PATRICIA BOURGEOIS CARNETS AUTOUR DU MONDEArtiste Plasticienne Navigatrice Papouasie Nouvelle Guinée îles Salomon Tour du Monde en voilier et en famille depuis le 25 sept 2007 |
Bahia do todos os Santos
Itaparica et la remontée du Paraguaçu.
La Baie De Tous Les Saints, la plus grande baie de tout le Brésil.
Du 31 mai au 14 juin. ITAPARICA Elle a connue ses heures de gloire ou les riches bahianais venaient se relaxer dans de belles demeures. La jet set a désormais quitté les lieux et c'est devenu le rendez vous des étrangers et autres vacanciers. Nous sommes hors saison, les rues et les plages sont vides, c'est un peu trop calme... Hugues doit partir 10 jours en France se faire opérer du genou. Les cliniques privées de Savador sont hors de prix et nous économisons plus de 1000 Euros, billet compris. Nous devions être couverts, par la CAFAT, toute l'année suivant notre départ ; après vérification ce n'était que six mois. Nous souscrivons à une assurance médicale négociée par le site « Sail the World ». La marina est agréable, en face d'une source d'eau minérale, transformée en fontaine, datant de 1842 et non loin du Forte de Sao Lourenço (1711).
C'est le désert ; attirés par le son d'une musique enjouée, nous parcourons des ruelles de vielles maisons portugaises jusqu'à la place de l'église où nous assistons à une petite fête populaire :
le Brésil tel qu'on l'imagine. Ils sont accueillants, souriants, chaleureux, sans complexes ils se laissent prendre en photo. Un Dimanche à Itaparica
Il y a beaucoup de Français au Brésil et les prises de contact se font facilement. Christian à la retraite, installé depuis un an avec sa femme Brésilienne, cuisinier, nous propose très gentiment de nous promener autour de l'île. Le village de Baiacou à marée basse, en fin d'après midi est un vrai bonheur photographique. Il y a tous les ingrédients propres au Brésil : les petites maisons colorées face aux barques de pêcheur qui retapent leurs filets séchant au soleil. Des chevaux broutent et regardent passer les promeneurs de cages à oiseaux. C'est une pratique très répandue, les Brésiliens aiment leurs volatils et se déplacent avec la cage, comme si c'était un copain. Un terrain de foot est mis en place à chaque marée basse, les jeunes jouent en criant de plaisir. Les mamies vendent des sardines grillées devant l'église blanche et bleu...
Au centre de l'île, dévorée par un banian gigantesque: la igreja Baiacu.
L'église et le temps. Les années passent, les religions, les cultures, les couleurs, s'entrelacent.Le brésil nait dans toute sa diversité.
La remontée du fleuve Paraguaçu.
Du 14 au 16 mai.
Après 15 jours extrêmement paisibles et ressourçant je redémarre avec grand plaisir en recevant le même jour, Hugues et son genou tout neuf, Jean-Thierry mon frère et un copain Thierry venus de Nouméa. Au programme : la remontée du Paraguaçu, un fleuve se jetant dans la baie de tous les saints. Une plongée paisible au cœur de la Forêt et de l'histoire, de vielles églises imposantes, gardiennes du passé, suivent notre progression. Elles sont majestueuses, au bord de l'eau, perdues au milieu de la végétation. J'imagine les efforts qui ont du être mis en œuvre pour construire, au XVII, de tels monstres. LO glisse doucement le long des rives luxuriantes de végétation, tout est calme, on entend les oiseaux.
Les acteurs
Jean-Thierry, Thierry et Hugues.
Antoine
Francine et Guillaume, skippers du Catamoana. Heureusement qu'ils étaient à Itaparica pendant l'abscence de Hugues. Nous nous sommes donné rendez-vous en Polynésie avec leur bateau. www.le-Mahi-Mahi.com
Les skippers de LO, suivi du Catamoana.
Première étape, Maragogipe.
Connu pour son marché traditionnel du samedi matin. Malheureusement nous arrivons trop tard pour en profiter.
Sur le chemin, San Francisco do Paraguaçu
Deuxième étape,
Santiago do Iguapé
Un autre village derrière une église. Nous avons rendez-vous avec Kevin, un français qui tient une pousada sur la place. Sa moqueca de crabe (plat en sauce à base de lait de coco) est un vrai régal. Le long des rues, à intervalle régulier, les habitants installent de petits bûchers, ils préparent activement la fête de la Saint Jean.
Le bus passe à Santiago tous les matins à six heure. Il faut une heure et demie pour atteindre La Cachoeira et Sao Félix, deux villages séparés par un pont au dessus du Paraguaçu. Le bus et les routes sont dans un état épouvantable, dehors c'est le brouillard de la jungle humide. Les locaux vont et viennent chargés de marchandises.
Cachoeira Ils sont producteur de tabac. Au XVIII il était considéré comme le meilleur au monde. Dans les annés 1820 la rébellion contre les portugais pris naissance sur la place principale. Cachoeira fut la première à reconnaître Pedro 1er comme souverain indépendant du Brésil.
LES BRESILIENS AIMENT LEURS OISEAUX.
Petite promenade, à l'abri du stress de la lumière.
Petite conversation entre amis.
Petit bol d'air à la porte de mon coiffeur préféré.
Sao Félix Face au train de marchandises, long de plusieurs kilomètres, traversant la ville comme un escargot sur des rails incrustrés dans les pavés: une autre époque.
JT et Antoine.
On prépare la fête de la Saint Jean en achetant des pétards, c'est la coutume locale. Les enfants se régalent d'avance!
Contact: le livre d'or ou huguesetpatriciabourgeois@gmail.com
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