PATRICIA BOURGEOIS CARNETS AUTOUR DU MONDEArtiste Plasticienne Navigatrice Papouasie Nouvelle Guinée îles Salomon Tour du Monde en voilier et en famille depuis le 25 sept 2007 |
Trinidad
TRINIDAD
Le 12 au matin nous quittons Bateau bay pour Trinidad, le ciel est menaçant, deux ris dans la grand voile. En l'espace d'une minute, un grain d'une force impressionnante nous enveloppe, 45 nœuds de vent, des trombes d'eau et un brouillard nous laisse aveugles. Chlorophylle est devant, nous sortons de la baie et il y a encore des rochers autour de nous. Le pilote décroche avec le vent qui tourne, la barre ne répond plus : c'est la première fois que je sens un vent de panique m'envahir, je me lance sur le radar pour détecter les obstacles, c'est la bouillie, on ne peut rien distinguer. Hugues à repris le contrôle de la barre, je souffle, tout s'éclairci peu à peu, le grain passe. Olivier à complètement viré bâbord, de peur qu'on lui fonce dessus, il a rasé de très prêt un gros caillou, il a eu la peur de sa vie. Je frissonne encore...
Les dieux sont contre nous et ils veulent nous annoncer une période difficile. Le vent et les courants pour aller à Trinidad sont, en cette saison, favorables, la météo prise avant le départ est bonne. Malheureusement, la réalité est exactement le contraire et nous remporterons le record de lenteur depuis le début du voyage : 14 heures de navigation pour faire 30 miles, dans un langage plus terrien cela donne une vitesse inférieure à 5 Km/h. Lô, alourdi par les coquillages et le reste, épuisé par cette navigation laborieuse s'immobilise pour la nuit.
TRINIDAD Arrivée le 13 au soir, dans la baie de chaguaramas (rebaptisé Chaguamerdas par des navigateurs). Nous devons sortir Lô le 15, avec le chantier Power Boat, pour 5 semaines de travaux au maximum (c'est écrit sur le contrat !). Les hôtels alentours sont très chers (140 dol US par jour pour quatre !) Nous décidons de rester sur le bateau...
Je ne m'attarderais pas sur cet épisode de notre voyage qui me rappelle des mauvais souvenirs :
Vivre à terre, dans un bateau en chantier (peinture complète), est proche de l'horreur. Une chaleur brûlante, même le climatiseur installé dans le carré ne suffisait pas. Il fallait sortir à midi, ou suffoquer. Les ouvriers passaient plus de temps à téléphoner, sous le bateau, à l'ombre, que de poncer. Il fallait, être sur leur dos H24 pour que le chantier avance, être vigilant sur les entourloupes financières.... Trinidad : « le paradis des travaux pas chers » est terminé ; les gros Américains, plein aux as, sont passés par là et ont cassé le marché, ils paient sans compter et sans regarder. Nous avons perdu 2 mois sur un tour du monde de deux ans et demi, c'est énorme et nous le regrettons...
Oublions les mauvais moments. Le résultat est bien, et le coût global, malgré tout, intéressant.
Deux frères, Belges, et leur tribu de 7 enfants sur deux bateaux: Les "Genesis", rencontrés à Salvador au Brésil: www.ghislainetnathalie.be Les "Belon", rencontré à Tobago: www.lachasseautresor.be Ils ont prit une année sabatique. Genesis est parti de France pour aller a Rio, remonter le Brésil et finnir dans les Caraïbes. Belon est parti des Caraïbes pour aller vers le Pacifique (nous ne sommes pas étrangers à leurs décision de traverser le Pacifique).
de gauche à droite:
-Valérie du bateau, "Va et Vient"
-Monique du bateau "Cicada" -Hugues -Jojo du bateau "Kerzo", il à 15 ans, voyage avec son père, Roger, depuis sa naissance, ils ont une histoire de -vie extraordinaire, qui pourrais faire l'objet d'un roman. Il s'entend très bien avec Antoine. -Manu, le mari de Valérie, qui nous a fait rire aux larmes pendant 1 mois. -Philippe le mari de Monique.
- Les Indiens
Les Indiens qui représentent 40 % de la population, contre 43% de noirs
Nous avons loupé le carnaval connu comme l'un des plus beau du monde après celui de RIO. Contact: le livre d'or ou huguesetpatriciabourgeois@gmail.com
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