rares et en
générale recouverte de tôle ou de bâches contre la pluie. L'Afrique est très
vaste, les cartes sont trompeuses et il vaut mieux rester sur les routes
principales...
Lionne Imfolozi
Tronc,Terre, Regard presque humain...Un Buffalo Imfolozi
Safaris
Case et Bouclier Zulu
Arbre et Savanne Africaine
Contact: le livre d'or ou huguesetpatriciabourgeois@gmail.com
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