PATRICIA BOURGEOIS CARNETS AUTOUR DU MONDE

Artiste Plasticienne Navigatrice Papouasie Nouvelle Guinée îles Salomon Tour du Monde en voilier et en famille depuis le 25 sept 2007

Ua Uka, île des Marquises

Publié dans V Marquises
 
Ua Uka

du 17 mai au 22 mai

Nous devons poursuivre notre route, il faut une nuit de navigation pour atteindre Ua Pou ou Ua Uka, le choix est difficile car les deux  îles sont très belles et très différentes. Ua Pou est l’une des plus escarpées, un peu comme Fatu Iva, on trouve des pierres fleuries sur la plage mais le mouillage est paraît-il difficile, étroit et rouleur. Nous choisissons Ua Uka  avec ses larges plaines où galopent des chevaux sauvages ( que l’on a malheureusement pas vu…)

 Ua Uka, la baie de Hané

                        Au petit matin nous découvrons ce paysage grandiose, cette couverture nuageuse laissant passer par endroits un rayon de soleil amplifie le côté mystérieux de cette île. Un  rocher (aussi impressionnant que le pain de sucre de rio) garde la baie de Hané.

Le village


                        Le village de Hané au bord de la mer, au pied d’une falaise recouverte d’une végétation luxuriante. Il y a un petit musé et aussi un vieux Tiki dans la forêt. Nous partons à sa recherche à crapahuter durant deux heures mais les sentiers ne sont pas balisés et nous ne le trouverons jamais…

Le 19 mai nous quittons la baie de Hané pour aller vers le nord en longeant les côtes de cette île magnifique.
 
 
 

Nous sommes aux anges, l’endroit est paradisiaque.




Au petit matin nous quittons ce lieux magique avec beaucoup de regrets.

 



Publié à 12:49 , le 6 avril 2010, Îles Marquises
Mots clefs : Ua UkaCôtesfalaisesnavigationlongerparadis

Tahuata, île des Marquises

Publié dans V Marquises

 

Tahuata
La baie d'Hapatoni


                        Nous quittons hiva Oa tôt le matin pour rejoindre les Syrius, mais en passant devant leur baie nous sommes découragés en voyant de nombreux bateaux. Nous avons envie d'un peu de solitude et continuons à naviguer jusqu'à la baie d'Hapatoni : nous nous retrouvons tous seuls devant un mur de cocotiers éclairés par la lumière magique du soleil couchant.
 
Promenade dans le village

                        
                        Le village est très agréable, au bord de la mer. Les gens sont accueillants et un sculpteur n'hésite pas à nous appeler pour venir le voir dans son atelier. Malheureusement ce qu'il vend est bien trop cher, il réserve ses pièces pour la grande exposition de Tahiti à la fin du mois. De nombreux sculpteurs partent ainsi avec l'Aranuhi vers Tahiti. Ce voyage est très coûteux et ils doivent rentrer dans leurs frais. C'est donc la plus mauvaise période pour faire des affaires... ils espèrent tous l'Américain qui va dépenser des fortunes...

                        Nous déchantons grandement de cette escapade en solitaire car durant la nuit une forte houle entre dans la baie. Nous passons la nuit à être secoués, pire qu'en navigation!. Au petit matin un bateau pointe son nez et nous demande si nous avons été aussi chahutés qu'eux. C'est le gros inconvénient des Marquises, il n'y a pas de barrière corallienne  et au moindre coup de vent avec une houle formée les mouillages deviennent intenables et le débarquement sur la plage est très périlleux...

Nous quittons alors  la baie d'Hapatonie à la recherche d'un coin protégé.
 


                        On longe les côtes de l'île avec ses falaises escarpées et désertiques sur lesquelles on peut voir des sillons de couleurs différentes qui forment des dessins. J'admire cet étonnant paysage  qui m'emmène à des pensées très créatives ... Une de mes plus belles navigation.
 

                        Arrivée en fin de journée dans la baie de Motupu. Impossible d'accoster en raison de la houle. Il nous reste à admirer un merveilleux coucher de soleil...

Le lendemain nous reprenons la mer à la recherche d'un mouillage où les enfants pourront courir sur la plage!

Baie de Hanamoenoa


                        Nous sommes encore seuls et nous profitons de cette immense plage frappée par des vagues. Les enfants sont aux anges...Avec l'annexe, ils vont faire un tour dans la baie suivante pour nager avec des raies Manta mais à peine entrée dans l'eau Camille se fait piquer tout le corps par des méduses, elle en pleure de douleur... Mine de rien, nous vivons dangereusement... Je les vois tous les deux revenir la mine déconfite...

 En fin de journée des pêcheurs viennent nous voir pour nous proposer des langoustes en échange d'une bouteille de vin. Ils partent pêcher toute la nuit et reviennent vers 4H du mat nous déposer sur la jupe arrière 4 belles langoustes. Le Paradis...

Hanamenu
 

Nous quittons Tahuata le 15 mai au matin pour aller dans la baie de Hanamenu sur l'île de Hiva Oa. Un vrai coin de paradis (avant 16h). Promenade dans la forêt à ramasser des citrons et à se baigner dans une source d'eau douce :
la baignade dans la fontaine d'eau douce.


                     Nous avons retrouvé les Syrius . Les enfants n'aiment pas être seuls, ils sont heureux d'échanger et de rigoler même avec des plus petits.
Le lendemain la plupart d'entre nous serons couverts de boutons très urticants. Après une petite enquête médicale le verdict tombe : nous nous sommes fait littéralement bouffer par des nonos : sorte de moustiques microscopiques. Normalement on sent des petites piqures, très désagréable, mais ce jour là nous n'avons pourtant pratiquement rien senti.
Le traitement : primalan pour surtout éviter de se gratter...
Un balai de raies Manta tourne autour du bateau, il était tard, l'eau trouble , il y avait du vent et les enfants n'ont pas eu envie de nager avec...


Contact: le livre d'or ou huguesetpatriciabourgeois@gmail.com

Merci à Mireille pour les corrections

Photos: droits réservés à Patricia Bourgeois



Publié à 05:42 , le 1 avril 2010, Îles Marquises
Mots clefs : MarquisesTahuatarochersfalaisesraiesmantasourceeaudouce

Hiva Oa, le dernier refuge de Gauguin et de Brel aux Marquises

Publié dans V Marquises
 Hiva Oa
 

 
 La baie de Hiva Oa est étroite avec beaucoup de bateaux et nous sommes obligés de mettre une ancre à l'arrière, comme tout le monde.
Aussitôt arrivés nous allons visiter
les fameuses tombes :
 

 
                                 Gauguin arrive à Tahiti en juin 1891 après un voyage en mer de 69 jours mais de déception en déception  il désire s'isoler davantage de la civilisation et part pour les Marquises en septembre 1901. Il y mourut, malade et miséreux en mai 1903.
C'est la première fois que j'entends des rumeurs désobligeantes à propos de Gauguin. Les habitants de l'île  racontent facilement qu'il a bien  profité de la « naïveté » des jeunes adolescentes pour les attirer dans sa « maison du jouir »... il n'avait pas d'argent et se comportait comme un ours...


                       

                        C'est le 19 novembre 1975 que Jacques Brel jette son ancre dans la baie d'Atuona, après 59 jours de mer à traverser le Pacifique...
Belle phrases de Jacques
« Il y a deux manières de réagir devant ce qu'on ne sait pas : c'est de décréter que c'est idiot ou aller voir. Et je préfère aller voir. J'avoue que j'ai un grand faible pour les hommes qui vont voir »

« Allons il faut partir, n'emporter que son cœur et n'emporter que lui Mais aller voir ailleurs »

« Je trouve sur le bateau la liberté et la discipline que j'aime »

« Oui c'est le vieux Brel. Du fond du Pacifique. Je vis sur une île perdue. Belle à crever mais rude, austère. »

visite d'un me'ae,
l'ensemble cérémonial de Ta'a Oa
 
 


                        C'est le frère d'un des patients Calédonien de Hugues qui vient nous accueillir avec un sac rempli de pamplemousses, il nous promènera le long des côtes escarpées de l'île jusqu'à ce me'ae peu connu des touristes. Nous sommes seuls (avec Mylène de Syrius qui s'est joint à nous pour l'occasion) dans cet immense espace d'une autre époque. Il connaît parfaitement l'histoire de son pays et nous montre la prison (une sorte de trou dans des rochers) et l'espace où les marquisiens dégustaient le cerveaux des hommes donnés en sacrifices aux dieux...

                        Le me'ae est considéré comme un espace sacré, seul les personnes avec un mana (esprit) très important sont autorisé à entrer pour pratiquer des cérémonie religieuses et des sacrifices humains. Dans ces espaces ancestraux, les Tikis représentent des ancêtres déifiés, ils sont sacrés.
Le temps d'une promenade dans les forêts des Marquises et nous remontons le temps...  Au milieu d'une végétation primaire nous tombons régulièrement devant un me'ae, ensemble de  vielles pierres ( parfois gravées) disposées régulièrement rappelant la présence d'une société  organisée d'hommes.


Cette forêt est presque enchantée et je ne m'étonne pas d'entendre différentes légendes circuler dans le Pacifique.

Voici celle qui se raconte ici : "il y avait ici autrefois un arbre merveilleux sur lequel vivaient tous les oiseaux des Marquises. En s'effondrant, les branches touchèrent les différentes îles et donnèrent à chacune un oiseau particulier."


Dans la foulée nous visitons le Me'ae de lipona beaucoup plus connu que le premier en raison de la présence d'un Tiki très original :

                Le tiki volant

 


Notre tournée culturelle se termine par des danses Marquisiennes qui me font frissonner de joie...


   

 

 

Contact: le livre d'or ou huguesetpatriciabourgeois@gmail.com

Merci à Mireille pour la correction de mon texte

Photos: droits réservés à Patricia Bourgeois



Publié à 11:28 , le 31 mars 2010, Îles Marquises
Mots clefs : TikisdansesforetsMarquises

Arrivée sur les Marquises, Fatu Hiva

Publié dans V Marquises

 

Fatu Hiva

du 27 au 5 mai

La première île des Marquises
A faire absolument



 vers la Baie des vierges
10° 27' 51 S       138° 40' 3 W

  On s'approche de l'île

                        Elle grandit peu à peu, on imagine ses secrets et lentement elle s'offre à notre regard. C'est tout le contraire de l'effet de surprise : c'est le grand charme de la navigation et de l'approche d'une terre et c'est plus fort encore lorsque c'est une île. Nous pénétrons dans le royaume des îles dont la reine est Fatu Hiva.
Voilà pourquoi :


                        Nature imposante gardienne d'un secret ou (peut-être) représentante d'un Dieu inconnu.
Nous sommes dans la baie des vierges mouillés au milieu de 7 bateaux. Face à nous une œuvre d'art géante, une sculpture qui nous rappelle la puissance de la nature, un visage humain accroché à la roche dominant la mer. C'est, je trouve, un des plus beaux mouillages depuis les côtes de la Namibie et Lençois au Brésil. J'aime me sentir enveloppée et dominée par cette nature époustouflante et majestueuse. C'est  un peu la même impression que l'on ressent au beau milieu de l'océan.

                        Revenons à des événements plus pratiques. Nous ne pouvons pas faire la clairance d'arrivée, mais en tant que Français cela ne pose aucun problème, le douanier est conciliant. Après avoir fait la coutume en donnant une bouteille de vin,  il comprend qu'en raison des vents dominants il est plus simple de commencer par Fatu hiva en venant des Galapagos. La population est contente de profiter de quelques touristes (c'est l'île la moins visitée en raison de son éloignement).

                        Hugues va de suite voir le dispensaire et propose ses services. En deux jours nous sommes connus des deux villages de l'île (Hanavavé dans la baie des vierges et Omoa dans la baie du bon repos) et quand nous croisons les gens, nous avons le droit a de grands sourires accompagnés d'un : « bonjourrrrrr Toté » et d'un panier de fruit.
Nous faisons une orgie de pamplemousse les meilleurs du monde, à la fois sucrés et amers juste ce qu'il faut. A chaque bouchée je remercie la nature de nous donner de si bonnes choses. Ils sont incroyablement délicieux....

                        Pour les légumes, par contre, il y a peu de production mais c'est souvent par paresse ...
Pour apprécier ce type de séjour il faut prendre le temps de vivre au rythme local.

 


 
                        A Fatu Hiva on peut : marcher le long des entiers escarpés pour aller à la croix, à la cascade ou bien à l'autre village qui est à un quart d'heure d'annexe et cinq heures de marche. L'île est tellement montagneuse qu'il n'y a que deux petits villages séparés par de nombreuses montagnes et exposés à une houle entrante qui parfois rend très difficile l'accostage des bateaux.
L'autre village : Atuana
 
 

 
                        C'est le seul endroit des Marquises où on fabrique des tapas. Du verbe taper des écorces d'arbre (murier, banian ou autres) avec un battoir en bois rainuré.
Les tapas des Marquises sont plus petits et moins beaux qu'à Wallis et Futuna. Ils utilisent un vernis qui gâche l'aspect naturel de l'écorce.
 


                        Il y a un nombre impressionnant de sculpteurs dans toutes les îles des Marquises. Les hommes sont de sculpteurs de père en fils. L'artisanat est le moyen principal de subsistance des îles. Ils sont peu cultivateurs et préfèrent sculpter. Ils sculptent sur os (bijoux), des Tikis sur pierre (pierre volcanique  et sur bois (beaucoup de bois de rose). Il y a des travaux de plus ou moins bonne qualité mais les sculptures de Fatu Hiva sont réputées pour être les plus belles.
Lors de notre séjour se préparait une grosse exposition artisanale à Tahiti. Aussi la plupart des sculptures étaient réservées pour partir et ce que l'on nous vendait sur place était hors de prix.

La population est super gentille, la communication est très facile. Les gens sont tous tatoués, parfois sur tout le corps. La tradition est très vivante.
 


 
                        Pour aller à l'église, les femmes se mettent des bouquets dans les cheveux extrêmement codifiés. Les fleurs utilisées sont cultivées dans les jardins. Ces bouquets ne servent pas qu'à l'ornement mais aussi comme parfum avec des effets assurés pour attirer les hommes.....
Ces bouquets en forme de petits fagots autour desquels les cheveux sont enroulés en chignon sont propres à Fatu Hiva car ailleurs les fleurs sont utilisées en colliers, bien plus connus.

 



Monolithes à l'origine du nom de la baie des vierges. Trouvé dans le guide du routard :


Du reste de l'archipel, Fatu Hiva est la plus attachante : du village d'Omoa à celui d'Hanavave, un sentier de toute beauté grimpe au pied des pics avant de plonger dans les entrailles de la Baie des Vierges, hérissée de monolithes plantés de cocotiers. Un vrai paradis des antipodes. Pour la petite histoire, le lieu, baptisé par les marins, s'appelait à l'origine Baie des Verges. Ce sont les chastes missionnaires qui lui adjoignirent une voyelle de circonstance...

 

 

Contact: le livre d'or ou huguesetpatriciabourgeois@gmail.com

Merci à Mireille pour les corrections qu'elle aporte à mes textes

Photos: droits réservés à Patricia Bourgeois



Publié à 08:40 , le 29 mars 2010, Îles Marquises
Mots clefs : vergesViergemonolithesMarquisesAprocheNaturefalaisescascadeîles

la traversée du Pacifique

Publié dans U Galapagos

 l'Océan Pacifique
714 410 kilomètre cubes
Plus de la moitié du volume total des océans du globe
L'Océan le plus profond, 11034 m dans le fossé du Challenger...

 

 
 
                        Nous sommes à 10 miles de l'équateur. Je n'ai jamais vu autant d'humidité ! la nuit le sol du bateau est mouillé, mon télé objectif n'a pas résisté et il a rendu l'âme. C'est extraordinaire.
Il n'y a pas de vent, on pique vers le sud au degré numéro 7 pour attraper du vent. C'est une technique connue pour aller aux Marquises.

Rencontre au milieu de l'eau calme.
 
La première fois, nous sommes inquiets de les voir surgir et s'approcher du bateau.
 
Mais nous sommes vite rassurés, ils veulent seulement nous vendre un énorme marlin... Se sont des pêcheurs de Manta du Pérou, ils viennent d'un bateau mère et peuvent naviguer sur leur petite barque pendant deux jours, ils se repèrent grâce au nombre de bidons d'essence untilisés. Ils viennent relever d'énormes thons accrochés à des lignes, laissées très loin des terres, de plus en plus loin. Nous nous sommes pris dans une de ces lignes qui sont pratiquement invisibles. Obligé de plonger pour enlever la pelotte de fil autour de l'hélice,  Hugues n'a pas peur de l'abîme bleu nuit, qui moi me térrifie... 
Pour leur faire plaisir nous leur donnons  à boire, du coup ils sont plusieurs à venir nous voir...

 
 
  Une série de problèmes vont s'enchainer dans cette première partie du voyage :
                         Il y a encore de l'eau mélangée à l'essence achetée aux Galapagos. On doit vidanger les moteurs et les nettoyer. Problème déjà rencontré avec le ravitaillement à Panama.
Le 11/04 toujours pas de vent. La courroie du deuxième moteur lâche et par conséquent le désalinateur tombe en panne.
                        Le 12 dans la nuit le vent se met enfin à souffler à 20 nœuds mais le rail de grand voile casse. Heureusement le rail est en trois parties. Nous devons à présent mettre la baume sur le rail du milieu, ce qui n'est pas la meilleure position avec du vent d'est. On est donc obligé de prendre deux ris dans la grand-voile et voir diminuer les performances du bateau.

                        Le 19/04 Hugues décide d'entrer dans le réservoir d'essence. L'essence embarquée à Panama a laissé des dépôts. Impossible de vidanger simplement. On a du tout bidonner. L'opération en pleine mer est vraiment difficile entre les manipulations et les odeurs....  
 
Après cette série de galères notre rythme de traversée reprend son cours.
 
                        Les journées passent vite. Les enfants travaillent. On prend le soir le temps d'admirer les couchers de soleil.J'essaie de faire tous les jours des exercices de gym.
La notion du temps n'est plus la même qu'à terre. On est dans une espèce d'état second, comme en méditation, on peut regarder la surface de la mer des heures sans s'ennuyer.
 
                        Les quarts à deux, c'est épuisant alors on se permet de dormir la nuit. On se réveille régulièrement pour aller voir si il n'y a pas de bateau en vue. Nous possédons une mer-veille qui détecte le radar des autres bateaux mais bcp n'en n'ont pas. Le 13 un bateau a surgit de nulle part, tout près, sans radar. Dans ces cas là on craint que cela puisse se produire à tout moment. C'est un peu angoissant.
Le 22 on était dans une houle tapant de coté, en pleine manœuvre, on affalait un foc léger,  on recroise le même bateau, sans doute Coréen qui n'a pas répondu à nos appels en Français, en Anglais... certainement un bateaux de pêche clandestin, assez gros. On a du changer de direction pour éviter la collision... ça fait réfléchir !!Surtout la journée, on ne surveille pas l'horizon constamment et l'éventualité d'une telle rencontre est plutôt stressante.
 
                        Le 17 on a fait 1600 miles, c'est énorme.On commence à avoir envie d'arriver et pourtant il en reste autant à parcourir..On s'invente des jeux avec les enfants sur le décompte des jours et des miles...
Le 24 avril il nous reste 394 miles. Vu le vent on prévoit arriver dans les deux, trois jours sur Nukuiva. Le compte à rebours a commencé ce qui fait passer le temps moins vite finalement.
Il me tarde d'arriver pour marcher. Je rêve d'une balade à pied !!
Le lendemain le vent tombe. Les pronostics sont revus à la hausse...C'est difficile en bateau car il est bien impossible de faire des prévisions fiables...Ce sont les vents qui décident..
 
                        Le 26, la veille d'arriver à Hiva Oa on apprend par radio amateur qu'il y a foule au mouillage. On décide d'aller alors à Fatu Hiva. Ce qui n'est pas une mauvaise route mais il n'y pas de clairance à Fatu Hiva. On est Français et sur un territoire Français, on décide de prendre le risque de s'y arrêter avant d'aller à Hiva Oa faire les papiers.
 
                        Le 27, après avoir ralenti toute la nuit pour  arriver au petit matin on découvre avec enchantement cette île merveilleuse. On jette notre encre dans la baie des vierges à 6h du matin. C'est magnifique.
Notre traversée aura duré 19 jours et 15 H dont 7 jours sans vent.
On a réalisé la plus grande traversée du globe !! 2900 miles sans aucune possibilité de s'arrêter.
 
 
Contact: le livre d'or ou huguesetpatriciabourgeois@gmail.com
Merci à Mireille pour l'aide qu'elle m'a apporté à la rédaction du texte
Photos: Droits réservés à Patricia Bourgeois




Publié à 01:59 , le 19 mars 2010,
Mots clefs : mantapecheurséquateurpot au noirpétolevoiliertraversée

Le canal Bolivar entre l'île de Isabela et Fernandina

Publié dans U Galapagos
 Le canal Bolivar

                        Nous quittons trop vite Isabela le 6 avril, mais pour profiter encore des Galápagos nous décidons d'emprunter le Canal Bolivar, à l'ouest de l'ile d'Isabela. Nous voyageons de jour pour profiter au maximum de l'observation des côtes et de la faune qui y abonde. La nuit nous nous mettons à la cape car le mouillage est exclu. Gardes côtes, skippers et scientifiques en patrouille veillent à ce que cette interdiction soit respectée. Nous sommes dans un parc national protégé et nous nous soumettons à la règle. Il paraît que les contrevenants s'exposent à la prison !!
 
 

Au petit matin après une nuit à la cap nous découvrons l'île de Fernandina


                         Le canal est donc un passage entre Isabela et Fernandina. Il y a dans cette zone cinq volcans actifs. Pour l'anecdote, celui de Fernandina: la Cumbre, est entré en éruption  cinq jours après notre passage, une éruption inattendue qui a presque détruit toute l'île. À quelques jours près nous longions ses côtes.... Nous avions remarqué une odeur particulière de soufre qui présageait sans doute de ce qui allait arriver...

 


Nous laissons le canal Bolivar derrière nous, à 150 miles nautiques de Puerto Villamil. Nous ne regrettons absolument pas ce détour, magnifique,
de 48 heures.

 



Il est 19 h le 7 avril : devant nous : les 2900 miles du plus grand océan : le Pacifique.

 

Merci à Mireille qui m'a aidé à rédiger ce texte!

Contact: le livre d'or ou huguesetpatriciabourgeois@gmail.com



Publié à 04:25 , le 8 février 2010, Iles Galapagos
Mots clefs : GalapagosBolivartraverséePacifiquecanaldépart

Isabela, Galapagos

Publié dans U Galapagos
 Isabela, Puerto Villamil
 


 Otaries (Zalophus wollebaeki)

                        Nous avons rejoint les Belons à Isabela. L'agent de la capitainerie a changé.
Il ne nous fera pas d'arrangements comme son prédécesseur connu pour ça. Donc pas de clairance !
On arrive cependant à l'apitoyer avec nos cinq enfants, notre manque de ravitaillement alimentaire mais aussi en essence et bon an mal an, nous resterons « clandestins » pendant cinq jours profitant des sites et balades de l'île (le volcan Sierra Negra, les tortues géantes, les pingouins, les otaries, les fous de bassan aux pattes bleues...).
Nous avons ainsi échappé au parcours du touriste assailli de frais en tout genre... Jusqu'à 800 dollars pour une semaine avec son bateau.
D'où notre adage « Gala no pagos »...
 


Cette tortue géante des Galapagos (Geochelone nigra), communément appelée Galapago peut vivre jusqu'à 200 ans, elle endémique aux neufs îles de l'archipel.
Iguane terrestre des Galapagos (Conolophus subcristatus) espèce endémique, et iguane marin
 
 
 Fou de bassan à pieds bleus (Sula nebouxil) espèce endémique à l'Equateur.




Les Galapagos !: encore un mythe quelque peu galvaudé !
Ce sont des paysages désertiques qui rappellent la Namibie.
La faune est là pour des touristes qui paient une fortune pour pouvoir dire : « j'y suis allé »
Nous, nous pouvons dire que nous y sommes allés sans payer, ce qui est un réel exploit !
Isabela est la plus belle île, la plus sauvage, la plus préservée du débarquement des touristes.
Ceux qui sont restés dans les deux îles principales ont beaucoup apprécié leur séjour grâce aux villageois accueillants et  aux restaurants abordables; nous voulions voir la nature... cette nature qui ne se donne pas à tout le monde.
En fait cette nature là, nous l'avons tout autant à portée du regard quand nous traversons de grandes étendues d'océan et j'ai eu d'aussi belles sensations en longeant les côtes désertiques de Namibie. En un mot je dirais que les Galápagos sont décevantes, à moins d'être un scientifique ou un fin connaisseur venu étudier sur place de longs mois, le visiteur n'a accès qu'à du déjà-vu...
 
Serions-nous blasés ?? je me pose souvent cette question : Il semble que je m'étonne moins facilement.
Et pourtant je reste fascinée par le travail de Darwin... tout alors était à découvrir, existe-t-il encore des terres vierges inexplorées ??

C'est l'impression que nous avons eu, au moment de quitter les Galápagos, on s'attend toujours à quelque chose d'extraordinaire. Quand on voyage, d'un endroit à l'autre, sans interruption depuis deux ans, on ressent une certaine fatigue physique et psychologique, une impression d'indigestion de mets succulent comme le foie gras ou le homard...
 
Avec le recul, on perçoit plus facilement le côté extraordinaire de cette aventure.
 
 
Malgré notre clandestinité, nous avons profité au maximum avec en plus la petite excitation de faire des bêtises...  

 

Merci à Mireille qui m'a aidé à rédiger ce texte

Contact: le livre d'or ou huguesetpatriciabourgeois@gmail.com



Publié à 11:29 , le 26 janvier 2010, Iles Galapagos
Mots clefs :

Arrivée aux Galapagos

Publié dans U Galapagos

 

 ARRIVEE SUR SAN CRISTOBAL



 Lever du jour du 2 avril... Sept jours de traversée plus une nuit à ralentir et voir le lever du soleil derrière l'île de San Cristobal des Galápagos


Cabo Norte, San Cristobal
0,38° S     O89° 20' W


                        Il fait nuit noire, je sens pourtant déjà la lumière derrière l'horizon, prête à naître. Puis la nuit s'éclaircit; en face de moi, l'île se dessine en une ligne plus sombre, une ombre menaçante, mon imagination s'éveille. Le noir est devenu gris, le ciel se meut en un bleu profond et le soleil apparaît sur l'horizon, rougeoyant, très loin. La voûte s'éclaircie encore, le bleu  pâlit, je distingue maintenant nettement le ciel de la mer tandis que les nuages s'illuminent de cette lumière de vie. L'île se dessine nettement maintenant. D'une lueur furtive l'orange teinté de rouge s'étale sur un quart de cercle de terre puis  fond dans le bleu en montant vers le ciel. Ces deux rayons se cachent par moment derrière d'énormes cumulus en forme de champignons explosifs, ou d'autres formes mouvantes et rebondies. Et devant moi, toujours ce phénomène étrange de l'île Inconnue aux contours effrayants et énigmatiques. Comme un dessin sur une ligne d'eau mon imaginaire ce matin galope sur les crêtes de mes neurones.
Assister à un lever de soleil derrière une île mystérieuse et volcanique, élue entre toutes par la Nature, du nom de Galápagos, échaufferait l'imaginaire de n'importe lequel d'entre nous.

Passer de l'ombre à la lumière avec une grande émotion : C'est la récompense d'une nuit de navigateur.

                        Le 1er Avril, la veille de notre arrivée sur Cristobal, Denis nous envoie un mail pour nous avertir qu'à peines arrivées sur San Cristobal, ils ont décidé de repartir. Refroidis par l'accueil des agents, la main tendue pour réclamer d'abord 100 dollars suivis d'une liste de frais. Ce jour à 16H, ils nous appellent d'Isabela et nous apprennent qu'il n'y a pas de capitainerie et aucun agent pour faire la clairance d'entrée. Nous hésitons beaucoup. Cela nous rajoute une nuit de navigation. Mais on se décide car Isabela a la réputation d'être la plus belle et la plus sauvage des îles.

 

Le 2 Avril, en vue des îles enchantées: les Galapagos
à la base de la théorie Darwin sur l'évolution des espèces.


                       Nous naviguons le long des côtes de St Cristobal. Le spectacle est magnifique : nous observons des tas d'animaux marins ainsi que des oiseaux extraordinaires. Je suis surprise du caractère désertique de l ‘île. Je ne m'attendais pas à ça !


Kicker rock

 

Isla Santa Fé, que nous longeons avant d'attaquer la nuit vers Isabela
 
 
 
 



  Nous arrivons au petit matin devant l'île Tortuga à 15 miles d'Isabela. Cette île est un ancien volcan recouvert par la mer, elle est battue par les vagues et occupée par des colonie d'oiseaux.

  Contact: le livre d'or ou huguesetpatriciabourgeois@gmail.com



Publié à 04:24 , le 22 janvier 2010, Iles Galapagos
Mots clefs : CôtesGalapagosnavigationpayasgedésertiquefaunesousmarine

La traversée de Panama aux Galapagos

Publié dans U Galapagos

 

Traversée vers les  Galapagos,
830 miles

 


 

  Départ le 26 mars, jour anniversaire de Hugues. Quel symbole ! : Partir à l'assaut du Pacifique à cinquante ans, exactement, c'est comme renaître. Le soleil se couche, rien que pour nous, rose de bonheur.

 


 
28 mars

                        Deuxième jour de navigation, sans vent. A part le bruit du moteur, on aime bien, c'est comme à la maison, de l'énergie à gogo, des mouvements souples et lents qui permettent de travailler et d'admirer le paysage en toute quiétude. La mer est majestueuse, elle nous offre chaque jour sur un plateau argenté une magnifique boule incandescente. Avant d'éteindre la lumière, le ciel nous prépare un lit d'énergie pure, afin de nous aider à traverser les étoiles vers le jour. C'est le coup d'envoie d'une nouvelle nuit, les journées  passent très vite, hors du temps.


 
 

29 mars
 


  31 mars
6ème jour de navigation, sans vent.

                        Nous arrêtons le moteur régulièrement, pour reposer nos neurones et profiter d'un peu d'air dans les voiles pour avancer à : 2 ou 3 nœuds. Ce soir le vent est à zéro, le bateau est complètement immobile, les enfants et Hugues piquent une tête dans un abîme de trois milles mètres. Je reste figée à l'idée de sentir une multitude grouillante, invisible et menaçante sous mes pieds ; dans 10 mètres d'eau douteuse je panique...


31 mars


                        Au moteur, depuis 20 heures avec un vent de 5 à 10 nœuds, dans le nez : il est enfin venu, de là où on va...
Depuis notre départ de Panama les moteurs ont tourné  65 heures ce qui est honorable.


 1er Avril


 L'EQUATEUR : 00° 00' 27'' S         88°40'28''

A 60 Miles de l'île de San Cristobal, nous ralentissons au maximum le bateau pour arriver au lever du soleil sur les Galapagos



Le pot au noir ou zone de convergence intertropicale


qui désignait au XIX une situation peu clair et dangereuse.


                         Zone extrème que les marins n'aiment pas, c'est l'image du calme avant la tempête. Rien ne bouge, la mer est une gigantesque masse, lourde, mouvante de l'Intérieure, pas une ride en surface. Au loin, une gigantesque masse nuageuse, un cumulo-nimbus noir menaçant, en forme d'enclume qui peut avancer vite selon sa force, qui peut venir de derrière ou de devant. Dès que le bateau se trouve dessous, les vents peuvent monter jusqu'à 40 nœuds et changer de direction ce qui est stressant car il faut sans cesse adapter les réglages du bateau. Parfois, quand c'est possible, nous changeons de direction pour contourner ces « grains » quand ils sont trop menaçants.
Nous avons eu la chance de ne rencontrer que des grains faciles à gérer.
 

Contact: le livre d'or ou huguesetpatriciabourgeois@gmail.com



Publié à 07:52 , le 11 décembre 2009, Iles Galapagos
Mots clefs : équateurpot au noirpétolevoiliertraversée

départ de Panama vers Las Perlas

Publié dans T Panama

 

Départ de Panama
le 25 mars
 
 
Vers l'archipel des Perlas, à 40 miles, une journée de navigation


                        Nous quittons enfin Panama et les préparatifs  qui n'en finissent plus. C'est bien connu, le bateau n'est jamais prêt à 100%, il faut l'accepter et partir.

Il n'y a pas une goutte de vent, la mer d'huile se confond avec le ciel dans une légère brume qui pourrait ressembler à de la pollution ! l'ambiance est mystérieuse, d'énormes cargos surgissent du brouillard, comme des âmes en peine d'un passage vers l'autre océan. Des pélicans volent en escadrons, rasant l'eau, ce miroir mouvant, reflétant les moindres mouvements, des nuages aux oiseaux. Au loin un frisson m'interpelle, il avance vers nous, aux jumelles nous identifions un énorme banc de poisson. Le frisson approche et nous distinguons des milliers de dauphins s'ébrouant dans la joie, notre excitation est au comble, il passe devant le bateau et s'éloigne. Ce bref moment fut d'une extraordinaire intensité, comme un frisson qui parcourt le corps...

C'est le plus beau cadeau que l'on puisse imaginer.
 


                        Après une navigation entre certaines îles ( plus de 200 îles et îlots dans cet archipel), nous jetons l'ancre devant la « Isla Cantadora », c'est la principale, avec un aérodrome, des restaurants et des belles villas de week-end pour les riches Panaméens. Il fait déjà nuit et après réflexion nous décidons de rester sur le bateau pour fêter, simplement, les cinquante ans d'Hugues. Il voulait le faire, en route, loin de la civilisation.
 

Contact: le livre d'or ou huguesetpatriciabourgeois@gmail.com



Publié à 02:03 , le 2 décembre 2009, Panamá
Mots clefs : milierbancpoissonsdauphins

Panama City

Publié dans T Panama

 

Panama City

Du 9mars au 25 mars


Plus important centre financier d'Amérique centrale...

Il faut savoir que les plus gros portes conteneurs payent jusqu'a:

trois cent mille dollars (300 000 $) le passage du canal...
 

Le contraste choquant entre un centre ville peuplé de buildings et les bas quartiers imbriqués, sous les édifices, à la porte de la vielle ville en premier plan. On ne peut pas les manquer.

 
Panama viejo, fondée en 1519, connu une rapide fortune grâce à sa situation. Elle été relié à Portobelo par une route pavée encore visible aujourd'hui. Cette cité fut pillée et ruinée, en 1671, par le pirate Henry Morgan...

 

                        Nous sommes là, mouillé à Flamingo bay, surtout pour préparer le bateau, la traversée du Pacifique et profiter des prix de Panama. Le bateau se remplit de jour en jour, on se demande à chaque fois où caser tant de provisions.

 

 

Départ de Panama le 25 au matin.
 
Arrêtés à la station d'essence de Flamengo Marina, la veille de partir, par trois « raquetteurs » du gouvernement. Ils sont là juste pour nous soutirer quelques dollars de plus : 25$ pour l'immigration sans regarder nos passeports... 15$  pour le sanitaire sans visiter le bateau. Le 3ème « raquetteur » n'y arrivera pas, il voulait nous donner 100 à 500$ d'amende pour dépassement du délai de la date de sortie du territoire. Nous tenons le coup en « pleurant » !

On ne sait pas vraiment, s'ils travaillent pour l'administration. La corruption est présente sous chacun de nos pas.

Arrivée aux Marquise nous apprendrons que notre carte bleue a été piratée, sûrement dans un distributeur car nous ne la quittons jamais des yeux...Heureusement que les assurances marchent bien, car cet homme dépensait 300$ par jour et c'est notre banque qui a décelé cette anomalie.


 

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Publié à 04:53 , le 19 novembre 2009, Panamá
Mots clefs : traversséeprovisionspreparatifsOceanPacifique

Le Canal de Panama

Publié dans T Panama

 

Le Canal de PANAMA


Vers Colon en passant par la comarca de Sam Blas, le territoire des Cunas, mi-indépendant.
 


                        Le Panama est découvert par l'explorateur espagnole Rodrigo de Bastidas en 1501, revendiqué par Cristophe Colomb en 1502...
Son histoire est liée à sa position stratégique ; un isthme étroit, reliant l'Amérique du Nord et l'Amérique du Sud. C'est un passage est donc un mélange extraordinaire de différentes cultures, faunes et flores.
 
 
 
 
Le canal de Panama
 
                         Après le succès de la construction du canal de Suez, inauguré en 1869, Ferdinand de Lesseps monte la compagnie universelle, chargée de construire un canal interocéanique, au Panama, en 1881. Les travaux prennent un énorme retard en raison des dépassements budgétaires et des difficultés liées aux conditions sanitaires ; on compte 20 000 morts de la fièvre jaune et du paludisme. Pour se sortir de l'impasse, Ferdinand de Lesseps fera appel aux capitaux des petits épargnants et a des fonds publics.
 
                        Malheureusement la faillite de la compagnie du canal, en 1889, provoque le premier crack boursier et ruine 85 000 souscripteurs, qui portent plainte contre Lesseps. En 1892, un scandale politico financier éclate au grand jour, secouant la IIIème république Française. On reproche à des dirigeants d'avoir reçu des pots de vin et aux entrepreneurs (comme Gustave Eifel) et banquiers d'avoir surcoté leurs services. Ferdinand de Lesseps meurt fou, en 1894, avant la fin de son procès.
 
                        Après quatorze années, de manœuvres politiques, les Etats-unis, avec Roosevelt comme président,   rachètent la compagnie et soutiennent une révolution de la province de Panama contre la Colombie. Panama devient un pays et cède la zone qui longe le futur canal aux Américains. En 1906, les travaux recommencent et c'est un vieux remorqueur Français qui, le premier, descend les écluses vers le Pacifique, le 7 janvier 1914.

                        En 1977, le traité Torrijos-Carter prévoit le retrait progressif des Américains jusqu'en 1999.
Le 20 décembre 1989, 35 000 soldats Américains débarquent et reprennent le control du pays, laissé aux mains du dictateur Noriega.

                        Le 31 décembre 1999 à 11 heures, le canal devient totalement Panaméen.
 
Depuis, le Panama relève le défi en entreprenant la construction d'un troisième jeu d'écluses pour répondre aux besoins croissants du commerce international.
 
 
 
 
 
 

 
 
                        C'est avec une grande émotion que nous pénétrons dans la baie Limon , parsemée de gros cargos. Juste après la passe houleuse, à tribord, se trouve la marina de shelter bay, seuls abris accueillant, à dimension humaine.


                        Pour Camille et Antoine, cette halte représente une véritable trêve. Ils sont entourés d'enfants, vont et viennent à leur guise, sautent à volonté dans la piscine, se paient des glaces et des fous rires. Antoine est transformé car enfin il a un copain de son âge avec qui il s'entend à merveille et pour couronner le tout : les parents Dulce et Thierry  sont super sympathiques, en une semaine nous avons su lier un lien amicale qui j'espère durera longtemps...

 
 
 
 


                        La célèbre marina de colon est en procès avec les autorités Panaméennes. Nous arriverons trois heures après les bulldozers, il ne reste plus rien du yacht-club qui a vu passé des centaines de marins. On dirait qu'il y a eu la guerre dans ce coin, je n'ai pas le droit de sortir mon appareil photo, il a fallu longuement parlementer pour passer le conteneur qui bloquait l'entrée du port. Nous avons pitié des bateaux amarrés à des pontons fantômes ; cette vision est à l'image de cette ville gangrenée par la violence. Il est fortement conseillé de ne pas se promener, nous irons en taxi, histoire de voler quelques photos de bus pour compléter ma collection.
 
 


                        On les appelle les diables rouges. Ce sont des bus conduits par des privés, qui veulent faire du chiffre, au détriment de la sécurité des personnes. Ils s'arrêtent en double fils, démarrent en trombe avant que la porte ne soit fermée... Il y a de nombreux morts chaque année (dixit, un chauffeur de taxi local !).


                        Ce passage du canal nous inquiète depuis plus d'un mois car comme à l'accoutumée beaucoup d'histoires circulent et en particulier les mauvaises... Selon certains, il faudrait attendre plus d'un mois avant de passer. Notre délai sera d'une semaine.

Toutes les formalités sont faites par un agent qu'il faut bien choisir. Le nôtre nous a obligé à faire beaucoup de démarches (formalités d'entrée, sortie, crusing permit, mesure du bateau, location de pneu et longs bouts, dépôt d'une caution à la banque, réservation et paiement du passage, réservation de liner si besoin...). Les informations circulent entre bateaux et il est facile de les obtenir au fur et à mesure. On peut se proposer comme « liner » sur un bateau qui passe, pour avoir une première expérience.

En tant que catamaran, on aurait dû passer entre deux monocoques et donc ne pas avoir à lancer les lignes. Nous avons compté nos équipiers un peu à la légère, sur les cinq obligatoires, il y avait sur Lô Alfred Mac Leod, venu de Bogota avec son amie Colombienne Nora et quatre enfants de 14, 13, 12, et 11, moi et Hugues.

Il est 19H, dans la baie de Limon, le bateau est fin prêt, entouré d'une double rangée de pneus. Nous attendons le pilote qui doit sauter sur le bateau. Nous sommes prévenus ; si le remorqueur, qui dépose le pilote, venait à heurter Lô, ce n'est pas lui qui est responsable ! De même, il a fallu déposer une caution de 600 dollars, au cas où on égratignerait les murs du canal ! Après avoir payé le passage, 800 dollars.

Il y a deux sortes de pilotes, ceux qui prennent les commandes des gros cargos et ceux qui débarquent sur les petites unités uniquement pour donner des conseils et vérifier que tout est conforme.
L'accostage se fait correctement, le pilote nous annonce que le troisième bateau s'est décommandé au dernier moment, nous sommes plus que deux ! Devant les premières portes du Canal, il fait nuit, d'énormes cargos nous passent devant, il ne faut pas rater notre tour, sous peine de perdre la caution et de recommencer toute la procédure. Dix minutes avant le passage, le pilote nous annonce que le troisième bateau est un moteur yacht, trop haut pour se coller à lui. Nous sommes seul à passer ! la nouvelle nous affole, Hugues vérifie la longueur de ses boutes et fait des rajouts en cachette du pilote. Je décide de faire travailler Antoine et Mathieu comme liner. Heureusement, le pilote, très conciliant, supervise le boulot des enfants.
 
Il aurait pu annuler le passage en déclarant que l'équipe n'était pas conforme...

 
Finalement tout s'est très bien passé, les garçons étaient super contents et fiers d'avoir été indispensable.
 
 
 
 

 
Les portes du Pacifique s'ouvrent vers la fin de notre voyage. Nous avons l'impression d'être de retour chez nous, avec du plaisir et une certaine amertume.
 
Heureusement, la route est encore longue et nous avons encore de merveilleux endroits à découvrir...


Contact: le livre d'or ou huguesetpatriciabourgeois@gmail.com



Publié à 11:19 , le 29 octobre 2009, Panamá
Mots clefs : cargotsconteneursdrapeauxnavigationcanalfamille

Panama et les îles Sanblas

Publié dans T Panama

 

PANAMA

Les îles Samblas
 
Comarca Kuna Yala, territoire autonome, depuis 1925, des Indiens Kuna, citoyens Panaméen.
150 miles, une nuit de navigation du 10 au 11 février


                        Nous sommes restés bloqués 10 jours dans l'archipel des Rosario, à attendre la bonne fenêtre météo. La nuit est malgré tout très agitée, nous étions dubitatifs sur la nécessité d'attendre une bonne houle, nous réalisons à quel point cette mer n'est pas confortable.

                        Arrivée seul au petit matin à Isla Pino, nous sommes rejoint, trois heures après, par une équipe de 8 bateaux dont Beduina. Nous avons le temps de visiter le village, seul. Hugues organise avec le chef une consultation médicale. Malheureusement, nous n'avons pas de médicaments à donner et les Indiens seront globalement déçus et non reconnaissants. Hugues prend la tension des vieux, donne des conseils et rédige des ordonnances. Un Cuna sachant parler l'anglais nous guide. Leur accueil est très mitigé, ils ne veulent absolument pas être pris en photo et je dois négocier longuement pour obtenir de rares clichés. Je me demande, s'ils veulent de l'argent ou s'ils ont vraiment peur qu'on leur vole leur âme !
Je ne les trouve pas très sympathiques...


  Isla Pino
                        Départ le 14 février, 14 miles à parcourir, grosse houle, vers Ustupu. Nous sommes encore dans le sud où les pratiques sont restées très conservatrices. Toutes les femmes, sans exception, portent le Mola traditionnel.
C'est la fête de la révolution de 1925, une pièce de théâtre grandeur nature se joue dans les rues de ce village atypique, non touristique. Leur drapeau date de cette période et devance celui que l'on n'aime pas. Cet emblème flottant un peu partout rend ce lieu étrange.

 
 
 
 
 
 
 
 
  Ustupu
 
                        Antoine a contracté une variété de varicelle, de la tribu des Cunas, 10 jours après ce charmant cliché. Il s'est peu a peu couvert de boutons (heureusement le virus a épargné son visage) avec de terribles démangeaisons. C'était peut-être bien une allergie au CNED ou à la famille ? il ne manquait plus que ça pour le décourager...D'autant plus que nous naviguons avec Béduina et donc Talita. Camille fait d'énormes progrès en anglais. Antoine, spectateur de cette amitié, se trouve trop souvent seul à bord, à ravaler péniblement ce sentiment de jalousie si facile à laisser exploser dès que Camille esquisse un sourire de contentement. Ce voyage est plus facile à vivre pour elle, question d'âge, de rencontres, et de caractère.

                        Pour faire plaisir aux enfants, nous décidons de partir vers des eaux claires et poissonneuses. Nous quittons Ustupu, les traditions Cunas, les eaux troubles et marécageuses.
A peine l'encre levée, nous contournons un bateau en lui demandant si le chenal intérieur est praticable, l'extérieure de l'île paraît très agitée et nous ne voulons pas être secoués... Cinq minutes de navigation suffisent à nous coller sur un haut fond, impossible à voir sous cette eau boueuse. Par miracle nous réussirons à nous dégager : gros stress ! Aux Samblas il n'y a rien, même pas quelques légumes à acheter, que des tarots et des bananes. Hugues plonge, dans la seconde, pour voir l'état des coques et surtout des safrans. 15 longues minutes à le regarder plonger et replonger pour faire une inspection complète : rien de grave ! nous repartons. En contournant l'île, la mer devient houleuse, Hugues plongés dans ses pensés, se précipite d'un coup, la tête dans le coffre bâbord arrière et décide précipitamment de faire demi-tour. En touchant, la pièce de bois soutenant le système hydraulique de la direction et du pilote automatiques' est fendu. À chaque mouvement, elle manque de se rompre, il faut agir vite avant d'en arriver au grave problème. Fort heureusement, Béduina fait demi-tour pour nous aider à réparer.
 
l'attente à Ustupu avec Béduina, les Brésiliens: Hugo, Ghislaine et Talita.
 
 
 
Le 16 février, après deux jours de travail acharné, nous partons, enfin vers Islandia. Les enfants sont heureux de trouver de l'eau où plonger.
 
 
  Islandia
 

 

Le 17 février, nous levons l'ancre, il faut avancer tant que la météo le permet !
 
Ailligandi
 
J'ai un pincement au cœur en passant devant cette île entièrement recouverte de case. La révolution a débuté ici, et les commémorations doivent être plus importantes. Il y a même un « musée ». On ne peut pas tout faire ! cette phrase qui me hante déjà depuis plus d'un an...
 
 
Isla Mono
 
                        Nous finirons par mouiller dans un endroit sans grand intérêt à part celui de nous faire raqueter une fois de plus par la population locale. Je n'aime pas leur système. À peine arrivée, un Indien vient demander entre 5 et 10 dollars US, on ne sait pas vraiment à l'avance. Dans les îles très touristiques et très belles, c'est plutôt 5 dollars ! Ici à isla Mono  c'est 10 dollars, allez savoir pourquoi ? A Islandia, le Cuna nous a même dit qu'il aurait pu nous faire payer plus cher car nous avions fait le tour de l'île à pied ! Ce rapport à l'argent gâche le premier contact, nous aimons l'illusion d'être accueilli à bras ouverts et de pratiquer l'échange.
 
 
Cayes Ratones
18 février
 Beau mouillage complètement sauvage avec deux ou trois habitants qui te laissent tranquille. L'île est belle, l'eau est claire avec de beaux récifs, mais la houle entre et la nuit est mouvementée.
 
 
 
 
 
 
19 février, Cayé Hollandes
La navigation est difficile avec trois mètres de houle. Il faut négocier des passages entre plusieurs récifs, le vent se lève et nous arrivons à temps pour découvrir, effectivement, un très bel endroit, mais bondé de bateaux. C'est le rendez-vous de tous les voileux qui shintent en général le sud et arrivent directement de Carthagène. Les Béduinas sont aux anges en retrouvant leurs amis Saint Dominicains, Argentins et Brésiliens. Nous rencontrons un couple d'Américains de Seattle, avec trois enfants. Le temps n'est pas au rendez-vous, mais les enfants s'amusent bien et c'est le principale.
 
 
 
 
Cayé Hollandes, Camille avec Talita.
 
 
 
22 février, Limon Cayes
 
Limon cayes
 
  Toujours autant de bateaux, pour moi le charme est rompu, je n'ai plus rien à découvrir.
 
 

Antoine revit, il plonge et s'éclate et nous sommes tous, heureux.
 
 

Le 25 février, départ vers isla Lington
C'est une « baie garage » où les navigateurs hivernent leurs bateaux. Non loin, existe, la marina du Français, mal entretenu, où les coques amarrées à des bouées, ne sont pas tout à fait, laissées à l'abandon.
La seule attraction est offerte par une île occupée de singes assez agressifs, que l'on peut nourrir, sans leur laisser l'opportunité de sauter dans le dingy : cris et fous rire assurés !

 
 
 
26 février : Portobelo
 

Portobelo: ville historique

                        Portobelo née et meurt sous la menace des pirates. Après la destruction du village « nombre de dios » par Francis Drake, en 1596, les Espagnols décident de se retirer dans la baie dénommée Portobelo. Pendant 100 ans, ils n'auront cessé de construire des forteresses pour attaquer les pirates trop curieux de cette nouvelle cité en plein essor.
A partir de 1740, les actes de piraterie à répétition entraînent la désertion du lieu.
Aujourd'hui Portobelo est classé au patrimoine mondiale de l'humanité.
 
  Au couché du soleil, promenade féerique le long du fleuve donnant sur la baie.


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Publié à 01:42 , le 12 octobre 2009, Panamá
Mots clefs :

Carthagène, la plus belle ville coloniale d'Amérique du sud

Publié dans S Colombie

 

De Santo Domingo à La Colombie

 

 

Du 20 au 24 janvier

4 jours et 3 nuits de navigation

                     La dernière nuit, au large du Cabo de Vela, réputé dangereux, le vent se lève, accompagné d'une mer très agitée,   d'une forte houle courte, secouant le bateau de tous les côtés. Certains, prétendent que le Cabo de Vela correspond au Cap Horn des Antilles. Une chose est sûre :

la mer des Caraïbes n'est pas tranquille.

 

LA  COLOMBIE

En souvenir de Christophe Colomb.

 

                  Il ne reste qu'un pour cent d'Amérindiens, descendant des Chibchas, culturellement proche des Incas (la population indienne d'Amérique latine est estimée à 26,3 millions dont 24 sont en Bolivie).

Les Chibchas furent de remarquables orfèvres, on a retrouvé quantité de petits objets, colliers et figurines, en or, datant de 1000 à 1500 avant Jésus Chris.

Le musée de l'or est impressionnant de richesse et de créativité, toutes ces figurines, représentant des dieux, semblent encore veiller sur nous.

La capitale, Bogota, située à 2600 mètre, est la terre originelle des chibchas, préférant vivre sur les hauteurs plus près des dieux.

La Colombie est le plus grand producteur d'émeraudes au monde.

 

Un brin d'Histoire :

                        Après la découverte par Christophe Colomb en 1502, le même processus d'asservissement des Indiens puis des noirs, prend place.

Des révoltes apparaissent et le 10 août 1819 Simon Bolivar (personnage ultra célèbre dans toute l'Amérique du Sud), parti du Venezuela, entre dans Bogota et proclame l'indépendance de la Nouvelle-Grenade. Le « Libertador » fonde alors la Grande-Colombie qui réunit : la Nouvelle-Grenade (actuelle Colombie), Panama, Venezuela, Equateur. Cette expérience de fédération panaméricaine ne survivra pas à son inspirateur, dès 1830, le Venezuela et l'Equateur font sécession.

Le XIX ème siècle est marqué par 52 guerres civile dont la plus violente fut la guerre des milles jours, de 1899 à 1902 (100 000 victimes).

En 1903, soutenu par les Etats-unis, le Panama fait sécession et accède à l'indépendance. Jusqu'en 1930, la Colombie connaît une période de stabilité et se consacre à son développement économique.

 

À partir de 1945, la guérilla prend place entre le peuple (la violencia), les grands propriétaires (los Bandoleros) et le gouvernement.

C'est en 1964 que les principaux mouvements de lutte armées se mettent en place, le plus célèbre étant le FARC (Fuerzas armadas revolucionarias de Colombia). La guérilla est organisée et les gouvernements successifs seront incapables de la réduire.

                     En 1989, le gouvernement se lance, avec l'aide de Washington, dans une guerre totale contre les trafiquants de drogues. Plus de 10 000 personnes sont arrêtées, et les biens des suspects sont confisqués (nous verrons à Carthagène des immeubles entiers sans vie et à Rosario de superbes villas dans un état d'abandon).

 

                     Lors de l'élection présidentielle de 1990, trois candidas sont assassinés. 1500 cadres d'un petit parti de gauche (l'union patriotique) seront liquidés en l'espace de quelques mois. Ce parti n'existe plus... Ces méthodes expéditives sont encore pratiquées de nos jours.... Selon les dires !

 

En 1993, Pablo Escobar, le chef du cartel de Medellin, est tué par les forces de sécurité du gouvernement

En 1996, le taux d'homicide est de 89,5 pour 100 000 habitants, ce qui place la Colombie comme le pays le plus violent du Monde.

De violences en pourparlers de paix avortés, le pays va mal. Une grande partie de la population ne sait faire que, la guérilla, trafiquer de la drogue et prendre des otages, pour financer la guérilla.

Alvaro Uribe élu président, en mai 2002, séduit les Colombiens par la fermeté de son discours, sa devise :

«  de la poigne et du coeur ».

En 2004, le taux d'homicide baisse de 42%, Uribe est réélu en 2006.

 

CARTHAGENE

Du 24 au 31 janvier

 

  Fondée en 1533 par les Espagnols, la ville exporte du pétrole, du café et du tabac.

                     
 
                     Pour pénétrer dans la baie, nous devons passer par-dessus un mur sous-marin, affleurant l'eau, construit dans les années 1600 pour couler les bateaux pirates osant s'aventurer à l'intérieure de cette splendide cité regorgeant de richesses récoltées au fil des pillages. Depuis une brèche à été creusée, il faut bien viser !

 

 

                     Nous sommes accueillis par la statue de la vierge, se détachant sur un fond composé d'immeubles pratiquement neufs, blancs, encadrant la vielle ville. L'ensemble donne une impression de propreté inhabituelle dans les pays d'Amérique du Sud. La présence de nombreux bateaux militaires confirme que cette zone est complètement sécurisée. Le gouvernement veut développer le tourisme et faire de Carthagène un exemple.

À la tombé du soleil, les tours entourant la baie restent à 90% noires, aucune vie à l'intérieure, c'est très étrange. Il paraît que l'une d'entre elles appartient à un milliardaire qui ne veut pas avoir de voisins... Il y a du blanchiment d'argent dans l'air, ou des biens confisqués.

 

 

                     La vielle ville de Carthagène est charmante, propre, vivante. Elle possède des rues chics avec de beaux magasins et des hôtels de luxes.

Des musées à tous les coins de rues, des expositions d'art contemporains, des églises...

 

 

 

                     Dès que l'on s'écarte un peu du sentier touristique, on découvre la vraie vie des gens, de cette vielle ville parfois décrépie aux allures d'une ancienne princesse. Je ne me suis jamais senti en insécurité, même dans certaines rues grouillantes, certifiant que nous sommes bien en Amérique Latine.

 

 

Fernando Botero (1932-)

 

                     Né à Medellin, il suit une formation de torero avant de se consacrer entièrement à la peinture. Il s'installe à Bogota en 1951, à New York en 1960 et à Paris en 1973. Son œuvre se caractérise par la représentation de personnages au physique volontairement disproportionné et le détournement quasi systématique de tableaux célèbres tels, Dürer, Vélasquez, David, Bonnard, Léonard de Vinci...

En 1977, il participe à la documenta de Kassel et en 1992 il expose 32 sculptures monumentales, entre la Concorde et les Champs Elysés.

 

 

 

Départ de Carthagène le 31 janvier en direction de l'archipel de Rosario.

 

 

Avec Fred, un ami qui vit à Bogota depuis deux ans.

Pour les Colombiens, Carthagène est considérée comme la côte d'azur en France ; des gens vivants sous le soleil donc forcément beaucoup plus paresseux que ceux vivant dans le froid !

Le président Uribe fait un bon travail d'assainissement et la Colombie deviendra un pays plein d'avenir. De gros problèmes subsistent encore :

En novembre 2007, pendant la campagne électorale, 26 candidats, aux postes de gouverneurs de province, ont été tués.

En mars 2008, une opération militaire contre les FARCS, à la frontière avec l'Equateur, a tué le deuxième de l'organisation. Malheureusement, l'événement s'est produit en Equateur (dans la jungle, la frontière est difficile à maîtriser!). La Colombie s'est excusée pour être intervenu hors de son territoire. À l'examen des documents récupérés, lors de l'assaut, Uribe s'est rendu compte que les FARCS étaient financés par l'Equateur et le Venezuela. Les relations diplomatiques se sont fortement détérioré, la Colombie est à droite...

Il reste encore 10 000 hectares de cocaïne, malgré la lutte des autorités. 

 

 

 

Archipel des Rosario

Isla Grande 

Entourés de minuscules petits îlots

 

Du 31 janvier au 10 février

Bloqués par le mauvais temps.
 

 

 

Archipel avec de minuscules îles dont la surface est entièrement occupée par de superbes maisons. Quelques-unes semblent abandonnées, c'est étrange.

 

 

Visite d'un aquarium à ciel ouvert, occupant la totalité d'une petite île.

 

 

Sur Isla Grande, notre mouillage, un colombien passionné d'oiseaux nous montre sa volière occupée de spécimens étranges, comme sortie de la tête d'un créateur fou.

 


 

 

 

Nous attendons une fenêtre météo pour traverser le cul-de-sac de la mer des Caraïbes. C'est surtout la houle qu'il faut surveiller car les vagues peuvent devenir hautes, courtes, dangereuses et un peu dans toutes les directions. Nous suivons les conseils de nos nouveaux amis : deux bateaux Brésiliens dont Béduina rencontré à Carthagène, un bateau Argentin, un Espagnol et un Dominicain. Nous quittons Rosario, ensemble, vers Isla Pino dans les Samblas (Panama)

 

Vers les Samblas

 

 

Talita, 13 ans (superbe rencontre pour Camille, elles parlent anglais ensemble et s'entendent à merveille).

Hugo et Ghislaine ; ils ont quitté le Brésil et naviguent depuis trois ans. Leur projet est d'être fin 2009 en Australie pour travailler. La belle aubaine ! nous allons essayer de nous suivre...

Antoine n'a pas trouvé de nouveau copain, les garçons, de plus de 12 ans, qui traînent sur l'eau, sont rarissimes.

 

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Publié à 10:40 , le 17 septembre 2009, Colombie
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Cuba

Publié dans R Cuba

 CUBA

 

             La colonisation de Cuba commence en 1511, en moins de 5 ans la population indigène est massacrée.
C'est une base de ravitaillement pour les expéditions espagnoles vers le Mexique et Panama. Les trésors récupérés par les Espagnols, en Amérique du sud, transitaient d'abord à Carthagène (Colombie) puis à la Havane, avant d'êtres envoyés vers L'Espagne.
L'activité économique est basée sur la canne à sucre, le tabac et les plantes tinctoriales. Les produits Cubains connaissent un formidable essor après la révolte Haïtienne qui ruine Saint Domingue.

L'esclavage fut aboli en 1880 et l'égalité des droits entre les noirs et les blancs proclamé en 1893. Les Cubains s'insurgent de nouveau en 1895 sous le commandement de José Marti (déclaré héro national, premier instigateur de la révolution).
Les Etats-unis qui contrôlaient déjà le marché du sucre, intervient au côté des insurgés en 1898 provoquant la guerre hispano-américaine. Le but officiel est de libérer Cuba du joug Espagnol. Le 10 décembre 1898, le traité de paix, signé à Paris, prévoit que l'Espagne abandonne Cuba qui devient un protectorat Américain jusqu'en 1934. Le 10 mars 1952, Batista s'empare du pouvoir, les Américains contrôle 80% de l'économie du pays.

À partir de décembre 1956, Fidel Castro et Che Guevara mènent une guérilla contre l'armée régulière. En mars 1958, les Etats-Unis suspendent la livraison d'armes à Batista qui quitte le pays en Janvier 1959. Un gouvernement provisoire est nommé avec à sa tête Fidel Castro.
Octobre 1960 Washington impose à l'île un embargo. Le 17 avril 1961, un commando d'exilés anticastristes soutenus et entraînés par les Etats-Unis débarque dans la baie des cochons pour renverser le gouvernement, le résultat est un échec total.
1962, c'est la crise de fusées : Kennedy demande à Khrouchtchev de retirer ses rampes de missiles...
De1965 à 1973 un pont aérien est mis en place, 260 000 personnes émigrent aux Etat-Unis.
À partir de 1975, les forces de combat cubaine s'engagent en Angola, Ethiopie, Yemen-du-sud, Salvador, Nicaragua.


L'économie Cubaine reçoit quotidiennement 3 millions de dollars d'aide soviétique jusqu'en 1989.


Le mécontentement général et l'aggravation de la pauvreté amène le gouvernement à engager des réformes, comme la possession de dollars, autrefois considérée comme un délit passible d'emprisonnement, qui est légalisé en 1993. Malheureusement les doits de l'homme continuent d'être bafoué, les inégalités entre ceux ayant accès aux devises étrangères et ceux payés en pesos, ne cessent de se creuser.
En 1998, la visite du pape Jean-paul II sort Cuba de son isolement, les Etats-Unis sont contraints d'assouplir l'embargo.
En 1999, un durcissement du régime s'exerce à nouveau à l'encontre de toute contestation sociale, politique et civile.




            On a tous vu, des images de Cuba. Le choc reste fort, avoir été à la Havane restera une expérience inoubliable. Quelques pas dans la ville et nous sommes plongé dans l'ambiance révolutionnaire : des affiches de propagande, souvent peinte à même le mur, des portraits du CHE et de Fidel à tous les coins de rues, le drapeau flottant sur les plus grands bâtiments et en travers des rues.


            Le CHE figure récurrente, que l'on condamne et admire en même temps. C'est un héro romantique, symbolisant la lutte pour un idéal,   mais la réalité concrète est triste voir dramatique pour des milliers de personnes qui souffrent encore de ce régime dictatorial. Certains pensent qu'il y a du bon à privilégier l'intérêt général au détriment de la personne ? L'éducation est performante, à la portée de tous (taux d'alphabétisation : 97,3%). La médecine cubaine est une des meilleur au monde, Cuba exporte ses médecins. La vielle ville est magnifique, et possède un remarquable patrimoine architectural, plusieurs universités, musées et bibliothèque. La vie culturelle est intense...




 Il faut se dépêcher d'y aller, car Fidel Castro est très malade, personne ne sait où il se trouve. Son frère amorce déjà les prémices d'une future politique d'ouverture.

Cette ambiance vieillotte des années soixante donne un charme fou à cette ville.
 

 


            Les rues sont pratiquement vides, de vielles voitures passent régulièrement, beaucoup de vélos transportant des passagers. Des joueurs sont installés autour d'une table quasiment au milieu de la route. On se croirait un dimanche permanent, sauf dans le centre historique où les touristes affluent. Il faut absolument se perdre dans les autres quartiers et tomber sur cette rue insolite :

 


EL CALLEJON DE HAMEL
Une rue entière, consacrée à l'art, avec expo et animations le samedi matin.


Notre meilleur souvenir :

 

   BAR MONSERATE

Un morito devant un excellent groupe de salsa.
Depuis le 1er janvier, la Havane fête le cinquantenaire de la révolution.
 
 
 
 

la Bodeguita
Incontournable bar où Ernest Hemingway buvait son Mojito




 
Merci pour ce beau voyage.


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Publié à 02:14 , le 20 juillet 2009, Cuba
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Haïti

Publié dans Q Haiti

 HAÏTI

Du 14 au 17 janvier, 4 jours sur les routes à découvrir deux pays complètement différents. C'est la seule île au monde coupé en deux nations indépendantes.

            Nous avons la grande chance de le faire avec ma tante et mon oncle, ambassadeur de Saint Domingue à Haïti. À  la frontière, pour sortir d'Haïti la queue de voitures en tout genre est longue ; passée la ligne, sur quelques kilomètres, les barrages de contrôle sont nombreux. Les deux voitures diplomatiques (avec garde du corps...) sont connues et nous évitons toutes ces formalités qui doivent durer des heures !  Cette frontière est un enjeu majeur, en particulier la réglementation des échanges commerciaux et le flux des immigrants Haïtiens.
 

 

            Que penser de ce pays ? Garder nos idées préconçues enfoncées, dans notre cervelle, à coup de média ou le regarder avec un oeil neuf et écouter, ne jamais juger ! nous voyageons à la manière d'un zapping à la recherche du flash culturel et émotionnel. Haïti fait partie de ses pays possédant une très forte personnalité. En trois jour, on ne comprend rien, on ingurgite et seulement après, commence une lente digestion faite de réflexion, de comparaisons, et de lectures.
 


            Premier flash :, les routes surpeuplées, les bus sur colorés formants un mélange explosant ; entre l'Afrique, les Caraïbes et la colonie Française. Les gens vivent et font du commerce dans la rue, il est donc très difficile d'établir des statistiques car rien n'est déclaré.


            Toutes les préoccupations de chacun sont inscrites aux yeux de tous, la religion l'amour, le foot... Le gouvernement fait passer ses messages au travers de grandes publicités, les réponses se font à même  le mur, Port-Au-Prince est un livre d'images...
 
 
 

            Les Catholiques représentent 85 % mais pratiquement tous les Haïtiens pratiquent le culte vaudou : religion originaire du continent africain, diffusé à travers la traite des noirs (comme le candomblé du Brésil).
Croyance selon laquelle tout objet et tout être vivants possèdent une âme, le vaudou s'est enrichi, par syncrétisme, des rites chrétiens. Par exemple l'utilisation du symbole de la croix est issue du christianisme.
Le vaudou vient du Bénin où il est religion d'état depuis 1996 ; dans la langue fon du Bénin, vodun veut dire « esprit ».
Le but du rituel est d'être « chevauché par les esprits », celui qui parvient à cet état, de transe, peut se faire le porte-parole de l'esprit en question et ainsi guérir des malades, prodiguer des conseils, prédire l'avenir...Le vaudou est aussi le théâtre de nombreuses pratiques mystérieuses et magiques réservées aux seuls initiés ?
 
 
 
 
 
 
Présence des Nations Unis avec la MINUSTAH (Mission des Nations Unis pour la Stabilisation d'Haïti), installée depuis juin 2004.
Plus de 8 millions d'habitants, 302 hbts au Km 2.
Faible espérance de vie : 53 ans
L'école est obligatoire jusqu'à 12 ans
Les infrastructures font cruellement défaut, c'est pour cella qu'il a une quantité incroyable d'école privés qui coûte cher.
Problème de déforestation et d'érosion dont les débris arrivent jusqu'à la mer détruisant les récifs coralliens, aggravé par les fréquents passages de cyclone destructeurs.




La quasi-totalité des Haïtiens descend d'esclaves noirs (95%)
UNE HISTOIRE RICHE : LA PREMIERE REPUBLIQUE NOIRE



                        Toussaint l'ouverture : Ancien esclave, générale et homme politique, précurseur de l'indépendance. Son surnom lui vient de son habilité guerrière. En 1800, il réorganise le fonctionnement des plantations et instaure les travaux forcés. Promut gouverneur, il n'hésite pas à réprimer les révoltes (aussi bien des mulâtres que des Noirs) dans le sang. Il s'adresse à Napoléon en signant : « le premier des Noirs au premier des Blancs ». Il meurt en Prison. Aujourd'hui il est considéré comme un héros national.

                     Jean-Jacques Dessalines, ancien esclave et officier de Toussaint, reprend les armes contre la France. L'indépendance d'Haïti est proclamée le 1er janvier 1804. Jean jacques Dessalines prend le titre d'empereur  sous le nom de Jacques Ier. Il est assassiné en 1806 par ses anciens partisans.

Encore dépendante de la France, qui réclame une indemnité financière pour reconnaître son indépendance, Haïti ne parvient pas à se stabiliser sur le plan politique et les guerres civiles  se succèdent.
1849, Faustin Soulouque se proclame empereur sous le nom de Faustin Ier et règne en despote pendant dix ans. Il est renversé par le mulâtre Nicolas Geffrad qui restaure la république...
À partir de 1906, les Etats-Unis s'intéressent au pays, qu'ils occupent militairement le 28 juillet 1915. En 1918, une insurrection éclate contre le pouvoir américain tuant 15 000 personnes. Ils finissent par quitter l'île, en 1934, après avoir réalisé des travaux de modernisation des infrastructures, mais aux dépens des défavorisés.
La fin de l'occupation américaine et la crise économique mondiale encouragent des mini dictatures qui se succèdent.
                     1957, François Duvalier, dit « papa Doc » est élu président de la république. À l'aide d'une milice paramilitaire, surnommée les « tontons macoutes » il mène une politique fortement répressive n'hésitant pas à faire assassiner les opposants (2000 exécutions en 1967). Il modifie la constitution pour permettre de désigner son fils comme successeur. À la mort de papa Doc, en 1971, Jean Claude Duvalier, accède à la présidence. Il a 19 ans, son surnom est :  « Baby Doc », il régnera jusqu'en 1986.
Après une succession de coup d'état militaire, Jean Bertrand Aristide, prêtre Catholique, défenseur des pauvres, remporte, en 1990,   les premières élections libres, depuis l'indépendance. Il est renversé en 1991 par un coup d'état militaire. Les Etats-Unis interviennent en septembre 1994 et le président Aristide est rétabli dans ses fonctions mais son mandat touche à sa fin en 1996. Il est réélu en novembre 2000, mais des irrégularités sont commises lors des élections et l'aide internationale, prévue, de 500 millions de dollars est gelée. Haïti entre alors dans une crise politique, aggravée par la corruption, le trafic de drogue et des assassinats de journalistes. Les manifestations dénonçant la dérive dictatoriale du président Aristide se multiplient entre 2002 et 2003. Il démissionne en février 2004, après les affrontements du bicentenaire de l'indépendance, sous la pression américaine et française. Après deux ans de chaos et de violence, en février 2006, l'élection de René Préval (ami et premier ministre d'Aristide) se fait sous la protection de
9000 casques bleus de l'ONU.

 
 


Toute l'équipe de l'ambassade de Saint Domingue
 
 

 



Pays attachant, aux sourires multiples, à la langue écrite comme un livre d'images.

Pleuvoir se dit « de lo tombé du ciel »,  
on pense d'ailleurs que le nom de notre bateau (LO) veut dire eau en créole.
J'ai faim : « mwen  grangu » (j'ai un grand goût)
À vos souhaits ou dieu vous bénisse : « diable la pa mangé ou » (le diable ne vous a pas mangé).

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Publié à 08:47 , le 20 juillet 2009, Haïti
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Saint Domingue

Publié dans P Saint Domingue

 

Vers la République Dominicaine

 

 

Une des navigation les plus pénibles de notre voyage, l'allure à 40 degrés du vent fait souffrir le bateau et les passagers. Le pilote automatique abandonne, en pleine nuit, Hugues met plus d'une heure à faire marcher le pilote de secours ; je suis à la barre dans le noir, les vagues et les bourrasques dans l'attente pénible de savoir si ça va marcher. Ces moments, en suspension dans nos pensées, tendues vers un but, comme une prière, sont fréquents sur un bateau. Tous les voileux que nous avons croisés se sont retrouvés à barrer 24 heures sur 24 durant des jours et des jours, c'est extrêmement pénible et c'est ma hantise. Le jour suivant une pièce du rail de grand voile cède nous obligeant à faire un montage de fortune...
Du 19 décembre au 20 janvier.
Saint Domingue

Séjour d'une grande intensité émotionnelle ; lieu de retrouvaille avec mes parents venant de Nouméa et ma tante, mon oncle, mes deux cousines et les autres Serulle ; une famille Dominicaine très chaleureuse.



La cathédrale Santa Maria la Menor, construite entre 1514 et 1520, la première construite dans le nouveau monde.

Alcazar de Colon bâti en 1509-1510 pour le fils de Christophe Colon.
Le centre historique est inscrit au patrimoine mondial de l'Unesco en 1990.


L'île est appelée Hispaniola par Christophe Colomb en 1492 (Italien au service des Espagnoles, il effectue quatre voyages dans les Antilles et l'Amérique Centrale et fonde à chaque fois des colonies). C'est la découverte du nouveau monde avec ces trois navires célèbres : la Pinta, la Nina, la Santa Maria.

Les Espagnoles exploiteront les Indiens Taïnos, le peuple originel, jusqu'à leur extermination totale. Pour pouvoir poursuivre la production de canne à sucre, des esclaves Africains sont alors envoyés à partir de 1506.

Saint-Domingue, la capitale fut construite en 1496 par Bartholomé, le frère de Christophe Colon.

L'histoire de cette île est passionnante : elle est liée à la France et répond à l'histoire des Caraïbes, de l'Amérique centrale et du sud...

Pendant la première moitié du XVI ème siècle, Saint Domingue est la ville la plus importante des Antilles Espagnoles puis elle perd de sa puissance au profit de la Havane. En effet, les flottes Espagnoles, protégées par des navires militaires, passaient par Cuba pour retourner en Europe. Le bassin des Caraïbes est alors le lieu de prédilections des corsaires, pirates, braconniers et autres aventuriers. En 1585, Sir Francis Drake, secrètement, chargé, par la reine d'Angleterre, de piller des ports espagnols, ravage une partie de l'île.

1697, l'île est divisée en deux, entre la France et l'Espagne.
1791, après la Révolution Française, des esclaves Africains se révoltent, entraînant une guerre civile.
1793, l'esclavage est aboli, mais les combats continuent.
1795, l'Espagne cède sa colonie à la France, l'île prend le nom de Saint-Domingue.
1796, l'ancien esclave, Toussaint Louverture est nommé commandant en chef de la colonie puis se déclare gouverneur à vie en 1801. Napoléon Bonaparte l'emprisonne en 1802, mais Jean Jacques Dessalines (ancien esclave et officier de Toussaint) reprend le flambeau. Soutenu par les Britanniques, il défait les troupes de Napoléon et prend possession de la partie occidentale de l'île, qu'il déclare indépendante sous le nom d'Haïti, le 1er janvier 1804.
1809, les Français rendent la partie orientale aux Espagnoles.


En 1844, Santo Domingo devient la capitale de la république Dominicaine dont l'indépendance vient d'être proclamé.
1886, Ulises Heureaux Premier dictateur à ruiner le pays.

Au début du XX, la situation économique est toujours catastrophique, la République dominicaine signe un traité d'une durée de 50 ans avec les Etats- Unis.
1930, Trujillo entre en scène, soutenu par les Américains. Il mènera, pendant 31 ans, l'une des dictatures les plus dures au monde.

1936, Santo Domingo est rebaptisés : « Ciudad-Trujillo », elle reprend son nom après l'assassinat de ce dernier en 1961. Elle est le théâtre de révoltes, souvent meurtrières, entre 1961 et 1965, entre 1984 et 1985, et enfin entre novembre 2004 et janvier 2005 en réaction à la politique économique et sociale du président Hipolito Mejia.
2004, Leonel Fernandez est élu président et la situation semble nettement s'améliorer, subsiste néanmoins d'énormes contrastes....




Nous sommes, au mouillage, devant la marina, très chic, de
Boca chica
18° 26 N    069° 37 W
 
Située à 40km de la capitale, soit une demi-heure d'autoroute non éclairée. Les retours de nuits sont donc particulièrement éprouvants. La route est tellement dangereuse que pour se détendre, nous faisions semblant de jouer a un jeu informatique ou il faut éviter de justesse tous les obstacles, telles les mobylettes non éclairées qui sont surnommées « muerte ahorita » (mort prochaine), les chiens, les piétons qui traversent, sans prévenir, dans les recoins les plus sombres de préférence.
Pas d'électricité sur les autoroutes et des écrans géants publicitaires dans la ville.

Du 26 au 29 décembre,

Excursion à l'intérieure de l'île jusque Puerto Plata en passant par Santiago de los Caballeros. Notre itinéraire suit les lieux d'habitations de la famille serulle. Nous sommes à chaque fois accueillis avec grande générosité et amour. Les gens sont gais, chaleureux, ils aiment rires et danser le merengue. Nous sommes touché par ses effusions de tendresse qui bousculent notre habitude à garder une distance de sécurité. Puerto Plata est le domaine d'énormes complexes hôteliers se touchant les uns les autres, rivalisant de piscines, golfs, restaurants et autres attractions en tout genre. L'industrie touristique connaît un essor considérable depuis les années 70, avec des formules tout compris à des prix défiant toute concurrence, pour ceux qui achètent, le package, à l'étranger. Pour les locaux, les prix sont nettement plus élevés.

3 et 4 janvier

Casa de Campo et La Romana
Nous sommes chaleureusement accueilli chez une tante, dans une très jolie maison paraissant très petite et très simple à côté des demeures hyper luxueuses, mais de très bon goût, de la haute société Dominicaine et des stars du monde entier comme : Julio Iglésias
Le contraste est saisissant, entre la route pour y aller et l'arrivée dans ce domaine du luxe.


Du 14 au 17 Janvier.
Voyage vers Haïti en passant par la vraie République Dominicaine, l'authentique.

 

El « pueblo viejo » après la petite ville de Bani (voir carte dans rubrique Haïti)

Un village resté intact avec ses petites maisons en bois de toutes les couleurs. Des rues en terre, des enfants qui courent partout. Au bord de la route principale, des quantités de « masadora » (fauteuil à bascule) sont à vendre, c'est une des spécialité du pays, chaque Dominicain en possède une.


 
 
 
Déjeuners, dînés, fêtes, rencontre avec la grande et formidable famille Serulle. À chaque fois, le maître de maison fait un discours plein d’espoir et de tendresse.
 

Nous adorons ce style de personnages, d'un enthousiasme communicatif.
 
 
 


L'évènement le plus important, celui qui nous a tous réunis fut le mariage de ma cousine Laura avec David (un Espagnol). C'était très émouvant et plein d'amour, comme tout ce qui se passe à Saint Domingue.
Ils me manquent tous...
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Publié à 04:29 , le 14 juin 2009, République Dominicaine
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Trinidad

 

TRINIDAD


Le 12 au matin nous quittons Bateau bay pour Trinidad, le ciel est menaçant, deux ris dans la grand voile. En l'espace d'une minute, un grain d'une force impressionnante nous enveloppe, 45 nœuds de vent, des trombes d'eau et un brouillard nous laisse aveugles. Chlorophylle est devant, nous sortons de la baie et il y a encore des rochers autour de nous. Le pilote décroche avec le vent qui tourne, la barre ne répond plus : c'est la première fois que je sens un vent de panique m'envahir, je me lance sur le radar pour détecter les obstacles, c'est la bouillie, on ne peut rien distinguer. Hugues à repris le contrôle de la barre, je souffle, tout s'éclairci peu à peu, le grain passe. Olivier à complètement viré bâbord, de peur qu'on lui fonce dessus, il a rasé de très prêt un gros caillou, il a eu la peur de sa vie. Je frissonne encore...

Les dieux sont contre nous et ils veulent nous annoncer une période difficile. Le vent et les courants pour aller à Trinidad sont, en cette saison, favorables, la météo prise avant le départ est bonne. Malheureusement, la réalité est exactement le contraire et nous remporterons le record de lenteur depuis le début du voyage : 14 heures de navigation pour faire 30 miles, dans un langage plus terrien cela donne une vitesse inférieure à 5 Km/h. Lô, alourdi par les coquillages et le reste, épuisé par cette navigation laborieuse s'immobilise pour la nuit.

 

 

TRINIDAD
Du 12 oct au 15 décembre

Arrivée le 13 au soir, dans la baie de chaguaramas (rebaptisé Chaguamerdas par des navigateurs). Nous devons sortir Lô le 15, avec le chantier Power Boat, pour 5 semaines de travaux au maximum (c'est écrit sur le contrat !). Les hôtels alentours sont très chers (140 dol US par jour pour quatre !)

Nous décidons de rester sur le bateau...

Je ne m'attarderais pas sur cet épisode de notre voyage qui me rappelle des mauvais souvenirs :
Vivre à terre, dans un bateau en chantier (peinture complète), est proche de l'horreur.
Une chaleur brûlante, même le climatiseur installé dans le carré ne suffisait pas. Il fallait sortir à midi, ou suffoquer.
Les ouvriers passaient plus de temps à téléphoner, sous le bateau, à l'ombre, que de poncer. Il fallait, être sur leur dos H24 pour que le chantier avance, être vigilant sur les entourloupes financières.... Trinidad : « le paradis des travaux pas chers » est terminé ; les gros Américains, plein aux as, sont passés par là et ont cassé le marché, ils paient sans compter et sans regarder.
Nous avons perdu 2 mois sur un tour du monde de deux ans et demi, c'est énorme et nous le regrettons...

 


Avant, Après

Oublions les mauvais moments. Le résultat est bien, et le coût global, malgré tout, intéressant.


Heureusement, nous avons vécu de très bons moments :

-Les Amis, dans la même galère des améliorations et réparations, qui n'en finissent pas! On se sert les coudes et l'on rit, beaucoup....

Deux frères, Belges, et leur tribu de 7 enfants sur deux bateaux:

Les "Genesis", rencontrés à Salvador au Brésil: www.ghislainetnathalie.be

Les "Belon", rencontré à Tobago: www.lachasseautresor.be

Ils ont prit une année sabatique.

Genesis est parti de France pour aller a Rio, remonter le Brésil et finnir dans les Caraïbes.

Belon est parti des Caraïbes pour aller vers le Pacifique (nous ne sommes pas étrangers à leurs décision de traverser le Pacifique).

 

de gauche à droite:

-Valérie du bateau, "Va et Vient"
-Monique du bateau "Cicada"
-Hugues
-Jojo du bateau "Kerzo", il à 15 ans, voyage avec son père, Roger, depuis sa naissance, ils ont une histoire de -vie extraordinaire, qui pourrais faire l'objet d'un roman. Il s'entend très bien avec Antoine.
-Manu, le mari de Valérie, qui nous a fait rire aux larmes pendant 1 mois.  
-Philippe le mari de Monique.

 

- Les Indiens 

Les Indiens qui représentent 40 % de la population, contre 43% de noirs
Divali, le 26 novembre
La cérémonie des lumières pour célébrer Dieu contre le diable, le savoir contre l'ignorance, la lumière contre l'obscurité. Sur les principales places de Port of Spain, des centaines de mètres de bougies que les célébrants allument, c'est ouvert à tout le monde, les enfants adorent.


-Le marché de Port of Spain, la capitale  

 

Nous avons loupé le carnaval connu comme l'un des plus beau du monde après celui de RIO.

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Publié à 12:04 , le 9 juin 2009, Trinité-et-Tobago
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Tobago

 

TOBAGO

Du 20 au 24 sept : 4 jours, 4 nuits de Navigation, 650 Miles

 

Située à 15 Km des côtes du Venezuela. Membre du Commonwealth, l'économie du pays repose sur la production et le raffinage de pétrole.

L'île a été découverte par Christophe Colomb le 31 juillet 1498 au cours de son troisième voyage. Les habitants sont alors les Arawaks et les CarÏbes originaires de la vallée de l'Orénoque, ils pratiquaient le cannibalisme (cannibale venant de Canibales : Carïbes en espagnole). Elle passe aux mains des Anglais en 1802. Entre 1845 et 1917, plus de 150 000 indiens sont amenés sur l'île de la Trinité, par les Britanniques, pour remplacer les esclaves noirs.
Tobago est successivement sous tutelle espagnole, britannique, hollandaise et Française jusqu'en 1814, date à laquelle la France doit céder l'île à la Grande-Bretagne à la fin des guerres napoléoniennes.



TOBAGO

Du 24 septembre au 12 octobre


Charlotte Ville
Du 24 sept au 7 oct


Par bonheur, le DJ, calculant la fréquentation un peu vieillotte de la salle, passe du registre hard rock reggae rap hurlant, à un son plutôt biguine. Un vieux se lève et danse avec concentration et volupté, il m'invite et je n'ose pas refuser. Un grain, d'une force rare, précipite tout le monde à l'abri, nous sommes obligés de nous jeter sous les trombes d'eau pour courir au bateau, fermer les hublots.

 

Scarborough

C'est l'anniversaire de l'indépendance (août 1962)


Les rues sont colorées, même les gâteaux dans la vitrine...

 

Nous avons repéré les différentes baies de Tobago, c'est une très belle île (la plus jolie de Caraïbes, selon les dires!) mais venant des îles du Pacifique, nous sommes difficilement impressionnables, dommage ! Charlotte ville, nichée au fond de « Pirates bay », remporte, de loin, notre préférence. Les eaux sont claires et poissonneuses, Antoine revit, il peut enfin chasser.
C'est là que nous rencontrons « Belon » et « Chlorophyle ». Incroyable ce qu'on a pu rire ensemble.

une famille de Belges avec trois petits enfants ( le frère de « Génésis »). Denis et Milène ont acheté un bateau à Saint Vincent et sont partis à la recherche d'un trésor:
L'apéro au couché du soleil avec Olivier et Géraldine du bateau "Chlorophile". Ils vivent en Martinique et font un petit tour dans le coin. C'est extraordinaire de vivre sur une île et d'avoir autant de terres, à la portée de son bateau. Le bassin des Caraïbes est à première vue, alléchant...
Géraldine doit reprendre son boulot, très ingrat, de cuisinière sur big yacht. Entre deux, elle est artiste et sort d'une école d'art de la mosaïque, près de Venise, une vraie merveille.
Bateau bay
Du 7 au 11 oct
Un stop, avant d'atteindre Trinidad, en passant par la côte ouest de Tobago.
Nous sommes désormais une équipe de trois bateaux et pour aller sur l'île aux oiseaux nous optons pour « Belon », responsable de l'expédition : « à la découverte d'une nouvelle énigme, sur la voie du trésor ».

 
 
 
Mon trésor, c'est, d'écouter la mélodie des oiseaux, admirer la végétation luxuriante, m'imprégner des odeurs humides du sous-bois et me transporter dans un rêve éveillé.



Contact: le livre d'or ou huguesetpatriciabourgeois@gmail.com

 

 

 

 



Publié à 06:00 , le 8 juin 2009, Trinité-et-Tobago
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Guyane Française

LA GUYANNE FRANCAISE

Du 3 au 20 sept

Situés entre deux fleuves, l’Oyapock et le Maroni, bordée par une côte maritime peu hospitalière. L’Intérieure des terres est un gigantesque plateau entièrement recouvert par la forêt vierge. Le climat est de type équatorial, la température ne descend jamais en dessous de 17°C, la pluviosité est très forte (3200mm/an).

L’ENFER VERT!
 
 
 
 
Kourou
 
Nous sommes mouillé dans le fleuve, face à deux pontons : celui des bateaux de plaisance et celui des pêcheurs, l’ensemble est mal entretenu.

L'avantage, par rapport à Cayenne, est d'être tout près du centre ville. Kourou s'est construit en même temps que le centre de lancement, et Arianespace, en 1968. Au premier abord, c'est une ville sans intérêt.
La fusée actuelle s'appelle :Ariane 5. Elle a été conçue pour le lancement de satellites commerciaux vers l'orbite géostationnaire. Elle doit servir à l'Europe de moyen d'accès à la future station spatiale internationale (ISS) dont l'assemblage a débuté en 1998 jusque fin 2006. Elle est le fruit d'une collaboration entre les USA, Russie, Canada, Japon, Brésil, Europe. La phase d'exploitation est prévue jusqu'en 2015. Les recherches porteront notamment sur l'apesanteur et le vide.
Nous croisons des Russes, dans la rue, qui construisent également une rampe de lancement.

 

Visite du centre spatial avec Léon.Une vrai bénédiction, de l'avoir rencontré. Antoine a enfin un copain, il en avait vraiment besoin. Le gros problème de voyager avec des jeunes aux alentours de 13 ans est de croiser d'autres jeunes.
 
 

 

Bénédicte et Philippe (les parents de Léon et Ulysse, 3 ans). Ils sont partis de France, deux ans auparavant, en passant par l'Afrique du Nord ouest et le Brésil. Il s'arrête un an à Kourou pour que Léon retourne au collège et rencontre des copains.
 
 
 

 

Cayenne
 
 
 
                        Fondée en 1637 par des marins Normands. Il faudra attendre 1715 pour que les grandes puissances maritimes reconnaissent la souveraineté de la France en Guyane. Le développement de ce pays est très long et rude en raison du climat et des maladies tropicales qui déciment les travailleurs. Quelques dates historiques construisent le pays :
-En 1780 envoie de 10 000 esclaves venant d'Afrique.
-De 1794 à 1805 c'est la déportation.
-1848, abolition définitive de l'esclavage.
-Napoléon III ne sachant que faire de ce territoire inhospitalier décide par la loi du 30 mars 1852 d'y établir une colonie pénitentiaire avec les bagnes de Saint Laurent du Maroni, Cayenne et l'île du Diable. Il fallait de la main d'œuvre à sacrifier et pas chère, pour réussir à maîtriser cette terre hostile. Il y eu beaucoup de mort à la construction des routes....
-En 1938 seront abolies les peines de travaux forcés. La colonie pénitentiaire est définitivement fermée en 1946.

 
 
 
 
 
 
 
                        Nous retrouvons D'un B et Eloé pour une petite virée dans la capitale guyanaise. Au retour, nous percutons de plein fouet une grosse masse au milieu de la route, avec le choc, le moteur s'arrête, nous avons le temps de nous garer sur les bas-côtés, 500 mètres plus loin, il est 21h. Nous sommes près d'un pont, au milieu d'un marécage, envahi de bébêtes. Impossible de redémarrer, nous appelons la société de location, mais la batterie du  téléphone s'épuise au bout d'une minute. Au bord de la route, bouffés par les moustiques nous essayons d'arrêter une voiture. La vingtième ralentie, c'est une vielle, Hugues lui demande si elle à vue la chose, au milieu de la route : « Oui ! il y a plein de sang sur la route, peut être que c'est un homme ! » puis elle repart en trombe, nous restons interloqués. Dix minutes plus tard, Une autre voiture s'immobilise, des Guyanais, enjoués, nous laissent leur téléphone et font demi- tour pour vérifier ce qu'il y a au milieu du sang. C'est probablement un CabiaÏ ! rassurés nous attendons les dépanneurs.
Heureusement que nous avions pris un petit model et payé avec la carte visa car, seulement dans ce cas, la franchise (de 700 Euros!) est remboursée par visa, il faut tout de même remplir un tas de papiers et attendre longtemps !
 
 
 
 
 
 
Saint Laurent du Maroni
L'art Tembé
 
C'est une bourgade, chargée d'histoire, sur le fleuve Maroni, face au Suriname. Le dimanche n'est pas le meilleur jour, pour visiter ce coin très tranquille...

 
 
 
  
19 septembre
Un arrêt avant de partir vers Trinidad et Tobago
Les îles du Salut

 
 
Jadis appelées les îles du Diable.

 

                        Les derniers bagnards rapatriés en France quitteront l'île en 1952. Fin 1852, le ministre de la marine et des colonies pouvait écrire, avec l'accord de Louis Napoléon Bonaparte, : «  Nous aurons dans l'espace de 8 mois, accompli la transportation de 2000 individus et fourni à la Guyane Française, un contingent déjà assez considérable de bras destinés à la féconder ».
À partir de 1863, en raison d'épidémies de fièvre jaune successives, la Nouvelle Calédonie fut choisie comme deuxième lieu de transportation, pendant 20 ans (de 1867 à 1887). On n'envoya plus en Guyane que les condamnés coloniaux (arabes et annamites). En 1887, les îles du Salut redevinrent un centre actif de la colonie pénitentiaire. Les nombreux morts étaient jetés à l'eau pour le bonheur des requins qui devinrent les principaux gardiens de cette prison naturelle.
Nous apprenons que l'histoire de Papillon est largement romancée, elle à été réalisé en mettant bout à bout plusieurs épisodes de vie de vrais bagnards. Le film n'a pas été tourné sur l'île du diable, nous sommes déçus !

 

 

 Heureusement qu'il y a la nature pour nous apaiser. Les hommes sont décevants et cruels.

 

 

                        Nous n'avons pas été emballé par la Guyane. La vie est très chère, les excursions en pirogue dans le Maroni, ou autre, valent une fortune
(140 euros par personne pour une nuit). Nous sommes dans la position du touriste lambda que l'on veut plumer au maximum, en France ! C'est la première fois, depuis un an, que nous nous faisons agressés verbalement, et à deux reprises...L'ambiance n'est pas sereine !

Pour apprécier la Guyane, il aurait fallu y rester plus longtemps pour rencontrer des baroudeurs et faire une virée dans la forêt.

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Publié à 11:43 , le 8 mai 2009, Guyane française
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Vers la Guyane

 

 Vers la Guyane

 

 

Passage de l’Equateur


Le 31 Août au levé du soleil

 

 
 
 
 

C'est une grande étape dans notre voyage. Quand on passe l'équateur pour la première fois il faut se déguiser en Poséidon et jeter des seaux d'eau sur l'équipage. Sans déguisement à bord nous optons pour la bouteille à la mer avec des messages dans toutes les langues, des photos, des dessins...

 
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Publié à 12:14 , le 23 mars 2009, Guyane française
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Lençois

Publié dans J Brésil

 

Vers Lençois  

3 jours, 3 nuits  de navigation.
 
                        Le 24, nous avons passé la nuit à louvoyer, pour arriver au levé du soleil. L'accès n'est pas facile, les yeux rivés sur le profondimètre , progressant dans un bras de mer, nous restons échoués un moment. C'est la marée montante qui nous pousse de nouveau vers notre mouillage.
L'endroit est magique !


 

 


    Lençois

01° 18. 8243   044° 52.3096W

Du 24 au 30 août 

 C'est notre plus beau mouillage. Face à des dunes de sable, proche de deux villages de pêcheurs, au pied d'une magnifique mangrove peuplée

d'ibis rouge.

 

 

 

 

 

 Du bateau nous pouvons observer les pêcheurs aller et venir.

 

 

 

Visite du village, enclavé dans le sable.  

 

Nous sommes avec « D'un B », un couple de Français très sympathiques, partis depuis un an et demi. Camille et Eloe s'entendent à merveille.  

 


  

 

                        Nous quittons ce lieu propice à la méditation, avec regret. Nous devons continuer. Il ne nous reste plus que 4 à 5 jours d'eau et de vivres !
L'heure du départ est calculée en fonction de l'étale, au moment où la mer ne monte ni ne descend, pour avoir le minimum de courrant. Comme d'habitude nous avons du retard. A la sortie du bras de mer, les conditions de navigation deviennent épouvantables : le vent atteint 25 à 30 nœuds, dans le nez, le puissant courrant est contraire, les vagues, dans tous les sens (mascaret) atteignent les 3 à 4 mètres. « D'un B » décide de faire demi-tour, nous bataillons contre la mer pendant deux heures pour rejoindre la sortie et aller vers le large où les éléments se calment enfin !

Lençois se trouve à 250km de l'embouchure de l'Amazone, un secteur où les côtes sont extrêmement découpées.   
 
                        L'Amazone dont la plus grande partie se trouve au Brésil, est le deuxième plus long fleuve du monde  avec ses 6400 Km de long (le 1er est le Nil). C'est le premier en terme de surface et de volume d'eau.
Avec ces centaines d'affluents, l'Amazone couvre 6 millions de KM2, dont la moitié appartient au Brésil et le reste se partage entre le Pérou, l'Equateur, la Bolivie et le Venezuela sans oublier les Guyanes. Le nombre total de ses affluents est encore indéterminé, mais on en compte deux cents aux Brésil.

À l'embouchure de l'Amazone, à la nouvelle lune et à la pleine lune, il y a des mascarets pouvant engendrer des vagues de 5 mètres avec des courants de 65km/h, charriant des troncs d'arbres et autres feuillages pouvant facilement emprisonner un bateau. L'Amazone est surnommé le fleuve mer en raison de son immensité, de ses crues annuelles et de sa navigabilité. Remonter ce fleuve est réalisable avec beaucoup de temps pour attendre les bonnes conditions à chaque étape.

J'aurais rêvé d'atteindre Manaus puis aller jusqu'à Iquitos au Pérou.

Mais nous n'avons pas le temps ni l'envie (surtout les enfants) de vivre deux mois dans la jungle épaisse.
 
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Publié à 11:34 , le 15 mars 2009, Brésil
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Fortaleza

Publié dans J Brésil

 
Vers Fortaleza

Du 16 mat au 18 mat : deux jours deux nuits de navigation.

 

Nous croisons une multitude d'embarcations minuscules, à trente mille des côtes, il y a 20 à 25 nœuds de vent.

 

 

 Fortaleza

 Du 18 matin au 21 matin.
                        Dés notre arrivée nous prenons conseil auprès de nos amis : « Génésis » et  « D'un B » que nous avons rencontré à Salvador et Jacaré. Nous décidons de ne pas aller déclarer l'accident et attendre de voir s'il y a un relais entre les différentes capitaineries du Brésil... Nous saurons par la suite, en discutant avec des navigateurs Brésiliens, que ce genre de pêche n'est pas réglementaire. Le Brésil essaie justement de lutter contre ces dangers de la mer !

        

                         À Fortaleza, le seul endroit, sécurisé, où mettre le bateau, se trouve dans une marina face à un hôtel de luxe. Les enfants (4 Génésis, 1 d'un B et 2 Lo ) profitent de la piscine et de la salle de jeux. La ville n'a pas grand intérêt à part un grand musé d'art moderne. 

  

Exposition relatant l'histoire d'un groupe de bandits pourchassés, tués et mis en scène d'une manière macabre !


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Publié à 11:30 , le 14 mars 2009, Brésil
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Jacaré

Publié dans J Brésil

 

Du  7 au 9 août
Deux jours et deux nuit de navigation houleuse, contre le vent, vers Jacaré Cabédelo ( au-dessus de Récife). Nous amorçons le contour de la corne du Brésil, difficile à négocier pour les marins.

JACARE

Du 9 au 16 août 

 

 
                        Nous nous installons dans la marina du Français, tranquille. Entre notre voyage en bus, la remise du bateau en état de partir et les deux jours de navigation agitée, nous avons besoin de nous poser. Olinda, ancienne ville charmante, est à une heure et demie de route, mais notre courage ne revient pas et nous préférons la quiétude de l'immobilité et des rencontres entre navigateurs.

 

 

Départ de Jacaré, revigorés, il y a du vent.

À quinze milles (30km) des côtes, notre attention se relâche, les barcasses des pêcheurs ne vont pas aussi loin!
Les enfants sont chargés de surveiller dehors, toutes les 10 minutes, pendant que nous regardons un film. Soudain un énorme craquement nous fait bondir : un récif, une baleine ??
Dehors c'est la vision d'horreur : une barque est renversée et trois hommes sont à l'eau. Panique à bord, Camille pleure car c'est elle, qui a surveillé la dernière. Peu importe ! Manœuvre d'homme à la mer, les pêcheurs réussissent  à remettre leur bateau à l'endroit, pas trop de dégâts, plus de peur que de mal. Nous remorquerons, jusqu'à leur village, ce minuscule bateau, d'un mètre sur trois, avec trois hommes à bord, dont un vieux !
 

 

 

                        Après un dédommagement plus que généreux, le vieux n'est pas content, il veut se plaindre à la capitainerie. Nous les laissons, sans donner suite.

                        Cet accident nous laisse pantois ; ce bateau à la dérive, sans voile, avec 20 noeuds  de vent et une houle formée, était difficile à voir. Nous avons donné trop de responsabilité aux enfants ? faut-il le signaler à la capitainerie en arrivant à Fortaleza ?

                        Désormais notre surveillance est constante, surtout la nuit où des dizaines de petites loupiottes nous obligent à slalomer.

Les côtes du Brésil sont décidemment fatigantes !

 

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Publié à 12:23 , le 14 mars 2009, Brésil
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retour Salvador

Publié dans J Brésil

 

 RETOUR dans le Nordeste du BRESIL

Salvador (et le Brésil...) c'est:


Du 30 juillet au 7 août,

Suivre le groupe Olodum, en dansant, à travers les rues pavées du Pelhourino. Se laisser emporter par ces percussions Afro-Brésiliennes, au rythme déchaîné (ce fut  notre plus beau souvenir de fête).

Regarder un match de foot, avec ses amis, dans la rue.
Croire aux Orixas, et pratiquer le Condemblé (j'aurais aimé assister à une cérémonie, non touristique, mais je n'ai pas eu l'occasion...).
Marcher avec des havainas.
Manger dans un resto au kilo.
Boire les meilleurs jus de fruits frais et les moins chers du monde.
Écouter le Brésilien comme une musique et s'amuser à l'apprendre.
Aimer ce peuple chaleureux.

 

 

La marina du CENAB, idéalement placée, au pied de l'ascenseur qui mène au Pelhourino.

 

Nous étions invité à passer le week-end chez Yellow et Patricia. Malheureusement, tout a une fin, il faut avancer pour être début septembre en Guyane.   

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Publié à 12:15 , le 14 mars 2009, Brésil
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Carte de route en Amérique du Sud

 

Carte de route en Amérique du Sud

 

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Publié à 12:09 , le 7 mars 2009, Bolivie
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La Paz

Publié dans M Bolivie

 

LA PAZ,    3800 mètres
La plus haute capitale du monde

                         Fondée en 1548 par l'Espagnol Alfonso de Mendoza, elle reçoit le nom de Nuestra Senora de la Paz avant d'être rebaptisée, en 1827, La Paz de Ayacucho en l'honneur de la victoire remportée par Sucre sur les Espagnols. Elle est le siège du gouvernement depuis 1898. Les quartiers populaires de El Alto (à 4000 mètres) ont leur propre administration.               
 
 
 
 
Samedi 26 juillet


                        Arrivée à 7h du matin, après notre dernière nuit en bus.
En Argentine, on peut trouver des compagnies de bus très confortables et le voyage devient un plaisir ; au Chili c'est moins évident ; en Bolivie c'est impossible, cela n'existe pas.

                          C'est la fête dans la capitale, 9000 universitaires défilent dans les rues, chantant, dansant, habillés de leurs plus beaux costumes traditionnels. Nous les suivons pendant toute la journée, c'est un moyen original de découvrir la ville. Il ne me manquait plus que ça, pour penser que la Bolivie est vraiment un pays à connaître.
 

 



 

 

 

 REGARD de Mémoire, de Tradition, de Persévérance, d'Histoire...!

 

                        Dans les rues, vides, adjacentes au défilé et à la fête, les problèmes sociaux ressurgissent avec des « sit-in »  pacifiques aux carrefours, des distributions de tracts, des banderoles et affiches explicites. Les journaux répertorient en détail le nombre de ces manifestations.

 

 


 

                        Evo Morales est le premier président indien, élu le 10 Août 2008, menant une politique de rééquilibrage du pouvoir et des richesses  au profit d'une population à majorité indienne.
En Bolivie il y a plusieurs mondes :
- L'Altiplano : région aride et pauvre, possédant d'importantes ressources inexploitées, notamment du lithium qui pourrait servir, dans le futur, aux voitures électriques. Malheureusement l'exploitation de ces gisements serait très difficile.
- Les basses terres plus riches et développées.
- Un petit groupe de propriétaires terriens qui possède des centaines de milliers d'hectares obtenus pour une bouchée de pain lors de la dictature d'Hugo Banzer (1970, 1978) et au prix de l'expulsion des communautés rurales (communauté représentant 40% de la population)

Cette élection n'est pas encore digérée par l'opposition.
Nous sentons cette tension, sous-jacente, chez les Boliviens qui ont la plupart du temps le visage fermé.

De La Paz, nous sommes obligés de prendre l'avion pour Santa Cruz où nous restons deux jours dans un hôtel minable (réservé par notre agence de Sucre qui nous a fortement conseillée de visiter cette ville), le moral à zéro.Escale, absolument inintéressante, mais obligatoire pour rejoindre Salvador en avion.

Un mois après, en Août 2008, une tentative de coup d'état à Santa Cruz  échoue.Des groupes très organisés ont pris d'assaut un certain nombre d'institution, coupé l'exportation de gaz, détruit les sièges d'organisation sociale, occupé l'aéroport...L'opposition se radicalise et utilise des groupes paramilitaires.

En septembre 2008, Evo Morales expulse l'ambassadeur de Etats-unis à La Paz.




 

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Publié à 09:00 , le 6 mars 2009, Bolivie
Mots clefs :

Sucre

Publié dans M Bolivie

 

SUCRE,  2600 mètres  

 

Jeudi 24 juillet

                        Sucre est une très belle ville, aux larges avenues, claires, bordées de beaux bâtiments anciens. C’est la capitale constitutionnelle. Crée en 1538, elle prend son nom actuel en 1840,

en l’honneur d’Antonio José de Sucre.

À partir de 1818, Simon Bolivar fait de Sucre son bras droit, et le nomme général en 1821. Le Libertador (Bolivar) devient président Péruvien en 1825 et instaure une république indépendante, dans le sud du Pérou, qui reçoit le nom de Bolivie en reconnaissance.

En 1826, grâce à Bolivar, Sucre est élu président à vie de cette nouvelle république. Il mène une politique socialiste qui déplait fortement aux propriétaires fonciers créoles et doit démissionner au bout de deux ans.

Son assassinat en  1830, contribue à faire de lui un héro de la libération colonialiste du XIXe siècle.

                        La Bolivie est une des première Colonie Espagnole à se rebeller. Son histoire est marquée par une succession de coup d’état et de révolutions. Le Che y trouve la mort en 1967. Je crois qu’à La Paz il y a le musée des cent révolution!

                              Elle est traitée de ville colonialiste et raciste sur les graffitis des murs de La Paz. Les habitants ne se gênent pas pour manifester à la moindre occasion. Nous craignons d’ailleurs un barrage sur la route qui  va de Sucre à La Paz. La Bolivie traverse une période agitée.
 

Regroupement sur la place principale ; des chiens errants ont été tués par la police avec de la strychnine. L’un d’entre eux était aimé des gens du quartier, il vivait là. C’est la loi, mais Les habitants ne la supportent pas et préparent une grande manifestation pour le lendemain.

Vendredi 25 juillet

C’est le grand jour, il y a cinq manifestations dans Sucre :
- Contre l’abatage des chiens errants,
- Pour les handicapés,
- Pour les enseignants,
- Pour les mineurs,
- Une manif de jeunes pour un groupe de musique qui doit passer le soir même…

 


  Visite d’un très beau musée sur les textiles Boliviens, une grande tradition qui perdure encore.


 

 
 


Arrivés le soir sans avoir réservé d’hôtel, nous demandons au taxi de nous arrêter devant un Quatre étoiles, sans succès. À Sucre, les  5 étoiles sont à 50 dollars la nuit, mais ils sont réservés depuis longtemps. Nous trouverons un 3 étoiles (« Hostal Sucre ») dans une vielle résidence coloniale, très agréable à 25 dollars par nuit, petit déjeuné compris, un vrai record financier depuis le début de notre voyage.

Un peu fatigué d’organiser au dernier moment et de passer du temps sur Internet pour trouver les bons plans, nous décidons de faire appel à une agence de voyage pour prendre notre billet de retour sur Salvador et aussi de nous réserver les dernières nuits d’hôtel.
Il a fallu revenir trois fois pour pouvoir récupérer nos billets d’avion. On voulait l’hôtel « Rosario » à La Paz, mais il n’y avait pas de place. On a dû se battre pour qu’elle appelle les hôtels de notre choix (par rapport à notre guide) alors qu’elle voulait nous placer chez leurs clients (on ne la comprit que plus tard !), on voulait des quatre étoiles à 50 dollars maximum, elle nous proposait 100 dollars… J’abrège ! Au final, l’hôtel Gloria de La Paz était correct, sans plus ; une horrible tour, bien placée. En revanche, celui de Santa Cruz était minable….

La morale est que l’on est jamais mieux servi que par soi-même ! et vivre au jour le jour permet de partir si ce n’est pas bien ou au contraire, rester plus longtemps. On peut aussi visiter les chambres avant de payer, cela évite les mauvaises surprises et les arnaques.

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Publié à 08:40 , le 5 mars 2009, Sucre
Mots clefs : TextilesBolivarAntonio José de SucremanifestationRevolution

Potosi, la ville la plus haute du MONDE

Publié dans M Bolivie

 

POTOSI, 4180 mètres
L'une des plus haute ville du monde

 

 Casa de la Moneda

Mardi 22 juillet

                        Les beaux hôtels de Bolivie ne coûtent pas très cher. Mis à part « Los Giroles » de Uyuni: 70 dollars US, pour être prés du centre, avec le chauffage.

                        Arrivé dans le centre historique de Potosi, sans réservation, nous allons directement dans un bel hôtel de charme. Le réceptionniste nous annonce  qu'il est plein, nous sommes au cœur de la haute saison et c'est vraiment dommage. Il téléphone néanmoins à l'hôtel Santa Teresa qui, par bonheur, a une nuit disponible. Pour 40 dollars US, nous passons la nuit dans une superbe demeure du XVIe, parfaitement rénovée et confortable.

Potosi est classé patrimoine de l'humanité par l'Unesco.


          Le musée de la casa de la Moneda (1572) est incontournable, c'est là que les pièces d'argent étaient fabriquées au temps où Potosi était une ville riche. En 1611, elle devient le premier centre de l'industrie minière au monde. Malheureusement, les mines d'argent s'épuisent dès 1825. C'est au début du XXè que les mines d'étain, de cuivre et de plomb sont découverte.

                        Cet affreux visage qui trône au-dessus de la fontaine, dans la cour principale, est devenu un symbole de convoitise. Je ne l'ai pas pris en photo, c'est par la suite que j'ai compris son importance.

 

 De magnifiques balcons, en bois sculpté, suspendus au-dessus des rues étroites. Potosi a beaucoup de charme, on aimerait y rester plus longtemps.

 

 

 

Mercredi 23 juillet

 
LA VISITE DES MINES DE POTOSI
 

Un grand moment !
Je ne crois pas qu'il y ait, dans le monde, beaucoup de mines, souterraines, encore en activité, à visiter avec autant de désinvolture...


                        Les conditions de travail sont inhumaines. Les mineurs de 17 à 25/30 ans, ont besoin de se doper pour travailler 10 heures par jour et oublier. De l'alcool à 96 degré, des feuilles de coca qui se mâchent avec un morceau de pierre noire pour libérer les principes actifs (les feuilles que j'ai mâché les premiers jours étaient âcres et n'avaient aucun effet...).


 
                        Comme la coutume le veut, nous portons un toast avec le dieux des mineurs (Tata Ckacchu) et notre guide qui boit une grande goulée d'alcool imbuvable et qui a déjà la bouche pleine de coca. Nous baptisons notre Dieu à l'alcool, en  lui mettant une cigarette allumée dans la bouche et des feuilles de coca sur la tête et les épaules, sans oublier le sol qui représente Pachamama la terre mère.
 
 
Les galeries étroites, sombres, et humides seront désormais ouvertes et clémentes à notre égard.
 
Au premier plan notre hamster : le guide aux yeux rouges !


                        Nous sommes au troisième niveau (il y en a 7) et la hauteur des galeries va en diminuant et le sentiment de malaise augmente. Il fait chaud, nous pataugeons dans la boue depuis le début ; les odeurs chimiques deviennent entêtantes. Nous avons vu travailler les mineurs, fait la coutume avec eux en leur donnant des feuilles de coca et des sodas. Après deux heures dans cet enfer, nous accueillons le soleil et le grand air comme une bénédiction.

                        Pour aller à Sucre nous décidons de faire deux heure et demie de Taxi. À quatre, c'est un peu plus cher et beaucoup moins long !


L'ancien mineur reconverti en brocanteur

            

                           Nous le rencontrons le 25 juillet à Sucre, c'est un miraculé car la plupart des mineurs meurent jeunes. Il nous explique l'utilité des objets qu'il vend et nous annonce que la veille, une explosion dans la mine a fait un mort. Notre sang se glace soudain, à un jour prêt nous assistions au drame.
 

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Publié à 07:19 , le 3 mars 2009, Bolivie
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Las Lagunas Coloradas et le Salar de Uyuni

Publié dans M Bolivie
PASSAGE DE LA FRONTIERE AVEC LA CHILI, au niveau de l'ALTIPLANO Bolivien,
4500 mètres.

  Samedi 19 juillet

Côté Chili la frontière est à 2500 mètres, 40 Km plus loin se trouve celle de la Bolivie.

La Bolivie se trouve entre ces deux montagnes, le volcan Licankahur, à l'arrière-plan, est à 5950 mètres ! Notre ascension est longue, la route en terre est moyenne et nous attendons avec impatience d'atteindre la frontière se trouvant à 4500 mètres.   

                    
En 1879 le Chili s'empare du seul port bolivien: Antofogasta. C'est le point de départ de la guerre du Pacifique (1879-1883). Depuis les relations avec le Chili se sont améliorées et l'accés à ce port est désormais libre. Cependant la Bolivie reste un pays enclavé.
Ce territoire est coupé en deux:
-l'altiplano: un plateau aride et glaciale situé à 4000 mètre d'altitude, encadré par les Andes culminant à 6500 m avec l'Illampu qui surplombe le lac Titicaca.
-  Une plaine, en partie tropicale et marécageuse.


Le bureau de l'émigration planté au milieu du désert, surveillé par des montagnes de 6000 mètres, balayé par des vents glacials.
Le soleil, le ciel bleu sans la moindre trace de nuage et le sable sont trompeurs. En sortant du bus, je ne m'attendais pas à ce froid polaire, sans neige. Il ne pleut jamais...
  Notre guide dit que certaines régions du nord n'ont pas vue de pluie depuis
100 ans... !

                        Quelque 4*4 sont prêts à partir plus ou moins vieux et chargés. Ambiance de jeunes, Sacs à dos, bien équipés. En famille et plutôt mal fagotés, nous dénotons, au moins nous avons notre tout terrain perso...

  En route vers le désert, à  plusieurs voitures (sécurité oblige), la musique bolivienne à fond.
le grand bonheur !
Je mâche des feuilles de coca, vendues au marché de San Pédro, pour tenir le choc de l'altitude...
 
 
 
 
1er jour LAS LAGUNAS COLORADAS
 
  La Laguna Blanca

 
Laguna Blanca
 

 
 
Laguna verde
 
 
 
Laguna Roja
 
 
 
 
 
 
 
 
 
                        Cette beauté pure nous laisse une impression d'irréalité. L'expression «c'est trop beau pour être vrai » prend sont véritable sens. J'imagine les Incas adorer le dieu du soleil et de la terre devant de tels spectacles. Il n'y a que la nature pour nous émerveiller à ce point ! C'est ce que j'ai vu de plus beau au MONDE.

                        Les voitures sont en mauvais état et à chaque arrêt, les chauffeurs ont le nez sous le capo des uns et des autres. La nôtre à l'air d'inquiéter particulièrement notre chauffeur. En effet, nous resterons en rade, près d'une demi-heure sans pouvoir démarrer. Heureusement que nous traversons cette immensité à plusieurs !

                        Nos compagnons, de route, s'arrêtent face à la Laguna Roja, à 4800 mètres, dans un gîte extrêmement inconfortable, sans douche ni chauffage avec des températures allant jusqu'à moins vingt degré, la nuit. À San Pedro, nous avions rencontré un couple avec une fille de 11 ans qui n'avait pas tenu le choc. ils  furent contraints d'abandonner au lendemain de cette nuit horrible.
 
Lors de notre achat de billet nous avons demandé à dormir ailleurs, plus bas ! Évidemment notre guide n'est pas au courrant, il veut rester avec ses amis. Camille est couchée, sur la banquette arrière, depuis deux heures, avec un horrible mal de tête qui ne cède pas aux médicaments. Il comprend que nous avons besoin de descendre et nous partons seuls dans le désert pour aller jusqu'à 3800 mètres.
Le spectacle de la Laguna au couché du soleil est grandiose. Le désert au crépuscule est mystérieusement envoûtant...
 
                        Aux alentours des 4000 mètres, Camille se rassoit, ressuscitée ! l' « hôtel » n'est pas mieux, mais il fait moins froid dehors. La nuit sera quand même exécrable dans des lits défoncés, des minis couvertures et pas de chauffage. Je me réveille le lendemain, avec une très forte migraine qui ne cédera qu'avec un morphinique que Hugues me met sous la langue. Je passerai la deuxième journée à économiser  le moindre de mes mouvements, sans pouvoir prendre de photos. Malgré mon état, les larmes me montent aux yeux régulièrement devant cette œuvre, naturelle, majestueuse.


 
 
2ème jour BAHIA DE LOS ROQUES
 
 
Une forêt d'arbres de pierre, gigantesques.
 
 
 
 
 
 
 
 

  Enfin des Lama! les enfants sont ravis.
 
 
Nous avons pu passer la matinée seuls dans ces paysages immensément merveilleux ce qui a décuplé notre plaisir. 
 
Arrivés dans un village au milieu de nulle part  nous assistons à la fin d'une messe et pour le déjeuner, chez l'habitant, nous retrouvons les deux autres 4*4. L'ambiance est très sympathique.
 


 


Un village perdu, balayé par des vents glaciale où la moindre goutte d'eau se fige.
Les habitants ont la vie rude, malgrès les efforts du gouvernement pour les reloger dans la plaine, ils ne veulent pas quitter la terre de leurs ancêtres.
 
 
 
3ème jour SALAR DE UYUNI
 
 


                        La deuxième nuit est meilleure, mais sans chauffage, à 3500m d'altitude, vue sur le Salar. C'est le plus grand lac salé du monde ; une mer de sel, avec au loin, à 6000m, des montagnes flirtant avec le ciel.
 
C'est dangereux de rouler sur du sel cristallisé, un freinage brusque et les pneus accrochent et patinent. Une semaine auparavant un accident a causé la mort de six jeunes, l'un d'eux voulait absolument conduire ! C'est la version de notre guide...

 
 
 

 
 
 
 
  L'île, Incahuasi, au milieu de cette mer blanche, recouverte de cactus géants.
 
 
 
 Une petite mine de sel.
Au loin c'est la route qui mène à Uyuni, on distingue très nettement un énorme nuage de poussière.
 
 
                        Nous arriverons à Uyuni en pleine tempête de sable. Des sacs plastiques jonchent le sol : c'est une vision d'horreur après tant de beauté ! L'homme est un monstre !
 
 


En fin d'après-midi, le vent se calme, le ciel se dégage ; la ville paraît nettement plus accueillante. Hugues part à la recherche d'un hôtel avec le chauffage, en attendant je me régale à prendre des photos.


 
 

Il n'y a pratiquement que les vielles qui portent la tenue traditionnelle. Ce phénomène, assez répandu, peut laisser entrevoir un avenir dénué d'originalité.
 

 
 
Mardi 22 juillet

                        Après une nuit dans un bon lit douillet, nous sommes prêts à attaquer la route vers Potosie, Six heures dans un bus, plus que moyen, sans toilettes, mélangés aux locaux, ce qui est sympathique, mis à part les odeurs ! Au bout de trois heures, le chauffeur s'arrête au milieu du désert et je comprends que c'est la pose pipi. La perspective  de finir, la vessie explosée, me pousse à repérer un buisson de 20 cm de haut. Je longe la rangée masculine et me jette derrière mon maigre paravent, avant qu'une autre femme ne me le pique. C'est l'instinct de survie, sans doute !



Contact: le livre d'or ou huguesetpatriciabourgeois@gmail.com



Publié à 04:27 , le 2 mars 2009, Bolivie
Mots clefs : saléfroidaltitudeAltiplanoArbresPierresLac

Le désert de ATACAMA

Publié dans L Chili

 

EN BUS VERS LE DESERT DE ATACAMA
Une des régions les plus sèches du globe

 

  Mercredi 16 juillet

 

                              Au revoir à Santiago ; une ville bénie par la nature quand le ciel se dégage et laisse apparaître la cordillère des Andes, majestueusement enneigée. Malheureusement le taux de pollution  étant anormalement élevé, le ciel reste la plupart du temps brumeux.


                         Nous attaquons nos 24 heures de bus, à midi, en suivant les Andes, puis le littoral escarpé, frappé par de puissantes vagues. 1200 Km à parcourir sur les 4300 Km  de cette bande de terre aux extrémités grandioses : du plateau Bolivien, au nord, à la Terre de Feu, au sud.
Le couché de soleil sur le Pacifique porte notre regard vers la Nouvelle-Calédonie. Nous avons encore beaucoup de chemin et d'aventures avant de la revoir.... Contents ou pas contents (de la revoir !) ?

                        Ces beaux paysages sont propices à la rêverie, c'est dans ces moments que mon cerveau permute en mode, créativité féroce, méditation génératrice d'œuvres artistiques. Ma nourriture est le parcours, le ronronnement d'un moteur ou encore mieux le vent dans les voiles et le bruit de l'eau sur la coque et les vagues. Je fais le tour du monde et le tour de moi-même, comme un être recroquevillé dans le ventre de la terre...
Le lendemain, le levé du soleil sur le désert nous sort du sommeil et le rêve reprend.



 

Jeudi 17 juillet

San Pedro de Atacama,

2500 m

 

 

 

                        Arrivée à San Pedro de Atacama, nous prenons possession de notre chambre dortoir dans une auberge de jeunesse pas chauffée mais sympathique. San Pedro est un lieu touristique de très bon goût. Les ruelles et les maisons font penser au Mexique, toute l'activité commerciale est discrètement intégrée. En cette période, les hôtels, tous de plain-pied, sont bondés, mais c'est moins gênant que prévue. Nous sommes entourés de jeunes baroudeurs allant de 25 à 35 ans.
Dés 15 heures nous grimpons dans un mini bus de 10 personnes pour faire la vallée de la Luna. C'est la pleine lune et il y a trop de monde pour en profiter mais le spectacle est grandiose et comme Sossusvlei et les chutes d'Iguaçu il faut faire abstraction des gens.
Les endroits de rêve, non touristiques, sont rarissimes : le monde se « dysnélandise »... Et c'est bien dommage.

                        La mer, et surtout l'Océan Pacifique, reste encore, pour peu de temps, un terrain relativement vierge et parfois grandiose ! chut ! il ne faut pas trop le dire, sinon, ILS vont
tous débarquer !


 

 


La vallée de la Luna,

2500 m

 

 

 

 

 

  Vendredi 18 juillet

Geysers de Tatio,

4OOO m

Le réveil sonne à trois heure et demi du matin. Nous nous sommes couchés la veille, déjà habillés pour partir, la chambre n'est pas chauffée et il fait -5°C dehors. Nous enfilons le reste de nos habits pour tenter de lutter contre les -15°C, et les 4000m d'altitude. Nous partons inquiets, en particulier devant les pieds d'Hugues qui à dénier mettre des chaussettes avec ses Crocs!

 

  Levé du jour sur les Geysers de Tatio.
Le spectacle est Grandiose et nous oublions le froid et l'altitude.



Couché de la pleine lune



Levé du soleil,

nous avons eu le droit à la totale

   

  Nous reprenons le bus (toujours avec une dizaine de jeunes) pour aller une plaine plus bas.

  La fatigue se fait sentir, chaque mouvement nous coûte un effort particulier, il fait très froid.


 
                        De retour à San Pedro nous organisons notre passage vers la Bolivie. Finis les bus à plusieurs, j'ai très mal supporté le retour : forte migraine et sentiment de claustrophobie. De nombreuses agences proposent des excursions. Nous choisissons « Colque Tours », la plus réputée... 300 dollars US, trois jours, tout compris, pour nous quatre.


 

Contact: le livre d'or ou huguesetpatriciabourgeois@gmail.com



Publié à 04:42 , le 1 mars 2009, Chili
Mots clefs : tatiolevé de soleilSAN PEDROgeyserslunebus

Valparaiso

Publié dans L Chili

 

VALPARAISO

 

Dimanche 13 juillet au lundi 14

 

                                               Valparaiso est un nom qui sonne bien, c'est la chanson qui donne à cette ville, la deuxième plus grande du Chili, une image romantique, bohème et artistique. Valparaiso a tenu  sa promesse seulement le dimanche :

 Visite très intéressante de la  maison de Pablo Neruda, un poète communiste ;  suivie d'une promenade dans la partie historique. Déjeuner dans un super restaurant de fruit de mer pour fêter les onze de Camille, vue sur le vieux port. Coucher de soleil sur les hauteurs, dans les quartiers bohèmes. Nous sommes restés, médusés, une heure, devant un musicien jouant un instrument de musique indienne, les histoires de sa femme étaient passionnantes.

 

 

 

  Vue sur le vieux port de Valparaiso.
 
 
 
 
 

 Grafitis

 

 

                        La nuit fut terrible, dans une sorte d'auberge d'un autre monde (« Hostel Patricia » !), sans chauffage, au dessus d'un carrefour... Le lendemain, Valparaiso se réveillait dans le brouillard. Sur les conseils de notre tenancière nous sommes allés au nouveau port : aucun intérêt.

 

                        De retour à Santiago, en bus, nous trouvons un peu le temps long. Notre plan de départ était de rester trois à quatre jours, mais les vaccances scolaires du Chili et les congés annuels  un peu partout dans le monde nous ont bloqués quatre jours de plus : pas de bus, pas d'avion et des difficultés pour trouver des hôtels. Nous sommes inquiets par l'invasion des touristes...

 

 Contact: le livre d'or ou huguesetpatriciabourgeois@gmail.com


Publié à 02:31 , le 12 décembre 2008, Chili
Mots clefs : Pablo NerudaGrafitisvieux port

Santiago du Chili

Publié dans L Chili

 

 

Du 8 au 12 juillet

SANTIAGO du Chili

 Capitale depuis 1609 à l'époque ou le Chili était une colonie espagnole.

 

                        Le voyage de Buenos Aires à Santiago est plus long, le bus moins confortable mais les paysages sont magnifiques. Nous traversons la plaine sous l'œil des Andes enneigées, véritable œuvre  abstraite au levée du soleil. Nous changeons de bus à Mendoza, où nous entamons la lente traversée de la  Cordillère qui durera huit heures.

 

        L'hôtel Principado, réservé sur le net est  parfait pour le prix (70 dollars US) : reservas@hotelesprincipado.com et   www. Hotelesprincipado.com


 

 

                        Je suis restée seule pendant deux jours à faire le maximum de musées et  galeries d'art. Pas de pression derrière, j'ai pu me promener  en m'arrêtant le temps nécessaire à me satisfaire. Santiago est une belle ville internationale avec des quartiers riches, de beaux bâtiments historiques, des jardins aux sculptures ultra modernes, des centres commerciaux gigantesques. 

Elle reste cependant moins attachante que Buenos Aires. Marcher dans les rues sur un air de Tango vous transporte, la musique change tout !

 

 

                         Dés le lendemain, un bus passe prendre Hugues et les enfants vers une station de ski à une heure et demi de Santiago : «Colorado » ou « Nevado ». Après une longue étude internet sur le thème de: "faire du ski en Argentine ou au Chili, au meilleur rapport qualité prix" ; nous avons opté pour cette solution,  convenant à tout le monde. Avec cette formule, la journée de ski à trois revient à 350 dollars US, tout compris. Le séjour dans une des stations du coin revient à 1200 dollars US, par jour,  à quatre, tout compris. Contrairement aux idées reçues, faire du Ski en Argentine  ou au Chili c'est cher et les stations traversées en bus, après Mendoza, ne font vraiment pas rêver !

 

 

 

Le Soufle du CHE

 

                     Santiago est une ville Sud Américaine dont le sport nationale est la Manifestation (protesta). Les universitaires ne sont pas contents, les étudiants non plus. Ils défilent et arrête les gens dans la rue pour expliquer leur problèmes et demander de l'argent. En allant chercher nos billets à la gare nous sommes tombés au milieu d'une manif, l'ambiance est gaie, presque festive.

Dans les vieux  bars, restaurants, pubs,  à la décoration inchangée depuis le milieu du siècle dernier, la photo du CHE est récurrente, le souffle de son âme révolutionnaire s'engouffre dans les moindres ruelles.

 

 

 

EL Mercurio

                        Pendant ce temps la situation ce durcit à Buenos Aires. La jolie présidente actuelle, Christina Fernandez,  est en fait la femme de l'ex président Nestor Kirchner (un socialiste  péroniste). C'est surement Evita Péron (1919-1952), épouse du président de la république Juan Péron, qui à ouvert la voie des femmes de tête en Argentine. A l'époque Evita n'avait aucun titre officiel, malgré les nombreuses actions de politique sociale et sanitaire. Elle est néanmoins devenue un mythe vivace.

 

                        Au Chili la socialiste Michelle Bachelet est élue  depuis janvier 2006. C'est également la première femme à devenir Présidente du Chili.

 

 

Contact: le livre d'or ou huguesetpatriciabourgeois@gmail.com



Publié à 08:34 , le 11 décembre 2008,
Mots clefs : le CheEvita Peroncordillère des andesSki

Buenos Aires.

Publié dans K Argentine

 BUENOS   AIRES

                        Un flot d'individus parcourent  les rues de la « Capitale Fédérale »,  le centre de vingt kilomètres carré qui compte six millions d'habitants. Tous les jours six autres millions de travailleurs migrent à l'intérieure de ce petit périmètre, grâce en partie aux 40 000 taxis. On aime ce gigantesque bazar, l'animation des rues, le son des télés qui retransmettent la finale de Wimbledon et les discours d'Ingrid Betancourt en espagnole, sur un air de tango qui change à tous les coins de rues. Il y a des manifestations sur la célèbre « Plaza de Mayo »... Un conflit entre le gouvernement et les fermiers et encore bien d'autres problèmes. Un taximan nous montre le Parlement, anormalement agité, tard le soir. La présidente Christina Fernandez à du pain sur la planche...

 

BUENOS AIRES

Du 5 matin au 7 soir juillet.

 

                        Après une nuit parfaite dans le bus, nous arrivons à 7 h du matin  pour aller directement à l'hôtel Masheu-Masheu d'Israël et Déborah, (544 la Rioja, tel 49 31 46 13). Un peu inquiet de trouver un  coin pourri: le quartier est populaire... mais central. Une amie de Déborah nous accueille dans une vielle maison joliment retapée, avec jardin (très rare à Buenos Aires). Il n'y a qu'une seule chambre double, des dortoirs et des inscriptions en hébreu un peu partout. Un vieux couple apprêté prend le petit déjeuner. Nous comprenons vite que nous sommes chez des juifs orthodoxes ce qui rend l'endroit encore plus original. La petite auberge de jeunesse, fermée pour quatre jours, a été rouverte ...  Nous sommes seuls avec les trois amis qui nous expliquent la vie à Buenos Aires et leurs coutumes...

 

Trois jours à Buenos Aires selon Déborah.

-          Samedi : quartier Recoleta, le cimetière et le marché.

-          Dimanche : quartier la Boca et le Tango suivi de la rue San Thelma, les antiquaires et les spectacles de rue.

-          Lundi : El Centro avec les rues Lavalle et Florida ; Puerto Madero et la Casa Rosada.

Nous ne l'avons pas suivi exactement et c'est bien regrettable.

 

 

 

Un dimanche à Buenos Aires dans le quartier La Boca et la rue San Thelma : un must

 

 Le Tango des rues de la BOCA.

 

 

 

 Les spectacles de la rue San Thelma.

 

 

 

 

 

 

 

                                    Le cimetière de la Recoleta, crée en 1822 est le monument historique le plus remarquable de l'Argentine. C'est une nécropole, de 4800 tombeaux, encore en activité. Là, repose les protagonistes les plus renommés de l'histoire Argentine. A voir absolument !  « Incredible »

 

                           J'aimerais retourner à Buenos Aires en bateau et rester à Puerto Madero le temps de me lasser de cette ville envoutante, comme le tango.

 

Contact: le livre d'or ou huguesetpatriciabourgeois@gmail.com



Publié à 06:47 , le 2 décembre 2008, Argentine
Mots clefs : photos montage sur photoshopbus super camatangocimetière

Les Chutes d'Iguaçu

Publié dans J Brésil

 

Iguaçu Falls

 

 

 Du 2 au 4 juillet

Iguaçu Brésil (Foz do Iguazu)

                  Arrivée en fin d'après midi, Madame Evelyna de la posada Evelyna nous attends, à l'aéroport, de pied ferme pour  nous conduire directement voir le couché de soleil sur les chutes. Elle essaie de nous embrouiller pour nous faire payer 80 Réis de transport et 20 pour l'entrée du parc. C'est inutile, l'entrée du parc est payante, la visite peut se faire seule et Il y a des bus qui vont et viennent  entre Foz do Iguazu et les chutes, c'est super bien organisé. Evidemment c'est très touristique et pour éviter le gros de la troupe il faut y aller tôt le matin et en fin d'après midi.

                  Ne regarder que les nombreux rideaux d'eau, les immenses embruns, les arcs en ciel, les papillons. Fermer les yeux et se laisser envouter par le bruit assourdissant. C'est magique. On oubli vite qu'on n'est pas les seuls devant cette merveille de la nature. Iguaçu veut dire "Grandes Eaux" en langue Guarani.

 

 

 

Antoine n'a peur de rien !

 

Rencontre avec Israël et Déborah. Ils ont une auberge à Buenos Aires. Malheureusement ce n'est pas sur notre route.

 

 

 

 

  Vers la TUMULTUEUSE Buenos Aires.

 

Iguazu Argentine (Puerto do Iguazu)

 

                        Dés le lendemain matin, nous prenons un taxi pour passer la frontière avec une facilité déconcertante. Le bus est presque aussi cher  et vraiment beaucoup plus compliqué. La posada Evelyna était  lugubre et pour remonter le moral de la famille, nous allons à l'hôtel St Georges, une excellente adresse ! A quatre nous avons payé 145 dollars US  la superbe chambre, un buffet pantagruélique pour le diner et le petit déjeuné, piscine, jacuzzi ; à deux pas de la station de bus.  Nous attendons l'après midi  pour faire le «camino supérior » (faire tamponner le ticket d'entré pour avoir un demi tarif le lendemain). Le lendemain matin de bonne heure nous parcourons le « passeo inferior ». C'est la troisième fois en deux jours  que nous sommes médusés et il est difficile de se dire que le spectacle est terminé, il faut partir.

 

                        Notre voyage sur la terre n'est absolument pas organisé. Nous pouvons ainsi décider au jour le jour de notre programme. Le gros inconvénient est la perte de temps sur internet pour réserver Les hôtels et Les transports. Nous voulions rejoindre directement  le désert d'Atacama, mais la liaison n'est pas facile :

- L'avion passe par Buenos Aires et Santiago, c'est hors de prix.

_ En bus il faut choisir entre 40 heures mal  installés ou passer par Buenos Aires et Santiago dans des super bes bus 1er classe à des tarifs défiant toute concurrence.

                        Le destin  nous met dans un bus super cama (possibilité de s'allonger entièrement) vers Buenos Aires. Départ à 15h, arrivée à 7h, le système est génial : au lieu de passer la nuit à l'hôtel nous avançons. Les enfants sont ravis des films et des plateaux repas, c'est  quasiment leur meilleur souvenir !

 

 Contact: le livre d'or ou huguesetpatriciabourgeois@gmail.com


Publié à 08:10 , le 24 novembre 2008, Brésil
Mots clefs : bus super camaarc en cielChutes d'eaupapillons

Rio de Janeiro

Publié dans J Brésil

 

 Du 29 juin au 2 juillet

 

 RIO   DE    JANEIRO

 

               En prenant du recul, les plages de Copacabana et  d'Ipanema prennent toute leur ampleur.

Rio se déploie dans un site magnifique.

 

               Couché de soleil sur la plage d'Ipanema en compagnie de surfer. Diner de poisson frit sur Copacabana. Prendre le ferry à la « praça XV » du « Centro ». Traverser vers l'autre rive, sous l'œil du Christ, pour aller au musé d'art contemporain de Niteroi (MAC Niteroi), construction futuriste de l'architecte Brésilien très connu : Oscar Niemeyer. Admirer cette baie connue du monde entier.

Notre hôtel, le Santa Clara, à dix minutes, de la plage n'est pas terrible et relativement cher (180 Réis la nuit).

 

 
 
 
 

 

                  De l'intérieure la ville est immense, inhumaine, grouillante, bruyante. Des églises sont là, régulièrement présentes pour relayer le travail silencieux du Christ. La Cathédrale do San Sébastien, ultra moderne, laisse une forte impression de puissance ; divine ? A voir.

 

                  Nous déménageons vers le quartier de Santa Theresa, le Montmartre de Rio.  Notre contact s'appelle Denise. Elle anime une résidence d'artiste :

capacete.com.br

Tel : 81778716

La villa principale est ouverte à tous. Durant notre passage il n'y avait que des français dont une ethnologue, une philosophe et un scénariste... C'est un super bon plan !

 

 

Le « Bar do Mineiro » lieu branché, bon et pas cher, du quartier Santa Theresa.

J'aime cette tradition Sud Américaine de recouvrir régulièrement  la ville de fresque murale.

 

 

 

 

 

  L'âme de RIO, surveille. 
 

 

Contact: le livre d'or ou huguesetpatriciabourgeois@gmail.com



Publié à 07:52 , le 20 novembre 2008, Brésil
Mots clefs : Santa theresachristgrande villeplages de surf

Chapada Diamentina

Publié dans J Brésil

 

                        Lençois se prépare activement pour une des fêtes les plus importantes du Nordeste : la St Jean. Au Brésil il y a les festivités de l'avant fête qui dure une semaine, la fête et l'après fête qui dure aussi une semaine. La « festa de Sao Joao » est issue de la campagne. Des buchers brulent, des orchestres jouent, dans la rue, le Forro, au son de l'accordéon, du triangle et du tambour. Danses frétillantes à deux, groupes reproduisant une sorte de menuet revisité, l'ambiance est populaire. Des enfants courent et s'amusent à faire claquer des pétards. Après minuit, nous sommes restés médusés devant un groupe qui laissant tomber le Forro s'est mis à jouer une musique endiablée, Afro Brésilienne : un grand, grand moment !!

 

 CHAPADA DIAMENTINA

 

Du 20 au 24 juin

 

                               Une gigantesque réserve naturelle au centre de l'état de Bahia, à Quatre heures de route de Salvador.  C'est le repère des randonneurs et amoureux de la nature. Les distances sont assez longues entre chaque zone intéressante et il vaut mieux avoir une voiture. Nous étions basés à Lençois, le village principal, chargé de l'histoire des chercheurs du XIXème. Chaque jour, après le délicieux buffet du petit déjeuner, nous partons pour une  nouvelle expédition.    

 

 

 

Les couleurs des maisons de Lençois sont toutes différentes.

 

 

Cachoeira da Fumaça

 

                        La cascade de fumée, haute de 420 mètres. L'eau n'est pas assez forte pour lutter contre le vent qui arrive du dessous, elle se désagrège en fine pluie avant de toucher le sol. Une superbe marche  de deux heures avant d'arriver sur cet énorme rocher qui surplombe la cascade. Le but est de s'avancer en rampant pour mettre la tête au dessus du vide et ainsi admirer le phénomène. Le départ de cette randonnée se fait à partir de la « Valé do Capao » un village de hippies qui vaut vraiment le coup d'œil.

 

 

A Chapada l'eau des rivières est rouge !

 

« Cachoeira Ribeirao do Meio »

Un gigantesque toboggan naturel se jetant dans un bassin d'eau rouge.

 

 

                       Patricia et Yellow, un couple de Brésilien, sachant parler l'anglais. Rencontrés à Itaparica, nous les avons beaucoup fréquentés durant notre séjour à Salvador. Ils ont organisé notre viré  sur Chapada. On a profité de tous les meilleurs plans de la région et rencontré d'autres Brésiliens expansifs et définitivement bon vivants.

 

 

 


 

 

 

 

 

Pozo Azul

Une grotte avec une eau cristalline inexistante de transparence.

 

 

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Publié à 07:08 , le 28 octobre 2008, Brésil
Mots clefs : eau bleueeaux rougescascade de fuméehippiesChercheurs de diamants

Bahia do todos os Santos

Publié dans J Brésil

 

Itaparica et la remontée du Paraguaçu.

 

  La Baie De Tous Les Saints,

la plus grande baie de tout le Brésil.

 

Du 31 mai au 14 juin.

ITAPARICA 

                              Elle a connue ses heures de gloire ou les riches bahianais venaient se relaxer dans de belles demeures. La  jet set a désormais quitté les lieux et c'est devenu le rendez vous des étrangers et autres vacanciers. Nous sommes hors saison, les rues et les plages sont vides, c'est un peu trop calme... Hugues doit partir 10 jours en France se faire opérer du genou. Les cliniques privées de Savador sont hors de prix et nous économisons plus de 1000 Euros, billet compris. Nous devions être couverts, par la CAFAT, toute l'année suivant notre départ ; après vérification ce n'était que six mois. Nous  souscrivons à une assurance médicale négociée par le site « Sail the World ».

La marina est agréable, en face d'une source d'eau minérale, transformée en fontaine, datant de 1842 et non loin du Forte de Sao Lourenço (1711).

 

 

 

                         C'est le désert ; attirés par le son d'une musique enjouée, nous parcourons des ruelles de vielles maisons portugaises jusqu'à la place de l'église où nous assistons à une petite fête populaire :

 

le Brésil tel qu'on l'imagine. Ils sont accueillants, souriants, chaleureux, sans complexes ils se laissent  prendre en photo.

Un Dimanche à Itaparica
 
 
 
 

                         Il y a beaucoup de Français au Brésil et les prises de contact se font  facilement. Christian à la retraite, installé depuis un an avec sa femme Brésilienne, cuisinier, nous propose très gentiment de nous promener autour de l'île. Le village de Baiacou à marée basse, en fin d'après midi est un vrai bonheur photographique. Il y a tous les ingrédients propres au Brésil : les petites maisons colorées face aux barques de pêcheur qui retapent leurs filets séchant au soleil. Des chevaux broutent et regardent passer les promeneurs de cages à oiseaux. C'est une pratique très répandue, les Brésiliens aiment leurs volatils et se  déplacent avec la cage, comme si c'était un copain. Un terrain de foot est mis en place à chaque marée basse, les jeunes jouent en criant de plaisir. Les mamies vendent des sardines grillées devant l'église blanche

et bleu...

 

Au centre de l'île, dévorée par un banian gigantesque: la igreja Baiacu. 

 

L'église et le temps.

Les années passent, les religions, les cultures, les couleurs, s'entrelacent.Le brésil nait dans toute sa diversité.

 

 

 

 

La remontée du fleuve Paraguaçu.

 

Du 14 au 16 mai.

 

                     Après 15 jours extrêmement paisibles et ressourçant je redémarre avec grand plaisir en recevant le même jour, Hugues et son genou tout neuf, Jean-Thierry mon frère et un copain Thierry venus de Nouméa. Au programme : la remontée du Paraguaçu, un fleuve se jetant dans la baie de tous les saints. Une plongée paisible au cœur de la Forêt et de l'histoire, de vielles églises imposantes, gardiennes du passé, suivent notre progression. Elles sont majestueuses, au bord de l'eau, perdues au milieu de la végétation. J'imagine les efforts qui ont du être mis en œuvre pour construire, au XVII, de tels monstres. LO glisse doucement le long des rives luxuriantes de végétation, tout est calme, on entend les oiseaux.

 

 

 

 

Les acteurs

Jean-Thierry, Thierry et Hugues.

 

Antoine

 

Francine et Guillaume, skippers du Catamoana. Heureusement qu'ils étaient à Itaparica pendant l'abscence de Hugues. Nous nous sommes donné rendez-vous en Polynésie avec leur bateau.

www.le-Mahi-Mahi.com

 

Les skippers de LO, suivi du Catamoana.

 

 

 

 

Première étape,

Maragogipe.

 

 Connu pour son marché traditionnel du samedi matin. Malheureusement nous arrivons trop tard pour en profiter.

 

 

 

 

 

Sur le chemin,

San Francisco do Paraguaçu

 

 

 

 

Deuxième étape,

Santiago do Iguapé

 

          Un autre village derrière une église. Nous avons rendez-vous avec Kevin, un français qui tient une pousada sur la place. Sa moqueca de crabe (plat en sauce à base de lait de coco) est un vrai régal. Le long des rues, à intervalle régulier, les habitants installent de petits bûchers, ils préparent activement la fête de la Saint Jean.

 

 

 

 

 

            Le bus passe à Santiago tous les matins à six heure. Il faut une heure et demie pour atteindre La Cachoeira et Sao Félix, deux villages séparés par un pont au dessus du Paraguaçu. Le bus et les routes sont dans un état épouvantable, dehors c'est le brouillard de la jungle humide. Les locaux vont et viennent chargés de marchandises.

 

 

 

 

 

 

Cachoeira

            Ils sont producteur de tabac. Au XVIII il était considéré comme le meilleur au monde. Dans les annés 1820 la rébellion contre les portugais pris naissance sur la place principale. Cachoeira fut la première à reconnaître Pedro 1er comme souverain indépendant du Brésil.

 

 

 

 

 

LES BRESILIENS AIMENT LEURS OISEAUX. 

Petite promenade, à l'abri du stress de la lumière. 

 

 

Petite conversation entre amis.

 

 Petit bol d'air à la porte de mon coiffeur préféré.

 

 

 

 

 

 

 

 Sao Félix

Face au train de marchandises, long de plusieurs kilomètres, traversant la ville comme un escargot sur des rails incrustrés dans les pavés: une autre époque.

 

 

 

 

 

 

 JT et Antoine.
 
 
 On prépare la fête de la Saint Jean en achetant des pétards, c'est la coutume locale. Les enfants se régalent d'avance!
 
 

 

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Publié à 02:11 , le 23 octobre 2008, Brésil
Mots clefs : marée bassevillage de pêcheurbanianFleuve

Brésil, premier contact, Salvador de Bahia

Publié dans J Brésil

 

 

Du 19 au 24 mai

CAMAMU BAY, BARRA GRANDE, ITACARE,

PREMIER CONTACT AVEC LE BRESIL.

                               Au petit matin du 19 mai nous jetons l'ancre devant une plage de sable blanc. Le village est tranquille, c'est la hors saison. Nous bouclons à toute hâte les derniers devoirs du CNED à poster rapidement pour ne pas aggraver notre retard. Une promenade sur le sable des ruelles de Barra Grande pour rencontrer trois Français, installés depuis une dizaine d'années. Les discussions tournent autour de la politique de Lula et le développement économique du pays. Un énorme port commercial doit se construire dans le coin, bonne ou mauvaise nouvelle ? Le Brésil regorge de richesse mais l'organisation des exportations est plus que défectueuse, il y a parfois plus de six mois de retard sur les carnets de commande. Nos français sont contents, le prix des terrains et de l'immobilier augmentent ; leur investissement est fructueux. Le Brésil progresse, il a les capacités de rentrer dans la cour des grands pays industriels. Nous le remarquerons très vite, à nos dépends, car les coûts sont deux à trois fois plus élevés qu'en Afrique.

 

                               Mathieu nous embarque sur Itacare ou nous passerons trois jours. C'est le coup de foudre pour ce vieux village portugais, encore authentique mais en voie d'invasion touristique : la route à été goudronner il y a dix ans et depuis le village prend de l'ampleur. En attendant nous flânons le long des rues pavées, bordées de vieux bâtiments colorés, de petits restaurants branchés et chers mais aussi des restos au kilo bon marché. Notre pousada est ravissante, tenue par une Française adorable qui nous ramènera avec sa voiture sur Barra Grande.

Le resto au kilo est un buffet avec obligatoirement de la feijoada (mélange de haricots rouge et de viande), de la farine de tapioca et du riz ; l'assiette est pesée et on paye entre 10 et 20 Réis le kilo (500 et 1000FCFP)

 La Pousada est une sorte d'auberge ou on paye la chambre et le petit déjeuné, il n'y a aucun autre service.

                               Itacare c'est aussi un village de surfer et l'aménagement des plages me fait penser à Bali. Au deuxième jour, Hugues et Antoine quittent fièrement la pousada, pour une leçon de surf ! Je charge tranquillement mon blog et Camille joue avec les enfants de la patronne. Quand, nous les voyons revenir, Hugues peut à peine marcher et Antoine n'est pas content : «  c'était pourri », son mot favori depuis l'âge de 13 ans. 24h sur 24 avec un ado et un « vieux », c'est difficile!

Nous devrons aller sur Salvador plus rapidement que prévue car le genou de Hugues ne s'améliore pas, il va devoir subir une ménisectomie.  

 

      SALVADOR DE BAHIA

 

Salvador de Bahia du 24 au 31 mai.

SALVADOR DE BAHIA ET LE PELHOURINO.

 

                               Nous arrivons de nuit au son d'une musique rythmée venant du Mercado Modelo. Le temps de se préparer pour aller diner et les rues se vident, la musique s'arrête, nous sommes entourés de quelques ombres errantes. Un sentiment d'insécurité s'installe. Nous décidons de revenir derrière les grilles de la marina pour se retrouver dans une navette qui mène au Forte Sao Marcelo, dominant la baie de tous les saints, datant du XVIIème siècle ; un endroit très chic. A Salvador, La richesse côtoie la pauvreté sans complexes. La marina « Centro Nautico da Bahia ou CENAB » est située au pied de l'elevador qui mène au Pelourinho dans la ville haute. Le Pelourinho est classé patrimoine mondiale de l'humanité depuis 1985, il a été largement restauré grâce aux fonds de l'Unesco. C'est un beau quartier à l'âme passionnante, mêlant touristes (peu nombreux à cette époque) habitants, policiers (a chaque coin de rue), arnaqueurs, favelados, commerçants, prostituées, riches, pauvres... et de magnifiques églises à l'architecture baroque. On dit de Salvador, qu'il y a assez d'église pour en visiter une tous les jours de l'année.

 

            Sao Salvador da Bahia de Todos os Santos fut fondée par les Portugais en 1549 et demeura la capitale Brésilienne pendant deux siècles. A partir de 1600 le Brésil reçoit 1500 esclaves Africains par an, la majorité se retrouve enchainée aux piloris du marché aux esclaves situé au centre du Pelourinho, là où ils étaient châtiés en public. Les Portugais désiraient peupler le pays à tout prix. L'église se montra donc indulgente envers les relations entres colons, esclaves et indiens. Une importante population métisse vit le jour qui n'avait d'autres moyens pour vivre que de se prostituer. Le brésil devint célèbre pour sa permissivité sexuelle. Salvador de Bahia fut baptisée, baie de tous les saints et de tous les diables. Les prostituées courent encore les rues mais se montrent la nuit et abordent les hommes célibataires. Le fait de voyager en famille nous protège de beaucoup d'entourloupes car les brésiliens respectent les femmes et les enfants. Il parait que durant le carnaval il n'y a que les femmes qui ont de l'argent dans leur soutien gorge... Il faut quand même suivre les règles de base et ne pas être trop naïf...

 

 

      Au pied de l'elevador il y une station de bus, il suffit de lire les directions en bas à droite du pare brise, grimper et payer 2 Reis par personne.

Nous allons au marché de

 Sao Joaquim, une expérience à ne pas manquer !

 

 

C'est une petite ville aux ruelles moyenâgeuses, sales, grouillantes. Des hommes poussent des brouettes de chèvres vivantes entassées et saucissonnées. L'odeur des étalages de viande  ont de quoi transformer un carnivore en végétarien. J'ai traversée le secteur les yeux derrières mon objectif, en respirant par la bouche.

 

 

 

 

 

 

 

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Publié à 11:59 , le 19 octobre 2008, Brésil
Mots clefs : patrimoine mondialarchitecture baroqueEsclaveséglises

Traversée de l'atlantique, entre Sainte-Hélène et le Brésil

Publié dans H Océan Atlantique

 

 

Du Samedi 3 mai au lundi matin 19 mai

 

LA TRAVERSEE DE L'OCEAN ATLANTIQUE, DE SAINTE-HELENE AU BRESIL

 

                               A deux jours du grand départ, le désalinisateur, cette machine merveilleuse qui transforme l'eau de mer en eau douce, ne marche plus. Sur LO le désal était devenue une évidence, on ne l'appréciait plus à sa juste valeur et il nous quitte. Nous devons l'accepter, car à Sainte Hélène il n'y a rien pour le réparer. Notre réservoir est de trois cent litres pour au minimum dix jours de traversée, à quatre ! Heureusement nous sommes équipés d'une douche avec un cran de fine pulvérisation et un excellent récupérateur d'eau de pluie mais il ne pleut jamais en cette saison !

 

Une traversée est une histoire de rythme.

                               Le rythme de la vie à bord est identique jour après jour. Le temps, suspendu,  passe très vite et l'ennui n'existe pas. Psychologiquement nous sommes prêt a une longue croisière, notre cerveau n'est pas programmé pour l'impatience, mais pour un mouvement lent et néanmoins efficace. Il y a peu de vent et jamais de tempêtes au dessus de l'anticyclone de St Hélène. Sans vent la mollesse nous guette, il faut la combattre mais prendre le temps. Notre corps se cale au rythme régulier du jour et de la nuit. Le soleil se couche, je ne rate jamais ce spectacle, nous rangeons le bateau pour attaquer une bonne nuit. La lune se lève, jamais à la même heure, jamais la même. Régulièrement elle disparait pour laisser le ciel s'exprimer à volonté, alors nous sautons sur le trampoline et allongés nous comptons les nombreuses étoiles filantes. Je n'ai jamais vu autant d'étoiles filantes et de galaxies aussi lumineuses. Les premières lueurs de l'aube arrivent, l'espace s'agrandit avec le sentiment d'un certain soulagement, l'horizon reprend sa forme ronde. Préparation du petit déjeuné, travail scolaire, déjeuné, sieste à tour de rôle, lire, écrire, penser, surveiller la mer couleur bleue primaire limpide, être envouté par elle...

 

Le 9 Mai 2008 nous sommes aux antipodes de  la Nouvelle Calédonie à la position : S 15° 53  W 15° 56. Après 10 mois de traversées Lô a fait un demi-tour du monde.

 

                               A quatre cent mille des côtes nous rencontrons, notre premier bateau de pêche, du vent de face pendant 36 heures puis 25 nœuds bien établis. La mer n'est plus aussi bleue ; soudain Hugues pousse un cri, il a vu un dauphin géant ! Nous nous précipitons dehors à la recherche de ce monstre des mers hypothétique. Après un long moment nous distinguons au loin un énorme dos se rapprochant du bateau. Il possède une nageoire dorsale et nage comme un dauphin, il plonge sous le bateau et longe la coque en nous montrant son ventre blanc de 12 mètres. Ce joyeux luron est rejoint par deux camarades. Nous sommes quelque peu inquiets bien que médusés par ce spectacle. Brusquement l'un d'eux fonce loin devant et se jette en l'air dans un magnifique saut ou nous pouvons l'admirer entièrement. Ce n'est manifestement pas un dauphin, surement une étrange  baleine avec un long nez et une nageoire dorsale. A trois reprises nous pourrons les voir surgir hors de l'eau. Je ne suis pas descendu prendre mon appareil photo ni une caméra car il y avait du vent et de la mer et je ne voulais pas manquer une miette de ce show. Après une enquète nous découvrons leurs identités : c'était des Rorquals à bec.

 

Contact: le livre d'or ou huguesetpatriciabourgeois@gmail.com



Publié à 03:58 , le 17 octobre 2008, Océan Atlantique
Mots clefs : rythmerorquals à bectraversée de l'atlantique

St Helène, l'île forteresse au milieu de l'Atlantique

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


 

Du 23 Avril au 3 mai

St Helene, l'île forteresse,

 

inchangée.

 

                            Le paysage reste immuable, c'est toujours le même débarcadère sur lequel on doit sauter au risque de se casser un membre ! Les éboulements de la falaise étant devenus trop dangereux, une compagnie Française pose un gigantesque filet sur la roche, avec un hélicoptère et des « alpinistes » agrippés à la pierre, un travail de titan ! Une navette vient nous chercher sur le bateau à 7H, midi, retour à 17h. C'est contraignant et donc pénible. Les légumes sont rares et de mauvaise qualité, heureusement les épouses des travailleurs Français nous permettent d'acheter « au noir » des œufs frais et quelques précieuses salades.

 

                            L'intérieure de l'île est plus verdoyante mais un sentiment de tristesse flotte, les gens sont lents, souvent assis à regarder passer les autres gens avec la plupart du temps une bière à la main.

 

                            Napoléon est mort d'ennui dans sa maison de Longwood. Une  belle prison, entourée par un grand jardin paysagé. Sur Longwood le climat est humide et froid. Les pièces sont hautes de plafond et mal chauffées. Napoléon passe du salon où il regarde inlassablement ses cartes d'Europe étalées sur la table de billard à sa salle de bain où il prend un long bain chaque jour. La visite est émouvante, on croirait voir ce grand conquérant tourner en rond, pendant six ans, de 1815 à 1821.

 

                        Il n'y a pas d'aéroport. Un bateau, le RMS, tous les 15 jours, qui transporte des marchandises et quelques passagers courageux ! Parfois il peut rester un mois sans venir !

 

                            Nous devons envoyer les devoirs du CNED et par bonheur le RMS ne va pas tarder, il faut poster la lettre 24h avant son arrivée sinon elle ne part pas ! Elle mettra UN MOIS avant d'atteindre la France...

 

                            Le RMS arrive, St Hélène se réveille, on dirait que le soleil est plus brillant, les gens plus souriant... Les travaux cessent et nous pouvons enfin débarquer quand bon nous semble.

 

                            Un groupe d'une quinzaine de Français, reliés plus ou moins à Napoléon, sont accueillis par Michel Martineau, le consul honoraire de France. Ils sont là pour fêter le 150ème anniversaire du don fait par l'Angleterre à la France de quinze hectares de terre : Longwood et le Val Napoléon.

 

                            Dés notre arrivée, nous avions pu déjeuner avec Michel Martineau, un jeune, sympathique mais très occupé à organiser le séjour de ces illustres personnages sortis d'un autre monde. Le plus difficile, pour lui, était de composer des menus dignes de leur rang et ceci pendant 10 jours. Pour cette  grande occaion le RMS ne repartait que pour faire un aller et retour entre l'île de l'Ascension et St Hélène. 

 

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Publié à 07:41 , le 16 septembre 2008, Sainte-Hélène
Mots clefs : don de 15 hectares à la France150ème anniversaireMichel Martineauennuiîle forteresseNapoléon

De la Namibie vers St Hélène

Publié dans H Océan Atlantique

 

 

Traversée Namibie, St Hélène

du 16 au 23 Avril

 

 

C'est la première partie de la traversée de l'Atlantique, 1200 miles à parcourir,
soit environ 2000 km.

 

Le temps est magnifique, des pélicans suivent notre bateaux, les dunes au loin sont nettement visible. Malheureusement le brouillard se lève très vite et nous suit pendant 24 heure, il fait froid. Il y a 18-20 nœuds de vent trois quart arrière. Toutes voiles dehors Lô file à 9-10 nœuds, le rythme est soutenu, limite stressant. A l'intérieure du bateau c'est une vrai caisse de résonnance et les nuits sont difficiles. Au bout de trois jours, nous ralentissons et prenons deux ris dans la grande voile. Le cinquième jour, Le vent se calme, nous sortons notre beau spi acheté à Cape Town, c'est le bonheur, il fait enfin chaud ; mer d'huile les dernières 24 heures. L'île grandit peu à peu, s'éclaire au couché du soleil et devient menaçante la nuit quand nous la contournons pour trouver le seul mouillage. L'opération est délicate, la baie est petite, les bateaux sont nombreux, les places à 12 mètres de profondeur sont prises. Le profondimètre ne descend pas au dessous de 15 mètres, la houle est forte, nous entendons le ressac et les vagues s'écraser contre, on ne sait pas trop. J'ai horreur d'arriver la nuit !


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Publié à 04:18 , le 12 septembre 2008, Océan Atlantique
Mots clefs : photos collagespiïle au milieu de l'Océantraversée

Walvis bay, port Industriel, Namibie

Publié dans G Namibie

 

Le long des quais.

 

 

 

 

 

 

 

 

A voir au lever du soleil.

 

Aller du côté MER où phoques, pélicans et oiseaux se régalent.

 

Ils ne sont pas timide et se joignent facilement à la conversation.

Avec pascal du bateau Titom avec qui nous naviguons depuis Richard"s bay: WWW.titom.ch

 

 

 

 

Du 1er au 16 Avril

WALVIS BAY

Port Industriel de la Namibie.

 

 

Alors que la Namibie devient indépendante en 1988, l'Afrique du sud occupe encore une zone comprenant walvis bay et swakopmund, jusqu'en 1994. Les habitants se souviennent encore de l'époque ou il fallait passer une frontière pour sortir de Walvis bay... Etant le seul port commercial de la Namibie, l'Afrique du sud a longtemps contrôlait l'activité économique du pays.

 

Cette baie, au bord de la Skeleton Coast, est plongée la plupart du temps dans un épais brouillard froid. Ce nom évoque les squelettes des nombreux bateaux échoués sur ces côtes sablonneuses.

 

Le matin il fait 13 degré et le brouillard persiste. Il se lève parfois en début d'après midi avec le vent. C'est une baie formée de lagunes et de banc de sable : repère idéale pour les pélicans, phoques et oiseaux marins. Il y a aussi, depuis peu, des windsurfers, kite-surfers et autres fondus de voile. Le plan d'eau est parfait, le vent se lève systématiquement tous les après midi à 25 nœuds minimum : le rêve, pour eux ! C'est le nouveau lieu de rencontre des records de vitesse.

 

 

Nous décidons de partir cinq jours à l'intérieure du pays, dans le désert où il fait surement plus chaud!

 

 

Départ sur les routes du nord,

de Walvis bay vers Swakopmund.

 

C'est incroyable ce que les Allemands ont pu construire dans ce désert hostile : des bâtiments imposants du centre ville aux petites maisons joliment colorées, au milieu de rien. De loin on pourrait penser à des maisons de poupées posées sur de la moquette couleurs sable.

 

 

Le long de l'océan Atlantique, la route de sel de la Skeleton Coast (déclarée park national, donc préservé) est magnifique comme un désert d'eau de sel et de sable. Une nouvelle page uniforme sur laquelle s'inscrivent, mirages, dunes, reflets de dunes et une multitude de couleurs changeantes.

La C39 puis la C43 nous conduisent à Sesfontein. Le paysage se transforme peu à peu. Au milieu de la savane, des étendues de fleurs jaunes et un groupe de cinq éléphants évoluent tranquillement, en liberté, au bord de la route en terre... Je pensais que cela n'existait plus ou vraiment difficilement accessible.

Le merveilleux livre illustré de Peter Beard, « La fin d'un monde », écrit en 1963, raconte le déclin de l'Afrique sauvage, la disparition des animaux et de la nature. En un sens les grands park nationaux où le visiteur doit payer pour voir, est la seule manière de lutter contre la modernisation destructrice. Il faut cependant admettre que de voir des éléphants en liberté, sans avoir payé, en étant seuls au monde au milieu d'un paysage grandiose, procure une sensation de plaisir authentique.

 

 

 

 


 

 

Le deuxième jour, vers Opuwo, au bord de la route, un village de Himbas, nous faisons la « coutume » avec eux. Contre du sucre, du pain et des pommes nous restons un long moment. Ils ont l'habitude du contact avec le touriste et normalement se sont des guides qui viennent les voir avec des groupes. Nous avons une fois de plus une chance extraordinaire d'être seuls avec eux. Ils sont semi nomades et vivent essentiellement dans la région de Kunene. Ils sont beaux et très fier de leurs traditions. Leur corps et leurs cheveux sont enduit de graisse mélangée à de la terre rouge

 

 

 

 

 

 

 

Himbas face à la société de consommation.

 

 

Opuwo est une petite ville originale où les différentes communautés se croisent. Les Himbas en tenus traditionnelle marchent au milieu des voitures et des magasins. Combien de temps vont- ils tenir ?

 

 

 

 

 

 

 

 

 

La deuxième nuit face au park d'Etosha, dans un super camping avec douches et toilettes fondus dans la nature

 

Arrêter la voiture n'importe où, est périlleux. La Namibie est le territoire de nombreux Léopards sauvages, très difficile à repérer. Dans le Tirasberg, le patron de la Koimassis farm avait des problèmes avec un léopard qui régulièrement, pendant la nuit, tuait un kudu pour se nourrir. Il comptait faire appel à un spécialiste de Windhoek (la capitale) pour venir le capturer et le mettre dans une réserve spécialisée en félins : la « Cat Fondation »

 

 

 

ETOSHA

troisième nuit

A voir le matin de bonne heure et en fin d'après midi, si non il fait trop chaud et les animaux sont cachés. Il faut repérer les trous d'eau où ils vont boire.

 

 

 

 

Quatrième nuit dans le Waterberg plateau park. Voilà un exemple d'attrape touriste ou le but n'est pas de préserver mais bien de gagner de l'argent. L'endroit est magnifique (ce qui n'est pas toujours le cas !), une montagne dont le sommet est un plateau sablonneux. Les animaux ont été importés sur cette hauteur et évidement ils sont rares : 2 rhinos, 4 ou 5 éléphants, 2 girafes... C'est la déception !

 

 

 

Nous passons le cinquième jour à rouler, avec une pause déjeuné à Karibib où je rencontre une petite fille au milieu de la route.... Il y a bien longtemps ! Le bâtiment de droite existe toujours, les rues sont aussi larges et c'est au milieu de nulle part.

 

 

 

La Namibie compte deux millions d'habitants : la densité la plus faible d'Afrique (2,5 habitants au Km2), 30% vivent dans la capitale, et 50% dans le nord du pays. Le reste est vide !

On aurait pu aller dans le Brandberg voir les peintures rupestres. 2500 km de voiture en cinq jours c'est épuisant, surtout pour le conducteur et les enfants !

 

Nous retrouvons Lô dans un état lamentable : un phoque a élu domicile dans les jupes arrière avec un millier d'amis moucherons. L'humidité du brouillard c'est chargée de l'intérieure du bateau et nous ressortons les polaires et les blousons !

 

 

Avant de quitter la Namibie il faut faut absolument voir Sossusvlei!

 

Haut lieu touristique, mais tellement grand et magique!

 

 

 

 

Nous sommes sur une ligne imaginaire.

 

 

 

 

 

 

Conquise par la Namibie!

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Publié à 12:50 , le 7 septembre 2008, Namibie
Mots clefs : photos collagesport industrielhimbasherero

Naviguer le long des dunes

Publié dans G Namibie

 

Du 27 mars au 1er Avril

Naviguer le long des dunes

du désert du Namib.

1900 Km de dunes, le long de l'océan Atlantique, cachent d'incroyables trésors.

 

 


du 27 au 29 mars

Hottentot bay

Du nom des premiers hommes à peupler la Namibie. Ils se nomment eux mêmes khoi-khoi, "les hommes des hommes". Hottentot vient d'un mot afrikaans signifiant "bègue", surement à cause de leur langue à clics. Se sont les hottentots que les portugais rencontrèrent à la fin du XVème siècle quand ils doublèrent le Cap de Bonne Espérence.

 

 

Du 29 au 30 mars

Spencer Bay

Une épave entourée d'une impressionante colonie d'otaries. Elles sont très curieuses et suivent notre annexe d'un air rieur.

 

 

 

 

Spencer bay: des dunes

 


 

 

 

Spencer bay : une île de scientifique, envahie de pingouins et d'oiseaux marins.

 

 

 

 

 

 

 

du 31 au 1er Avril.

Sandwich Harbour

Une des plus importante terre humide cotière d'Afrique.

 

Le mouillage n'est possible que par temps très calme, le long d'une bande de sable à l'extèrieure de la lagune. Le spectacle est permanent: oiseaux, pélicans, chacals (au milieu de la photo en arière plan).

 

 

 

 

 

Nous prenons l'annexe pour visiter la lagune et le spectacle continu.

 

 

 

 

 

 

 

je n'arrive plus à m'arrêter tellement c'est beau.

"j'aimerais y rester plus longtemps"

c'est la phrase que je me répète le plus souvent.

"Il faut avancer!" c'est la réponse du capitaine.

 

 

 

C'est décidé: je refais le tour du monde sans date de retour. On reste le temps qu'il faut pour voir, connaître et digérer. Ne pas passer à coté de ce que je voulais vraiment faire comme Kolmanskop et les peintures rupestres... Je voudrais avoir le temps de mieux sentir le pays. Faire des clichés et revenir sur le lieux pour parfaire, et sortir des photos. Je ne veux pas avoir des clichés mais des morceaux de réalité.

 

 

 

 

 

 

 

 

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Publié à 02:30 , le 20 août 2008, Namibie
Mots clefs : photos de la NamibiechacalspélicansOtariesDunesdesert

Namibie pays poétique

Publié dans G Namibie

 

 


Des nids géants accrochés aux arbres devenus bêtes fantastiques-immensité désertique-architecture décalée venue du froid-vent-sable-dunes-diamands-herero-himbas-poésie écrite par les oiseaux sur le bleu permanent du ciel, par les himbas marchant dans le désert, par les crêtes de dunes calygraphiant de manière majestueuse la lettre d'un dieu.

 

 

Du 22 au 27 Mars

LUDERITZ,

Ville du désert, crée par des chercheurs de diamants.

L'architecture, venue du froid, allemande, est complétement décalée avec l'environnement.

 

Les allemands occupent le pays en 1878

 

En 1908, ils manquent d'anéantir le peuple Herero en faisant 30 000 morts. Un colon découvre un diamant et c'est la ruée. Les marins abandonnent leurs navires, les commerçant leurs boutiques, les hommes leurs femmes, et plongent leurs mains dans le sable du Namib. Lüderitz est née.

En 1920 le « Sud-ouest africain allemand est confié à l'Union sud-africaine jusqu'en 1971 ou la cour internationale des Nations unies qualifie d' « illégale » l'occupation de la Namibie par l'Afrique du sud, qui continue cependant de l'administrer. Ce n'est qu'en 1988 que l'Afrique du sud accepte, enfin de signer l'indépendance du pays.

Aujourd'hui Lüderitz fait face à une crise économique, le gisement est épuisé. La ville fantôme de kolmanskop, désertée en 1956, est grignotée par les dunes qui avancent de 2 à 3 mètres par an.

Les gens sont tristes.

Cette histoire est une triste poésie sur la nature humaine. Pourtant, la nature omniprésente, puissante beauté rebelle, néanmoins admirable, montre le chemin aux hommes. Ils ne l'écoutent pas.

Elle durcit le cœur de ceux qui veulent la soumettre et l'exploiter. La nature inspire l'âme des êtres qui la respecte.

Face à cette création naturelle, d'une beauté éblouissante jamais atteinte dans les œuvres d'art  humaines, on se prend à croire en un dieu, peu importe lequel !

Une grande majorité des peuples qui vivent en contact avec la nature sont animistes qui vient du latin anima, « souffle » ou « âme ».

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

BALADE DANS LE TIRASBERG

Sur la route des chevaux sauvages du désert

 

 

Plus une goutte d'eau! Partir dans le désert sans eau! Une erreur a ne jamais recommencer!

 

Le soleil se couche.

 

 

Aprés un moment de rigolade:" la voiture fume, ça n'arrive qu'à nous; mais on va s'en sortir!"

Puis un réel moment d'inquiétude: " sommes nous à 10 ou 20 km du point d'arrivée? On va peut être devoir passer la nuit dans la voiture!"

Et puis vient le moment de ne pas se laisser abattre: On roule le capot ouvert et les yeux rivés sur le thermostat, toutes les 5 minutes on laisse la voiture refroidir 10 minutes. 10 km en deux heures! et enfin des lumières de vie dans cette nuit très noire! La voiture rend l'âme devant la maison du propriétaire de l'hôtel!

 

 

Le jour c'est absolument grandiose, la nuit c'est plutôt flippant de se sentir si seul au monde!

 

 

 

Nous resterons bloqués deux nuits, les seuls clients de cette ferme perdue, completement intégrée aux rochers. Le patron, un afrikaner, a tout construit de ses mains. Il nous raconte la dure vie des pionniers du désert . Je reste stupéfaite devant des chevaux galopant dans la plaine devant...

 

 

nous quittons avec regret cette oasis:

Ranch Koiimasis

"Fest inn fels" chalet accomodation

WWW.koiimasis.com

rdrenkmann@googlemail.com

 

 

 

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Publié à 02:30 , le 15 août 2008, Namibie
Mots clefs : chevaux sauvagestirasbergluderitz

de l'Afrique du Sud à la Namibie

Publié dans F Afrique du sud

 

 Du 19 au 22 Avril

De l'Afrique du sud à la Namibie

 

 
NAVIGATION MAGIQUE

                   Nous avons vue sur la montagne de la table pratiquement jusque Dassen Island que nous atteignons sous un magnifique couché de soleil.  Tout le long du voyage des baleines à bosse nous accompagnent ; la mer est très calme et nous pouvons les admirer longtemps, avec parfois une petite appréhension quand ce superbe monstre des mers s'approche trop prés. Nous sommes également suivis par des escadrons d'oiseaux volant au ras de l'eau, les uns derrière les autres.

                   Dassen Island est une réserve, habitée par des scientifiques qui étudient une colonie de pingouins, les oiseaux, les baleines....Elles restent pratiquement toutes l'année car c'est une des régions au monde les plus riche en plancton. Nous observons ce petit monde de notre annexe sans pouvoir descendre à terre. Le coin est aussi réputé comme étant le lieu où les pêcheurs de langoustes s'abritent pour la nuit. Malheureusement nous nous réveillons pour les voir partir. En milieu de matinée nous croisons des pêcheurs amateurs. Après une longue discussion et avant de nous quitter, nous recevons en  cadeau, quatre langoustes. Ils sont vraiment sympathiques ces Sudafs !!!!

                   Deux nuits de navigation féeriques avant d'atteindre Lüderitz. Il n'y a pas de vent, pas de lune, la mer est comme de l'encre noire, et le bateau glisse sur des millions de planctons phosphorescents, dérangeant de temps à autres, bancs de poissons et dauphins qui s'illuminant à leur tour créent des tourbillons magiques...

Contact: le livre d'or ou huguesetpatriciabourgeois@gmail.com

 



Publié à 12:52 , le 14 août 2008, Afrique du Sud
Mots clefs : baleinesplanctons

Cape Town

Publié dans F Afrique du sud

 

 

Du 27 janvier au 18 mars 2008

CAPE TOWN

Grande ville, grande vie citadine : rencontres, tissage de relations amicales, invitations, diners, sorties, visites, achats, centres commerciaux, quartiers industriels, préparation du bateau pour la traversée de l'Atlantique, montage d'une exposition de photos à l'alliance Française, rendez-vous, devis, discussions, les enfants, le CNED, le bateau, nettoyage en profondeur, trie, avitaillement, visite de toutes les galeries d'art, musés, tirages des photos, scénographie de mon expo, essaies vidéos, invitations aux vernissage, achat de vin, petits fours et cacahuètes, mise en place d'un contrat avec Focus Contemporary, déplacement des photos, visites, achat d'un spi, révision des moteurs, du pilote automatique et du système hydraulique, visite du pays...

OUF ! Nous partons avec beaucoup de regrets et de soulagement !

 

Je reprends dans l'ordre sans être longue.

 

Joël et Dominique Marc (radiologue et pharmacienne) sont partis de Nouméa il y a dix ans pour naviguer autour du monde avec une préférence pour les zones agitées du sud ; ils sont restés deux ans en Patagonie. Une escale au Cap leur suffit pour vouloir y installer un bout de leur vie. Ils investissent dans un domaine viticole et des amitiés au sein du clan français. Grâce à leur gentillesse nous sommes introduits dans un groupe de personnes vraiment accueillantes, chaleureuses et serviables. Nous avons aussi l'occasion de rencontrer des afrikaners qui sont aussi exceptionnellement serviables.

Robert et Sophie Kuhn : Quatre enfants, venant de Paris, depuis six ans au Cap. Nous sommes invités à diner chez eux puis à passer le weekend end à Langebaan près du « West Coast National Park », une lagune avec des milliers d'oiseaux. C'est aussi le rendez-vous des kite surfers, véliplanchistes et autres sports nautiques; les enfants seront invités à y passer deux autres WE. Une semaine avant de les rencontrer, des cambrioleurs ont tout raflé chez eux, pendant qu'ils dormaient. Ils restent extrêmement choqués. Les voleurs se sont introduits dans les chambres des enfants sans les réveiller, le scénario aurait pu être complétement différent..... Ces gens là, n'hésitent pas à tuer si les choses tournent mal. De plus ils connaissaient cette maison pourtant bien sécurisée. Les Kuhn soupçonnent le jardinier ou des ouvriers venus faire des travaux. La police est incompétente ou plutôt débordée par des histoires plus graves. Même à Cape Town l'insécurité existe, beaucoup moins visible et présente qu'à Durban ou Johannesburg.

 

Je me suis souvent promenée seule, sans le moindre souci, mais dés 17h30, les magasins ferment, la ville se vide pour faire place à une faune pas très engageante... Nous avons quelques recommandations d'usages comme fermer les portières de la voiture, fermer les vitres et mettre le sac dans le coffre arrière. Si quelqu'un te réclame ton portable, ou autre, n'opposer aucune résistance et donner tout de suite. Une pratique très courante est le « hijacking » ou vol de voiture avec le propriétaire dedans, au feu rouge. C'est pour cette raison que l'on croise au Cap un certain nombre de voitures décorées et donc difficile à camoufler rapidement pour la revente. Ils sont plusieurs à vouloir quitter le Cap, la situation semblerait se dégrader peu à peu. La ville est en pleine effervescence pour l'organisation de la coupe mondiale de football et certains pensent qu'après ce grand évènement national, les Sud Africains reviendront à leurs problèmes quotidiens, notamment l'élection du nouveau président qui promet des lendemains difficiles.

 

En attendant nous profitons de ce magnifique pays :

 

-La montagne de la table,

-la route des vins notamment Franshoeck ancien repère des huguenots chassés de France,

-La balade qui va du Cap à Muizenberg, pour la plage de surf. Simonstown, pour le charmant village et la colonie de pingouin. Cape Point, pour le phare et la vue du « Cape of Good Hope ». Retour par la route qui longe la mer : Magnifique !

-le jardin botanique Kirstenbosch : immense ; riche en plante ; exposition d'art ; concerts en pleine air le dimanche soir. Nous avons eu la chance de voir Joe Cocker, moins bon qu'Elton John à Durban.

Un conseil : ne pas faire de parc animalier dans la région, c'est l'arnaque.

 

Les otaries ne sont pas commodes

 

vue sur le cap of good hope

 

sur la Table Montain

 

 

le fameux

 

 

 

 

Les Caldoches de Nureyev et Lo

 

 

 

Surf, plage de Muizenberg, eau glaciale! et attention requin blanc!

 

 

Sand boarding dans les environs du Cape

 

 

 

 

Le Président, La Jeanne d'Arc et mon expo !

Le vernissage de mon expo à lieu le 26 Février. Je me démène avec mon attaché de presse (Hugues Bourgeois!) pour faire imprimer les photos au meilleur rapport qualité prix et pour inviter le maximum de personne. Grâce à Joël Marc, j'ai pu rencontrer Thierry Leclerc sur Lô pour lui montrer mes photos. Dans la foulée, il m'obtient un rendez vous avec le directeur de l'alliance Française... J'ai même le droit à une salle fraîchement repeinte avec installation de cimaise...

Nous apprenons que Sarkozy arrive justement le 26. Quelle coïncidence extraordinaire ! Mon attaché de presse ne veut pas louper cette occasion, il en va de son honneur ! En partant de la théorie que nous sommes à cinq personnes de n'importe quel habitant du monde, Hugues va essayer de faire parvenir une invitation au président. Après une dizaine de coup de téléphone et une dizaine de mails il a enfin réussi. Nous sommes à une personne du Président mais on ne l'a jamais vu !!

 

Peu de temps après, la Marine Française débarque avec le bateau école « Jeanne d'Arc ». Hugues envoie un mail au commandant racontant qu'il est le frère d'Yves Bourgeois, réalisateur d'un film sur le Charles de Gaule. Nous sommes invités au cocktail, au milieu du gratin Capetownien. Au moment de partir, Hugues tient à remercier personnellement le commandant, il s'adresse à une « marine » en uniforme blanc, placée dans une rangée d'honneur encadrant une porte. Elle est ravie de le voir et nous attendait; nous somme invité à diner dans les salons privés et nous pouvons venir avec nos amis les Khuns : champagne rosé, bons vins, assiette de petits plats salés puis sucrés distribuée a chacun ; la grande classe ! On discute longuement avec le capitaine, Hugues est aux anges, dans une autre vie je le verrais bien : attaché de presse, ministre de la communication, relations publiques, ou acteur.....

La chance est de notre côté. Je visite toutes les galeries du Cape et une seule retient particulièrement mon intention. Je me prends à rêver : être exposée dans cette belle galerie spécialisée dans la photo, une vraie ! Avec à l'esprit, « qui ne tente rien n'a rien », je me jette à l'eau et dans un anglais un peu hésitant j'explique mon histoire et montre mes photos et tableaux. L'employé me répond que son patron revient du Mexique le lendemain, il me rappellera ! Je rentre au bateau persuadée qu'il n'y aura pas de suite. Le lendemain vers 10h du matin nous recevons un coup de fil de « Focus Contemporary », le patron est intéressé, il veut me rencontrer ! Une série de rendez vous après et 14 de mes photos atterrissent dans la salle principale de la galerie...

 

 

Vernissage, Alliance Française du Cape

 

 

 

       

 

      

Après l'Alliance Française, 14 de mes photos ont été prises par une très belle galerie du Cape

WWW.focuscontemporary.co.za

 

 

 

 

 

TOWNSHIPS du cape flat

 

                   Amoncellement de baraques (ou shacks) faites de matériaux de récupération, au bord de l'autoroute qui mène à l'aéroport, habitées par environ deux millions de noirs. Le démantèlement du système de l'apartheid à partir de 1990 n'a pas fondamentalement modifié la répartition de la population. Les noirs vivent majoritairement dans les anciens bantoustans et dans les townships. Quartier à haut risque pour toute personne étrangère. Des émeutes sanglantes ont éclatées dans ceux de Johannesburg suite à une invasion par des réfugiés du Zimbabwe fuyant la politique de Mugabe...

         Il existe une visite guidée ! J'ai eu envie de la faire pour voir ça de plus prêt. Je me suis ravisée car j'allais encore assister à une mascarade montée pour les touristes... 

 

 

ROBBEN ISLAND

 

                   Elle fait partie des îles prisons mais son histoire est encore fraîche. Son héros est en vie, véritable symbole de paix et de liberté. A plus de 80 ans, il continu son combat humanitaire.

Nelson Mandela y séjournera 18 ans jusqu'en 1982, avant d'être incarcéré 8 autres années au Cap.

Le dernier prisonnier politique fut libéré en 1991 avec l'abolition de l'apartheid.

En 1993, Mandela reçoit le prix Nobel de la paix, partagé avec Frederik De Klerk.

Mai 1994, Mandela devient le premier président noir d'Afrique du Sud et met en place la commission vérité et réconciliation (voir absolument l'excellent film « In my country » avec Juliette Binoche et Samuel L.Jackson).

En 1996 Robben Island est déclaré musée national et en 1999, «world heritage site».

 

 


Ancien prisonnier expliquant les conditions de sa détention!

 

 

 

 

Adieu! Montagne et son "tablier" si caractéristique. C'est vraiment une superbe ville!

 

 

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Publié à 04:35 , le 28 juin 2008, Afrique du Sud
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LE PASSAGE DU CAP DE BONNE ESPERANCE

Publié dans F Afrique du sud

 

 

 

 26 Janvier 2008

 

LE PASSAGE DU CAP DE BONNE ESPERANCE

 

                               Midi, la mer est calme, le ciel nuageux, nous sommes au large du Cap des Aiguilles, la pointe la plus sud du continent Africain (35°S 20°E) et la limite officielle entre l'Océan Indien et l'Océan Atlantique, cette ligne imaginaire tant attendue. Après  deux jours et demi de navigation nous sommes fatigués par les quarts obligatoires le long des côtes. Le passage du Cape de bonne espérance est prévu à minuit et tout s'annonce bien.

 

                   Il fait nuit, le vent forci et nous naviguons prés des côtes. Pour descendre l'Afrique il faut se situer entre 150 et 200 mètres de profondeur donc à 8 ou 10 miles des côtes, là ou le courant chaud des aiguilles parcours 90 à 230 km par jour. Pour franchir le Cap il est nécessaire de se rapprocher d'avantage des falaises abruptes pour éviter les grosses vagues dues à la rencontre des deux courants : celui venant de l'Océan indien et celui venant de L'Antarctique. C'est la plus petite langue de terre au monde, séparant deux phénomènes aussi opposés.

 

                   Je rentre dans la cabine faire le point avec Hugues, en ressortant, dix minutes après, je ne voie plus rien, à peine l'avant du bateau, nous comprenons assez vite qu'une épaisse couche de brouillard nous entoure. Le vent forcit encore jusqu'à 35 nœuds, le radar est allumé pour surveiller la côte et les cargos quand tout d'un coup le pilote décroche, nous venons d'empanner, panique à bord pour remettre Lô dans le droit chemin et le pilote en état de marche, la mer est formée mais c'est tout à fait gérable. Soulagés de cette manœuvre achevée, nous soufflons quelques minutes au chaud, dehors le vent est glacial. Un coup d'œil sur le radar et l'angoisse nous ressaisie à la gorge ; un énorme cargo est à deux miles derrière, invisible à l'œil nu. On observe une tâche verte sur un écran noir qui se rapproche dangereusement, toujours rien en vue, c'est le vaisseau fantôme ! Hugues décide de l'appeler à la VHS, une fois, deux fois, trois fois, enfin il répond : oui il nous voit, il va nous éviter. Nous le surveillons, au bout de cinq longues minutes il dévie sa route et nous contourne à bâbord. A 0,6 mile (soit 1km environ) nous ne le voyons toujours pas, le brouillard est trop épais... 

 

                   Le soleil se lève sur la montagne de la table. Les quarante nœuds de vent nous empêchent de rentrer dans le Royal Cap Yacht Club ou le vent souffle encore plus fort. Lô est enfin amarré au Cap Grace Marina face au Waterfront : Petit port de pêche, chantier naval, centre commercial, aquarium face à une colonie de phoque, vieux gréements et très beaux bateaux... Nous sommes conquis par ce lieu original très animé. Cette nuit à été la plus difficile : le Cap de bonne Espérance ne trompe pas. Avec la sensation d'une mission accomplie nous dormons profondément toute la matinée pendant que les enfants travaillent le CNED : le bonheur !!!

 

                   Au réveil nous retrouvons Joël et Dominique Marc sur Marianne. Joël s'est inquiété de ne pas nous voir arriver, il nous a cherché toute la matinée et s'apprêtait à prévenir les Coast Guard (en passant le cap, Hugues l'a eu à l'iridium pour avoir des prévisions météo pas géniales). On s'est écroulés avant de le prévenir... Ils nous accueillent malgré tout à bras ouverts et nous promène en ville en passant par le Royal Cap Yacht Club pour réserver une place que l'on aura jamais, vu la largeur de Lô. Le vent est cyclonique dans cette marina, au dessus, la montagne de la table est couverte d'un nuage caractéristique, très localisé, qui dévale la pente telle une cascade. Cette montagne est au centre du Cap, on la voit a tous les coins de rue. Elle engendre un phénomène étonnant de vents catabatiques qui balayent la ville régulièrement. Suivant l'emplacement les vents peuvent aller du simple au double. Quand dans notre Marina il y a 35 nœuds en rafales, dans l'autre, le vent peut atteindre 70 nœuds  (c'est ce qui a été enregistré la nuit après notre arrivée).

 

Nous tombons immédiatement sous le charme de cette ville cosmopolite à dominante Européenne légèrement pimentée à la sauce Africaine.

 

 

 

Arrivant dans le port de Cape Town, frigorifiés et fatigués 

 

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Publié à 09:08 , le 4 juin 2008, Afrique du Sud
Mots clefs :

Port Elizabeth et Addo elephant park

Publié dans F Afrique du sud

 

 

 

Du 21 au 24 janvier 2007 à Port Elizabeth.

 

Durban - East London - Port Elizabeth - Knysna - Mosselbaai -  Le Cap

Sont les escales possibles en cas de mauvais temps.

 

                   Durban, East London est la navigation la plus longue sans pouvoir s'abriter. Le puissant courant et un coup de vent venant du sud peuvent lever d'énormes déferlantes. Nous avons tous entendu parler des vagues scélérates qui peuvent atteindre 30 mètres de haut ! Je vous cite un passage de Bernard Moitessier « la longue route », à lire ou à relire :

 

 « Ces parages peuvent devenir dangereux (plus dangereux souvent que le Horn) à cause de la mer provoqué par le courant des aiguilles. De nombreux yachts de 8 à 15 mètres s'en souviennent : Atom, roulé au large du Cap, s'est relevé rasé comme un ponton. Awhanee a rencontré dans les mêmes eaux le temps le plus terrible de sa carrière. Et il a connu le Horn. Marco Polo, Eve, Adios, Walk About, Wanda, Marie-Thérèse II, d'autres encore, se sont fait retourner ou très durement toucher entre Durban et Port Elizabeth, par les déferlantes d'un coup de vent soufflant contre le courant des Aiguilles qui atteint cinq nœuds par endroits. D'après les instructions nautiques, le secteur le plus dangereux se trouve à l'accore sud-est du banc des aiguilles, ou les coups de vent fréquents lèvent alors une mer énorme, renforcée par la rencontre du courant chaud et salé venu de l'océan indien avec le courant froid (moins salé) de l'Antarctique. »

 

                   Aujourd'hui les systèmes météo sont plus perfectionnés, et nous sommes en communication permanente avec Fred de periperinet. Le jour du départ de Durban, après trois semaines d'attente, les récits catastrophiques sont présent dans notre mémoire et sans même sans apercevoir véritablement l'angoisse s'insinue en nous. La première nuit sera effectivement difficile, des grosses vagues pas très hautes mais puissantes nous poussent dans des surfs interminables. Nous atteignons Port Elizabeth, le vent est complétement tombé, la fenêtre durait trois jours et nous n'avons pas le temps d'aller jusqu'à Mosselbaai (mouillage plus intéressant). C'est le petit matin, une mer d'huile et des fous du Cap, par centaines, nous escortent. Ils volent en escadron au ras de l'eau. Au loin des dunes de sable, de temps en temps, un fou monte très haut (30mètres) et se laisse tombé comme une fusée dans l'eau (200km/h). Ils ont une sorte d'airbag au niveau du front pour amortir le choc.

        

                   Port Elizabeth n'est pas une ville intéressante, il y beaucoup de grillages, de portails et des gardes. La marina n'est pas géniale, Lô est amarré à un quai en béton, à côté de Nureyev. La houle et le ressac ont raison de trois aussières. Les pneus qui protègent la coque, laissent de vilaines traces noires et le vent amène du sable à l'intérieure du bateau. Les gens sont heureusement très sympathiques et nous rattrapons le coup en allant au « Addo Elephant Park » voir de nouveau les paysages Africains, des centaines d'éléphants, des zèbres, autruches, phacochères, impala....on ne s'en lassera jamais !

 

 

 

 

                  

                   Le prochain port est Mosselbaai et la météo nous bloquera l'entrée. Nous avons pris du retard dans le programme et c'est mieux comme ça nous fileront vers Cap Town. A Mosselbaai il y a le musée Bartolomeu Dias avec la reproduction exacte de son voilier qui est venu du Portugal par la mer. C'est là où il débarqua la première fois et laissa une lettre dans un énorme tronc d'arbre. Ce tronc servi de boite aux lettres aux navigateurs d'hier et d'aujourd'hui. Un petit retour à cette glorieuse époque de découverte du monde avec un extrait du livre extraordinaire de Stefan Sweig, « Magellan » :

 

« A travers les siècles, les gens de mer racontaient tout bas que passé le cap « Non » la navigation était impossible. Au-delà commençait immédiatement «  la mer verte des ténèbres » malheur au navire qui s'aventurait dans ces parages mortels ! Sous ces latitudes, l'ardeur du soleil faisait bouillir la mer ; les bordages et les voiles prenaient feu aussitôt et le chrétien qui osait pénétrer dans le « pays de Satan », lequel était désolé comme un paysage lunaire, était métamorphosé sur-le-champ en nègre... Aussi quel triomphe lorsque Gil Eannes double en 1434 ce cap « Non », soi-disant infranchissable...Ainsi le point mort est dépassé. Le Portugal n'a plus besoin de faire d'efforts pour constituer ses équipages... Une nouvelle race d'hommes jeunes et intrépides éclot soudain, auxquels l'aventure est plus chère que la vie... Nous seuls, qui avons assisté à la conquête de l'air,... peut-être, sommes capables de comprendre l'intérêt passionné, l'enthousiasme vibrant avec lequel l'Europe accueille les brusques succès du Portugal. En 1471, l'Equateur est atteint... En 1486, Bartholomeu Diaz, touche à la pointe sud de l'Afrique le cap de bonne Espérance, baptisé d'abord par lui, sans doute à cause des tempêtes qu'il y essuie, « Cabo Tormentoso ». Mais bien que l'ouragan ait déchiré sa voilure et brisé ses mats, le hardi conquistador continue sa route. Il est déjà en vue de la côte occidentale, d'où les pilotes musulmans pourraient facilement le conduire aux Indes, lorsque son équipage se révolte : c'est assez pour cette fois. Le cœur ulcéré, Bartholomeu Diaz doit faire demi-tour, renonçant par la faute d'autrui à la gloire d'être le premier Européen à avoir frayé la route des Indes, et c'est un autre Portugais Vasco de Gama, qu'à cette occasion Camoëns glorifie dans des vers immortels. Comme toujours, le pionnier, l'initiateur infortuné est oublié au profit du réalisateur plus heureux... (Le Portugal) est devenu du jour au lendemain la première nation maritime du monde... »

 

 


Les voyages de Diaz et Vasco de Gama, le découvreur inconnu et  le premier a atteindre les Indes 

 

                  

                   Ce que nous faisons est beaucoup moins glorieux mais nous évitons constamment la révolte de nos deux moussaillons, en particulier « Sire Antoine Ier » qui s'ennui de ses copains de Nouméa et qui surtout oppose une résistance quasi quotidienne à travailler le CNED. C'est pourtant un bon élève, sérieux et responsable mais le CNED est difficile, il a enchainé la 5ème et la 4ème sans grandes vacances, et traverse une période de sa vie pleine de contradictions. Nous espérons rencontrer des bateaux avec des jeunes de son âge, cela lui ferait énormément de bien... La fin de l'année scolaire nous parait beaucoup trop loin, nous devons nous armer de patience. La patience est une qualité essentielle dans ce genre d'aventure ou nous sommes en permanence les uns sur les autres, ou nous devons jouer le rôle de parents, copains, profs, équipiers, mari, femme... Les enfants n'ont pas le recul nécessaire pour supporter les mauvais moments, mais ils apprennent tous les jours un peu plus sur le monde et sur eux. Nous tenons le coup en repensant déjà au chemin parcouru, aux moments inoubliables que nous avons vécu, ensemble, et aux autres découvertes que nous allons faire.

 

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Publié à 08:44 , le 4 juin 2008, Afrique du Sud
Mots clefs : le CNEDMoitessierMagellanVasco de GamaBartholomeu Diaz

Durban, la ville Africaine du Kwazulu Natal

Publié dans F Afrique du sud

 

Community against CRIME: A new social ACHITECTURE

 

Du 31 décembre au 19 janvier 2008

 

DURBAN, la ville Africaine du Kwazulu-NataL

 

Départ de Richard's bay le 30 dans la soirée et c'est bien la dernière fois que nous partons d'un grand port la nuit. Nous avons fait du slalom entre d'énormes cargos pratiquement toute la nuit. Les distances sont faussées, on a du mal à savoir si les monstres avancent ou s'ils sont au mouillage. Nous scrutons aux jumelles les feux de navigation: deux yeux, un vert et un rouge et il se dirige sur nous. Lô doit alors esquiver l'attaque mais il va deux à trois fois moins vite, heureusement, la bête nous observe aussi et ne veut pas notre perte, nous soufflons : un de plus de passé.

 

Arrivée en début de matinée, crevés, le port control nous demande de faire des ronds dans l'eau car l'entrée est étroite et un énorme cargo s'apprête à sortir. Le paysage est urbain, des rangées de buildings donnant sur d'immenses plages. Durban est connu pour ses vagues de surf, ses filets anti requins blancs et ses crimes...

 

C'est une étape pour attendre une autre fenêtre météo !

 

Nous sommes accueillis par Jean pierre, Lonie et Peter sur Aquarius. Peter est skipper, cela fait trois fois qu'il fait cette escale. Il nous donne les principales consignes de sécurité : Durban est une ville ou règne le crime ! 50 à 60 morts par jour (il faudrait que je vérifie ses dires...). IL faut se balader à plusieurs, marcher sur le bas côté de la route et pas sur les trottoirs bondés, le sac à dos porté devant soi et bien attaché, pas d'argent dans les poches, pas d'appareil photos. Pour notre première promenade, en sa compagnie, nous ne sommes pas rassurés, je ne résiste pas à prendre malgré tout mon petit appareil photo que je cache et dégaine l'air de rien...

On s'habitue à tout et nous finissons par circuler relativement librement dans les zones qui sont réputées sures.

On se croirait parfois à New York, entre la foule grouillante, les buildings, les voitures de police par centaine et les sirènes hurlant régulièrement. C'est une ville noire (dans tous les sens du terme). Les seuls blancs que nous voyons sont des clodos qui font la queue, tous les soirs à 17h pour la soupe populaire. Les autres Afrikaners ont déserté le centre et habitent des banlieues huppées, mais on ne les voit nulle part !


IL y a une énorme communauté indienne (800 000) qui détient la plupart des commerces. La communauté noire est majoritairement Zoulou. Durban est fondé par des colons britanniques, en 1835, sous le nom de Port Natal, elle compte trois millions d'habitants.

Vu :

- Ushaka marine world et son aquarium dans le super décor d'une reproduction d'un navire Espagnol du XVème.

- Surfer sur une fausse vague dans un énorme centre commerciale : le gateway mall

- La Durban art galery et le Bat center, haut lieux artistique

- Victoria's market et ses étalage de remèdes et d'animaux séchés en tout genre

- Des immenses plages où les gens se baignent agglutinés derrière les emplacements des quelques filets anti requin

- Centre de recherche et d'étude sur les requins

- Elton John en concert au Absa stadium

- ...

 

 


Rue Xuma

 

 

 

 

 


Troubadour Xhosa

 

 

 

 


Face au Royal Natal Yacht Club

 

 

 

 

 

 

 


Art Zoulou revisité

 

 

L'Afrique du sud compte 45 millions d'habitants dont 75% de noirs et 13% de blancs, les autres sont des « coloured » (les métis). Les « amitiés » entre les différents groupes ont encore beaucoup de mal a se faire...

- 20% de Zoulous,

- les Ndebeles du nord, aux maisons très colorées

- Les Xhosas de la région du Cap, qui parlent en claquant de la langue comme les bushmans (revoir « les dieux sont tombés sur la tête »). Nelson Mandela est un Xhosa.

- Les blancs sont des Afrikaners ou Boers descendants des colons Hollandais, ils parlent l'afrikans.

Le revenu moyen d'un foyer blanc est 12 fois supérieur au revenu moyen d'un foyer noir. Le taux de chômage chez les noirs est de 45%. Le fléau du SIDA touche prés de 6 millions de personne, l'espérance de vie qui était de 60 ans en 1994 a chuté à 43 ans. Et le SIDA touche particulièrement la communauté noire ou de nombreuses croyances persistent, comme celle d'avoir des rapports sexuels avec une vierge qui protègerait du SIDA. L'Afrique du Sud détient l'un des taux les plus élevé d'agressions sexuelles contre les mineurs. On ne peut pas résumer le problème avec ce genre de phrase, c'est beaucoup plus compliqué. Après 14 ans sans apartheid, le gouvernement n'a pas résolu tous les problèmes et la déception croit d'année en année au même rythme que la violence.

 

LES ZOULOUS

 

L'empire Zoulou ou « peuple du ciel » est fondé par Chaka, le Napoléon noir ! Il organise l'armée en une formidable machine de guerre, dominant la province du Natal et s'attaque aux colons Boers en 1838. Le 16 décembre, 3000 Zoulous périssent dans la bataille de « Blood River ». Loin de se décourager, entre 1839 et 1888, ils combattront les colons britanniques.

 

 

Ils sont une dizaine de million et respecte leur roi Goodwill Zwelithini, couronné en 1971. Après la chute de l'apartheid, il prononce un discoure devant 50 000 guerriers de l'A.N.C. de Nelson Mandela et évite une guerre civile entre les Xhosas ennemis héréditaire des Zoulous.

Le Roi GOODWILL ZWELITHINI

 

 

 

Aujourd'hui c'est un Zoulou qui est vice président de L'A.N.C. : Jacob Zuma est un personnage très controversé. Il est soupçonné de corruption et de viols ; il dénie le SIDA en prétendant qu'il suffit de prendre une bonne douche le lendemain d'un rapport douteux... Sa position politique et sa place dans le cœur des Sud Africains noirs le pose en principale favori pour la prochaine élection présidentielle en 2009. Il sera surement élu, les Xhosas perdront le pouvoir, les blancs ne l'aime pas. On ne sait pas comment réagira le pays. On sent que la tension monte. L'Afrique du Sud pourrait-elle devenir un pays comme le Zimbabwe ?

 


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Publié à 11:13 , le 22 mai 2008, Afrique du Sud
Mots clefs : zuluJacob ZumaArt ZuluA New Atchtecture social

Zulu Kingdom

Publié dans F Afrique du sud

 

ZULU...Entre ombre et lumière 

 

 

Du 22 déc. au 30 déc. 2007

Richard's bay, Zulu Kingdom

 

                   Une fois de plus Eole est là pour nous accueillir. La marina est petite, nous devons nous mettre à couple avec un superbe voilier en bois, ils sont 10 sur le pont à nous aider.

 

Richard's bay, le rendez vous des voileux  « tour du mondiste »

 

                   C'est le temps des rencontres et la satisfaction de retrouver une vie sociale. Nous retrouvons Jeff et Chris et puis :

 

-Laurent sur Artabase. Skipper professionnel, parti de Nouvelle Calédonie il y a quatre ans. Il a traversé l'Indonésie, s'est arrêté un an à Mayotte pour travailler et descend la côte Est de l'Afrique. Son amie, rencontrée à Mayotte est repartie en France il y a seulement quelques jours.

 

-Jean Marc, Evelyne et leur fils de quatre ans, Corenthin sur Nureyev. Jean Marc est infirmier, depuis 20 ans sur l'eau, avec des arrêts plus ou moins long pour travailler. Il a rencontré Evelyne (une fille de Lifou) en Nouvelle Calédonie, ils reprennent la mer il y a quatre ans avec leur bébé de 1 mois.

 

- Christa et pascal sur Titom. Un couple de suisse qui navigue depuis 10 ans : WWW.titom.sh

 

         Quel plaisir de reparler entre français. Les anglo-saxons sont la plupart du temps adorables mais il y a la barrière de la langue et une différence de culture et d'éducation qui rend la communication moins naturelle. Les français et autres latins sont plus expansifs, rigolards, grande gueule... 

 

Nous ne sommes plus seuls, et dés qu'une fenêtre météo s'ouvrira, nous serons plusieurs bateaux à partir pour franchir peu à peu le Cap de Bonne Espérance.

 

           Le seul intérêt de Richard's bay est d'être à deux heures de route de plusieurs centre d'intérêt comme le Hluhluwe Imfolozi park et le Greater st Lucia Wetland park classé patrimoine de l'humanité. C'est aussi le royaume des Zoulous et j'espère bien en rencontrer quelques uns. Faute de festival ou d'événements particuliers nous décidons d'aller au Dumazulu cultural village. La déception est de taille, car ce « cultural » village, comme bien d'autres, est recrée pour les touristes, il n'est même pas habité ! Je fais malgré tout d'assez belles photos. Mais l'expression des visages restent inintéressante, artificielle et je réalise à quel point  l'expérience de Goroka en Papouasie Nouvelle Guinée fut extraordinaire d'authenticité.

         Dans la foulée nous allons à Hluhluwe Imfolozi pour tenter de voir les lions... Nous parcourrons le parc dans notre voiture, les paysages sont d'une beauté plus Africaine, les animaux sont là mais plus loin et nous comprenons que Mkaya au Swaziland restera notre plus grande émotion. Nous avons la chance de voir un groupe de lionnes se relaxant dans le lit d'une rivière asséchée, le spectacle est à couper le souffle, la journée est gagnée...

Sur le chemin du retour j'ai envie de sortir des routes principales et m'enfoncer dans le pays pour voir des vrais villages ! Quelle idée ! Les routes sont en terre, sans signalisation et quand un Sud-Africain te montre le chemin c'est immanquablement : « Strrrrrraight, Strrrrrraight, Strrrrraight...» au bout de deux heures de routes défoncées, dans l'immensité vide de l'Afrique, nous sommes perdus ! Le soleil va bientôt se coucher et on se regarde sans rien dire. Surtout ne pas paniquer ! Dans la tempête, il faut attendre et prier pour que cela passe très vite. Enfin nos vœux silencieux sont exhaussés ! Une voiture passe et nous décidons de la suivre pour retrouver un lieu de vie. Au bout d'un moment la voiture s'arrête, un peu inquiets, nous lui expliquons notre problème, par bonheur le conducteur super sympath nous guide jusqu'au bon embranchement. Nous traversons des villages, les cases traditionnelles sont très rares et en générale recouverte de tôle ou de bâches contre la pluie. L'Afrique est très vaste, les cartes sont trompeuses et il vaut mieux rester sur les routes principales...

 

Lionne Imfolozi 

 

Tronc,Terre, Regard presque humain...Un Buffalo Imfolozi 

 

Safaris

Case et Bouclier Zulu

Arbre et Savanne Africaine

 

Contact: le livre d'or ou huguesetpatriciabourgeois@gmail.com



Publié à 02:25 , le 30 décembre 2007, Afrique du Sud
Mots clefs : tour du mondevoileuxzululionnebuffalosavanne Africaine

Entre le Mozambique et l' Afrique du Sud

Publié dans E Mozambique
Parcours en rouge
21 et 22 décembre 2007

 

Vers l'Afrique du Sud

Traversée de deux jours et une nuit avec notre fameux courant du Mozambique qui nous porte. C'est grisant d'avancer à 9 nœuds avec seulement 12 nœuds de vent. La pêche est fructueuse ; deux énormes Maï Maï se jettent sur nos lignes, l'excitation bat son plein, Antoine est aux anges.

Nous approchons de Richard's bay, les cargos apparaissent les uns après les autres comme une haie d'honneur.

 

 

Nous arrivons dans un pays moderne et industriel.

Le défilé de cargos, remorquers et signalétiques maritimes

 

L'Afrique du Sud n'a pas bonne réputation: Les tensions raciales, le SIDA, les crimes....

Contact: le livre d'or ou huguesetpatriciabourgeois@gmail.com



Publié à 04:24 , le 22 décembre 2007, Camisard Point
Mots clefs : Carte et signalétique maritime

Retour a MAPUTO

Publié dans E Mozambique
Maputo, du 16 décembre au 21 décembre 2007
Les murs se souviennent

Retour à Maputo le 16 décembre Non sans difficulté :

 

Le faux douanier !

 

A la frontière, du Swaziland au Mozambique, passé la file d'attente, le douanier nous demande de payer la taxe d'entrés au Swaziland et les visas pour le Mozambique. Hugues lui explique très calmement qu'on a payé la taxe 3 jours avant, malheureusement on ne lui a pas donné le bon papier qui le prouve! Et les visas on été payé à notre arrivée à la marina de Maputo ! Le douanier vérifie les passeports et affirme que nous n'avons pas de visa. Nous faisons appel au chef et au sur chef, pour leur expliquer notre histoire, ils ne veulent rien savoir et s'occupent de tous les autres, en nous plantant, là, comme des malfrats ! Une heure après, nous avons payé les visas 100 Euros au lieu de 100 dollars US ils n'ont rien voulu savoir sur la conversion, « ils ne sont pas banquier ». Nous échappons aux taxes.

Au moment de passer une autre barrière, un autre policier nous demande un autre papier. Retour à la case départ, complétement dégouté par ces Douaniers corrompus ou incompétents. Notre faute est de ne pas avoir le permis d'importation du véhicule que nous avons loué à Maputo, en précisant évidemment que c'était pour aller au Swaziland. Hugues fait mine de ne plus rien comprendre, l'air un peu abruti, et contre toute attente le douanier craque, signe le papier et nous laisse partir.

Dans la voiture, nous passons au crible notre passeport pour essayer de comprendre. En effet l'homme que nous avons vu à la Marina, en uniforme, nous à collé un tampon ridicule, daté du 14, alors que nous étions arrivé le 8. On nous avait pourtant conseillé de faire la clairance d'entrée à la Marina de Maputo et pas ailleurs. Le Mozambique est Ultra corrompu et la plupart des bateaux restent au large, au niveau des îles, qui sont superbes. On a jamais pu récupérer notre argent, les responsables de la Marina, dans le coup ou non, n'ont pas pu joindre le faux douanier.

 

Maputo

Autrefois Lorenzo Marques, ville Portugaise florissante.

C'était une des plus belles villes du monde!

 

 

     

     Il reste d'anciens beaux bâtiments, proche du délabrement, englués dans un dédale d'immeubles insalubres et de rues à moitié propres. Mais c'est le charme de l'Afrique qui parle, la population est grouillante, les marchés sont étalés à même le sol, la police est omniprésente. En pleine journée, il n'y a aucun problème pour se promener.

 

 

    Au centre ville, une seule avenue chic, avec des restaurants et des beaux hôtels ; un quartier d'ambassadeurs et de politiques occupant d'anciennes maisons coloniales, témoins d'un riche passé. Aux alentours, le contraste est saisissant entre les quartiers de «pauvres » et les zones, fermées à double tour, de superbes maisons ultra modernes.

 

 

      Maputo est sur les starting-blocks depuis la fin de la guerre, les investisseurs (en majorité des « Sudafs ») sont venus investir, mais ils attendent, depuis 10 ans, le démarrage qui tarde à venir en raison des problèmes d'infrastructures, des catastrophes naturelles et du sida. On voit quelques immeubles entièrement transformés en centres commerciaux, avec à l'intérieure des boutiques de luxe !! vides !! Qui achète ?

 

       Non loin de la marina un autre complexe, beaucoup plus ambitieux, vient d'ouvrir. Il comporte plusieurs bâtiments, une cour extérieure, une fontaine, des restaurants, des cinémas, des boutiques de marques internationales, et même un supermarché avec un choix de produits incroyablement diversifiés mais très cher pour le pays. Ce centre est animé, il y a du monde qui circule, surtout des locaux, probablement la haute société de Maputo.

 

       Aux détours de nos pérégrinations nous découvrons la gare construite par Gustave Eiffel, superbe, Lorenzo Marques est là, sous nos yeux. C'est la nuit tombante, des camions ouverts, transportent, entassés, des dizaines de personnes arrivant ou partant on ne sait où ! A moitié rassurés nous faisons le tour de la gare. Un portail avec des gardes armés laissant passer une voiture, nous avançons comme des habitués du lieu, attiré par un son techno... et là ; de nouveau, une vision complétement décalé avec la réalité extérieure ; une scène, des spots, des chaises, des écrans géants, et des essais de musique techno pour un défilé de mode vers 21h. Maputo by night est branchée, nos voisins de ponton (des Sudafs !) adorent, surtout les bars à musique live. Pour nous, la vie by night est interdite, difficile de laisser les enfants seuls sur le bateau, la nuit. On ne regrette pas trop, car les journées sont extrêmement chargées et la nuit venue nous plongeons avec bonheur dans notre lit douillé. La chaleur est moite et les centaines d'énormes moustiques sont arrêtés par notre filet de pêche que nous installons dés 16h, grâce aux ventilateurs que nous avons achetés nous dormons comme des bébés.

 

 

Le 16 et 17, Une énorme dépression passe.

 

 

       Quarante cinq nœuds dans la marina, il est 21h et nous passons la première partie de la nuit à placer des bouées entre le bateau et ce quai au ras de l'eau, vraiment mal foutu. Le vent souffle en rafales très fortes et nous pensons au linge ! Le matin nous avons donné notre lessive à un des gars de la marina. En fin d'après midi, les serviettes, draps, pantalons et autres on été déplacés sous des bateaux en cale sèche pour les protéger du mauvais temps qui arrivait. A minuit, contre le vent et la pluie battante nous allons leur rendre une visite ! vision d'horreur ! Tout est éparpillé sur le sol boueux... La lessive en bateau ce n'est pas simple ! Nous sommes pourtant très heureux d'avoir acheté (à Maputo !) une petite machine presque automatique, le problème est que hors des marinas il faut de l'eau. Et l'eau douce en bateau ce n'est pas simple !

 

Cette dépression nous retient 4 jours de plus et nous rappel que le plus dure nous est à venir : passer le

Cap Bonne Espérance.


Contact: le livre d'or o
u huguesetpatriciabourgeois@gmail.com


Publié à 04:17 , le 21 décembre 2007, Mozambique
Mots clefs : Gustave EiffelLorenço Marquesdépressionfaux douannier

3 jours au Swaziland

Publié dans E Mozambique

 

Du 14 au 16 décembre 2007

 

 

 

Le Swaziland

Son Roi, les femmes du Roi et le Sida....

 

Au Swaziland il y a un roi, la mère du roi et les femmes du roi. Son effigie est partout, même sur les paréos qui entourent les hanches des autres femmes. L'indépendance fut proclamée en 1968 marquant l'aboutissement d'un long processus extraordinairement non-violent. Passer la frontière entre le Mozambique et le Swaziland, et la campagne devient propre, les routes sont bonnes, on sent que c'est un pays qui n'a pas connu la guerre. Le seul détail qui interpelle est le nombre impressionnant de panneaux publicitaires de prévention contre le sida. 34,6% des adultes de 15 à 49 ans sont séropositif (3ème pays au monde). L'espérance de vie à chuter de 58 à 33 ans et cette baisse vertigineuse continue. Ces chiffres record sont dus en partie à la polygamie. Après la mort du célèbre roi Sobhuza II en 1982, s'ouvre une longue période de lutte pour la succession qui met aux prises les 100 femmes du Roi convoitant la régence et les 67 fils prétendants au trône. En 1986 c'est Mswati III qui est couronné, il a aujourd'hui seulement 13 femmes, ce qui peut paraître un peu austère mais les temps changent et les mariages coutent très cher en tête de bétail et autres cadeaux.

 

 

Premier Safari

 

 

 

24 heures au « Mkaya Game park réserve », INOUBLIABLES. Rendez vous au bord de la route, un guide en range rover vient nous chercher, nous sommes huit ; un couple avec un enfant, Anglais, travaillant au ministère de la culture à Maputo ; un jeune, Néerlandais travaillant depuis 8 mois à Johannesburg (on dit jobur en Afrique). Nous le suivons au milieu de la savane jusqu'au premier camp, là, nous embarquons dans la range avec nos sacs, après une série de portails électrifiés nous arrivons au Lodge perdu dans la végétation, pas d'électricité, un ancien camp de chasse restauré, l'aventure commence. Nous allons faire trois game drive avec Tulanne, tout sourire, aimant les émotions fortes. Plus d'une fois, nous resterons pétrifiés, balançant entre la peur et la confiance aveugle que l'on donne ou non à un guide. Trois événements resteront gravés :

 

- A pied, face à deux rhinocéros blancs, ils sont pratiquement aveugles, mais bon!....

 

- Nous repérons un Rhinocéros noir, la star de la réserve car il est en voie de disparition. Un peu trop loin de la range, Tulanne décide de descendre seul ; le Rhino noir est plus agressif.... Son but : s'approcher de lui, et l'attirer vers nous en remuant son trousseau de clef. Nous assistons à la scène dubitatif, et d'un coup, le rhino se tourne et charge Tulanne qui se met à courir tel un champion de jeux olympique, il saute dans la voiture et démarre le moteur, heureusement le rhino s'est arrêté avant. Tulanne est mort de rire « jaune », il n'avait pas vraiment prévu le coup ; On n'est pas mort mais on rit quand même.... J'ai eu le temps de dégainer et mes photos n'on pas l'air floues, je soupire de bonheur !!!!!!!!!!!!!

 

- Le lendemain, à 5h du mat, sous un petit crachin, deux petites tortues, au bord du chemin, essayent d'agrandir leur monde, visiblement nous les dérangeons, et très en colère, elles partent se cacher, l'une sur l'autre, derrière un arbre. On en rigole encore ! Plus loin un troupeau d'éléphant, tout joyeux de cette fraicheur, contrastant avec la chaleur torride de la veille, s'amusent à se battre, à barrir, à balancer leurs trompe, à quelques mètres de nous... ils sont très curieux et à chaque fois s'approchent en se demandant ; quel est ce gros animal ? « tient je vais me frotter pour voir comment il réagit, et je me gratte, j'enroule et je déroule ma trompe, je regarde droit devant des yeux tout ronds immobiles » on n'ose plus bouger, à peine respirer, et Camille prend la photo, bravo ! l'éléphant s'éloigne OUF ! un autre approche, avec ses défenses ; il est à un mètre, baisse la tête et met ses oreilles en arrière ; Tulanne démarre et accélère en trombe, plus loin deux autres éléphants sont aussi très « joueurs », la range fait un écart à pleine allure, nous sommes sauvés. Au loin, les éléphants barrissent de joie de nous avoir flanqué la trouille à ce point !!!!!

 

 

 

Quel choc de les voir de si près!

 

 

J'ai des milliers d'images dans la tête!

 

 

 

 

Ils savent nous émouvoir au point de rester pétrifiés!

 

 

 

 

 



Publié à 12:45 , le 14 décembre 2007, Swaziland
Mots clefs : polygamieespérance de viesidasafari

Descente du Mozambique.

Publié dans E Mozambique

 

 

 

Du 8 au 21 décembre 2007

D'Inhambane vers Maputo.

La conduite à tenir est de descendre la côte en faisant des sauts de puces, en fonction des fenêtres météos. Nous quittons l'archipel des Bazaruto avec regret, une dépression approche, il est grand temps de faire un petit saut avant d'être bloqués trop longtemps. Lô va trop vite avec à une bonne brise de 10-15 nœuds et surtout grâce au courant, favorable, de 3 à 5 nœuds dans la zone des 150 mètres de profondeur. Nous passons la nuit à essayer de le ralentir afin d'arriver aux alentours de 11h, à l'entrée du chenal qu'il faut passer à marée haute. Encore des bancs de sable à contourner, un vrai labyrinthe, les yeux collés au profondimètre.

Inhambane, « Punta da Linga Linga »: une dépression passe.

 

Le ciel est menaçant, le vent pas trop fort, les grains pas méchants, mais nous sommes bloqués en attendant de descendre plus loin, vers Maputo. Le problème de ces dépressions est qu'elles engendrent un vent de sud sud-ouest à l'opposé du courant. La rencontre entre le vent et le courant forme la mer, les vagues, puis les grosses vagues se transforment en déferlantes, elles peuvent surgir de nulle part, sans crier gare.

Le fait d'avoir des moments de pose, sans rien faire d'extraordinaire, est plutôt reposant et enrichissant. Nous en profitons pour travailler le CNED, sans la frustration de louper quelque chose. Je digère nos aventures et toutes les informations reçues par mon cerveaux et mes yeux, je mouline, je me réveille à l'aube et je pense, je pense à mon carnet de voyage, aux images que je veux construire pour rendre compte de la perception que j'ai eu d'un endroit, d'un moment passé, d'une rencontre. Nous avons pris deux ans, pour faire le tour du monde, c'est beaucoup et en même temps c'est rien du tout comparé à l'immensité du monde. Nous sommes de passage et je dois essayer de percevoir et de sentir les particularités liées au pays, en un minimum de temps.

Nous sommes prés d'un village et non loin d'une énorme villa de vacances à louer, tenue par des Sud Africains venu de Pretoria, nous en croisons d'autres venus de Johannesburg. Nous évoquons de nouveau les problèmes du racisme, de l'insécurité et des jeunes, blancs, désirant quitter le pays et faire leur vie ailleurs.

Ce séjour de quatre jours sera marqué dans ma mémoire grâce aux oiseaux et surtout aux flamands rose que je vois pour la première fois. J'adore observer leur vol majestueux. Ils sont magnifiques et c'est là tous le charme de l'Afrique.

Notre fenêtre s'ouvre le 7 décembre. Nous partons confiant.

7 décembre, Trois heures après le départ, le labyrinthe de sable est enfin derrière nous mais le vent est de face avec une force relative de 17-20 nœuds. Les prévisions de Fred ne sont pas au rendez vous, peut être que le vent tournera, dans quelques heures... A la tombée de la nuit nous prenons deux ris dans la grand voile, au cas où, pour passer une nuit la plus sereine possible.

 

Nuit noire, mer très agitée, vagues de travers avec déferlantes à l'écume phosphorescente.

Le vent forcit, il passe de 20 à 25 puis 30 nœuds, une demi-heure après avoir diminué la voilure. Nous passerons notre nuit la plus agitée depuis notre départ. Le problème n'étant pas la force du vent mais les vagues de travers qui ballottent le bateau, parfois, au point de tout chavirer à l'intérieure. Un problème de pilote automatique m'oblige à tenir la barre de temps en temps pendant que Hugues harnaché, la tête dans un coffre de la jupe arrière, resserre les boulons du pilote. Dans ce cas, il ne faut pas réfléchir et agir. Le matin, avec la lumière du jour, tout devient moins impressionnant et les esprits s'apaisent. Nous mouillons à Maputo à l'entrée de la Marina, il est 20h, le bateau est dans un état lamentable de désordre et d'humidité, mais nous apprécions l'immobilité du calme. Le fond de l'air est frais (c'est le vent du sud qui vient de l'Antarctique), nous nous écroulons heureux d'être à bon port, demain, réveil à 5 heure du matin pour entrer dans la marina à marée haute.

MAPUTO, une marina incroyable.

9 décembre, 10h du mat, Antoine se rend au toilettes, 10 minutes passent et un cri d'effroi déchire notre tranquillité, je me précipite à sa rencontre, il me montre la cuve remplie d'un liquide visqueux noir. Après un bref interrogatoire pour essayer de comprendre l'origine de cette horrible vision, je mets le nez à l'extérieure du bateau, nous sommes dans à peine 10 cm d'eau vaseuse. A 11h Lô est posé sur de la vase, plus une goutte d'eau autour des quelques bateaux qui nous entourent. Lô va bien et on trouve ça plutôt amusant, le seul inconvénient majeur est l'utilisation des toilettes, interdit de tourista pendant notre séjour.

 

 

 

 

 

 

 

 

 



Publié à 07:05 , le 8 décembre 2007, Mozambique
Mots clefs : navigationgraphismecarnetdessinPHOTOSmondedutourvoyage

Aterrissage en Afrique

Publié dans E Mozambique

 

 

 

 

Atterrissage en Afrique

27 novembre, nous sommes en Afrique, notre aventure prend une autre dimension, immensité des paysages, dunes de sable, et la faune qui nous attend, cachée, nous avons hâte de rentrer dans le vif du sujet. En attendant, le ciel se couvre, la météo est prise, demain une dépression s'abat sur nous, 25 à 30 nœuds. Fatigués nous restons sur le bateau à ranger, se reposer et admirer les pêcheurs et leurs pirogues à voile colorées.

 

28 novembre, une dépression passe.

 

30 nœuds de vent au mouillage, le bateau bouge, on se croit encore en navigation. Le rivage est trop loin, on ne peut pas aller se rouler dans les dunes de sable. Depuis le 22 novembre sur le bateau, soit 7 jours et 6 nuits, il faut parfois être philosophes et se dire qu'on est mieux ici qu'en pleine mer, arrivée 12 heures avant un coup de vent, c'est une chance ! Au programme : CNED pour les enfants et étude météorologique pour nous. Avant de se lancer dans le passage du Cap de Bonne Espérance nous essayons de comprendre le passage des trains de dépression qui avancent à 20 km par heure et font des oscillations, les changements de direction de vent indiquent l'emplacement du bateau par rapport à la dépression. Nous apprenons par Fred qu'il y a eu un gros coup de vent, hier, à Durban, 100 nœuds dans le port. Cela parait incroyable, mais nous avons eu par la suite, la confirmation que cette dépression à fait beaucoup de dégâts, des bateaux ont démâtés à l'intérieure même da la marina. On se dit que cela reste un événement exceptionnel, mais l'appréhension reste au fond de nous, heureusement qu'il y a Fred et les autres. Nous naviguerons par sauts de puce, le prochain est prévu pour le 2 décembre, vers Maputo, 300 miles à parcourir en deux jours.

 

 

Ilha do Santo Antonio

 

 

29 novembre, navigation à l'intérieure d'une baie immense, aux abords de l'archipel de Bazaruto, les côtes du continent sont très loin. Il y a au plus 4m d'eau et nous sommes obligés d'avoir l'œil sur le profondimètre et les cartes pour éviter les bancs de sable émergeant à 0,5m, heureusement c'est la marée haute. Mouillage dans 2m, face à un hôtel de luxe en reconstruction complète à la suite d'un cyclone survenu en mars dernier. Lodge de style purement africain en parfaite harmonie avec la nature, à peine visible de la mer. Des pirogues, des boutres, une population de pêcheurs, femmes et enfants, souriants, accueillants, vivent comme si le Lodge n'existait pas. Plages de sable blanc, dunes de sable blanc, banc de sable blanc, petite végétation de savane éparse au centre de l'île, il n'y a plus un souffle d'air, le décor est paisible et bien mérité. Des multitudes d'oiseaux, petits en groupe, grands solitaires, des cormorans noirs retiennent mon attention, posés sur l'eau ils plongent, restent longtemps immergés et ressortent loin devant. Nous posons le pied à terre, la tête tourne au contact de cette surface solide, immobile, nous sommes en Afrique.

Shambala et Regal sont à côté. Regal, le catamaran d'un couple de Sud Africains, Samantha et Norman, arrivés depuis trois ans au Mozambique. Au couché du soleil, nos voisins sont invités à prendre l'apéro, les Sudafs nous racontent le Mozambique et l'Afrique du Sud. Les Afrikaners investissent beaucoup au Mozambique, depuis la fin de la guerre, malheureusement le pays a du mal à sortir la tête de l'eau entre la corruption, le sida et les catastrophes naturelles. En Afrique du Sud les tensions ethniques sont très présentes et la tendance s'inverse, les jeunes blancs ont du mal à trouver leur place dans cette nouvelle société en construction.

 

1er décembre, Clandestins à Vilanculos.

 

Nous devons absolument faire du ravitaillement et poster les devoirs du CNED. Nous avions prévue de faire un stop, de jour, à Majunga (Madagascar), mais c'était trop compliqué et risqué ; par l'intermédiaire du serveur sailmail, nous avions appris le piratage d'un bateau, en pleine nuit. On nous a fortement déconseillé de faire la clairance d'arrivée à Vilanculos, c'est très long et très cher, il vaut mieux attendre Maputo où la corruption est moins importante et les gens de la marina s'occupent de tout. Geoff et Chris ont décidé de ne pas faire les formalités d'entrée au Mozambique et donc de ne rester que dans les îles, ils viennent avec nous car eux aussi sont en rupture de nourriture fraîche.

Nous accostons sur une plage à l'écart, on commande un taxi grâce à un hôtel qui veut bien jouer le jeu. A toute vitesse nous allons au distributeur tirer du liquide, il y a beaucoup de monde, la banque est à cour de metical, on ne peut pas avoir plus de 3000 Mt, c'est peu, apparemment ! Nous fonçons au DHL, petit bureau au fond d'une pizzéria (explications données par Samantha), puis au marché ou nous achetons en un temps record des légumes et enfin dans un magasin où heureusement ils prennent la carte bleue car nous n'avons déjà plus d'argent ! La ville à un air de Méditerranée, tout est écrit en portugais et puis au détour d'une rue, on aperçoit, un pâté de cases toutes petites et toutes rondes. Les dégâts causés par le cyclone du mois de mars sont encore bien visibles. En deux heures, l'avitaillement est fait, les devoirs du CNED sont envoyés et aucun policiers n'est venus nous demander nos papiers, nous rentrons tout contents.

 

 

 

Patricia et Hugues sur Lô Chris et Geoff sur Shambala

 

 



Publié à 02:53 , le 27 novembre 2007, Mozambique
Mots clefs :

La traversée du Canal du Mozambique

Publié dans D Madagascar

 

du 22 novembre 2007 matin au 27 soir

 

Levé de lune, sur le Canal du Mozambique,

5 jours et quatre nuits.

 

 

 

 

22 novembre 2007, nous quittons Madagascar.

Point GPS : 15° 59 S    045° 19 E

Vent : Est Nord-Est     11 nœuds

Pression : 1020 milli bar

      Nous écoutons à la BLU, Fred, un radio amateur qui donne la météo, tous les matins et tous les soirs, aux voiliers qui le demandent. Pendant une heure le bateau vit au son de la friture radiophonique, on discerne des noms de bateaux, leurs positions GPS, des directions et des forces de vent, Fred énumère inlassablement, en anglais, les prévisions météo et les bonnes fenêtres pour aller d'un point à un autre. La zone du Canal du Mozambique est délicate, surtout en descendant les latitudes à l'approche du Cap de Bonne Espérance. Apparemment il y a une dépression tropicale vers les Chagos qui se dirige vers le nord de Mada, la saison des cyclones commence, il est temps de partir !  Il nous faut deux nuits de navigation pour parcourir les 300 miles nautiques qui nous séparent du Mozambique. Le vent est parfait, la mer est plate, cela faisait longtemps que Lô n'avait pas secoué ses grandes ailes. Couché de soleil absolument extraordinaire et du Tazar dans nos assiettes, quoi demander d'autre ! De Madagascar je retiendrais, pour longtemps, les plus beaux couchés de soleil que je n'ai jamais vu et les boutres à plusieurs mats, ces bateaux qui nous renvoient au charme d'une époque ancienne.

23 novembre, Mer d'huile.

 

       Shambala est loin devant, Lô aime le vent. C'est toujours impressionnant de se retrouver posé sur une eau plate, immobile, imposante, sombre, visqueuse, au milieu de rien, le regard entre ciel et mer, même pas un nuage pour l'accrocher. D'un seul coup, une petite brise se lève, s'étire et vient rider cette surface, bleu profond, brillante sous le soleil levant. L'impression pesante fait place à la légèreté, deux pailles en queue nous accompagnent pour fêter ça.

 

24 novembre, nous décidons de repartir.

 

      Arrivée à la tombée de la nuit aux abords d'une petite île, un superbe levé de lune nous accompagne mais le vent et la mer se lève, le mouillage n'est pas sûre, à côté d'un d'énorme récif, un fort courant pousse le bateau malgré l'ancre. Nous décidons de repartir et passer la nuit en mer. Par mauvais temps, un bateau est plus en sécurité au milieu de l'eau que ballotter entre deux récifs. Je suis malade (probablement une intoxication alimentaire) depuis la veille et ce contretemps ne m'enchante pas. Nous prenons la direction de Quelimane. Le 25 novembre, vers midi nous réalisons qu'on ne pourra pas atteindre l'objectif  avant la nuit, le mouillage n'a pas l'air facile : c'est une petite ville située à 13 miles, à l'intérieure d'un bras de mer, il n'y a pas beaucoup d'eau et l'entrée se fait à marée haute. Changement de cap vers les « Ilhas do Bazaruto ». «  Maman, quand est ce qu'on s'arrête ?? ».

 

26 novembre, le moral dans les basquets.

 

       Le vent  tourne pour nous faire face, et retarde notre arrivée sur le Mozambique, la navigation est pénible et le morale dans les basquets.

 

27 novembre, très loin de la plage.

 

 Fin de matinée, terre en vue, elle est loin, c'est gigantesque comparé à la carte. Le vent tombe ! On se traine, l'accès est difficile, au milieu d'immenses bancs de sable à fleur d'eau, l'œil rivé sur le profondimètre. Nous jetons l'ancre vers 14 heures, face à de larges dunes de sable mais loin, très loin de la plage, il n'y a pas assez d'eau pour se rapprocher...   

 

 

 

  

 



Publié à 04:34 , le 22 novembre 2007, Camisard Point
Mots clefs :

Descente de la côte ouest de Madagascar

Publié dans D Madagascar

 

 

 

 

 

 

Du 5 au 9 novembre 2007

Nosy Komba l'île aux Lémuriens

Deux jours devant un village vivant en harmonie avec les touristes, qui restent peu nombreux et complètement intégrés au paysage. Des maisons d'hôte et des gargotes se confondent avec les cases des habitants, des petites boutiques d'artisanats et des nappes brodées blanches flottent au vent, délimitant des allées où circulent visiteurs et villageois. La majorité des touristes à Mada sont français et Italiens. Le soir les lémuriens descendent de la forêt pour venir se réfugier dans les branches d'un gigantesque manguier. Se sont de vrais peluches vivantes, très attachantes, nous résistons à l'envie d'en prendre un sur le bateau.

Le 8 novembre, Antoine a 13 ans, on s'offre un diner de maître au Tsara Komba, un hôtel somptueux. La note est salée : 278 000 Ariary, une vraie fortune sachant que le salaire d'un marin est de 300 000 Ariary soit 150 Euros par mois! Il me semble que le salaire moyen est encore plus bas.

 

Nosy Tanikely des poissons par milliers

Le 10 en rentrant sur Hellville pour faire la clairance de départ, nous passons par Nosy Tanikely une réserve maritime où on ne peut pas passer la nuit. J'ai rarement vu autant de poisson, en banc serré, navigant comme une banderole flottant dans le vent. On s'amuse à plonger au milieu, pour se retrouver complétement encerclé. Il y en a de toute les couleurs, des plus petits prés de la plage au plus grands vers le tombant. Même venant du Pacifique j'ai trouvé ça extraordinaire.

Nous devons quitter Madagascar avant la fin Novembre et la saison des cyclones. Notre programme est de descendre les côtes en navigant de jour sauf pour aller de Moramba bay à Maintirano (4 à 5 nuits suivant le vent) et de Maintirano à Morondova (2 à 3 nuits). Les distances sont très longues, le courant est contre nous, le vent n'est pas au rendez vous sauf la nuit ou la brise de terre se lève dans le sens opposé au vent de mer.

 

 

 

 

 

 

 

Moramba bay

 

 

 

 

 

 

Du 15 au 17 novembre

Moramba bay : la baie d'Along des Malgaches

Mes premiers baobab ; là, perchés sur des rochers, devant nous, majestueux presque mystiques.

Des baobabs plantés sur des rochers, en bordure d'une plage de sable blanc. Leur présence mystérieuse, spirituelle, presque humaine donne au site un coté magique. Quand les nuages gris avancent devant un magnifique couché de soleil, c'est à couper le souffle. Je les regarde pendant des heures pour m'imprégner de leur majesté. Nous explorons la baie parsemées d'énormes rochers, nous nous enfonçons dans les recoins de végétation dense et là, le moteur coupé, l'oreille tendue, sans bouger, nous attendons : le chant presque entêtant d'un perroquet noir, la maman lémurien avec son petit qui la suit partout, l'aigle perché, des oiseaux long, gris et blanc... c'est la magie de la nature sauvage !

 

Rencontre avec Shambala


Mouillé à côté, un monocoque de voyageurs, le premier que nous croisons. Geoff and chris, des Australiens partis depuis quatre ans. Ils ont fait les îles Salomon, la Papouasie Nouvelle Guinée, l'Indonésie, Singapour, Pucket (deux mois après le tsunami), Ceylan, l'Inde, le Kenya, la Tanzanie, Zanzibar puis Madagascar. Ils comptent traverser le canal du Mozambique dans sa partie la plus étroite, c'est-à-dire au niveau du Cap st André. Nous réalisons que c'est effectivement la meilleure solution. Suivre les côtes de Madagascar s'avère très pénible, sans vent et le courant contre nous. De l'autre côté, le courant s'inverse, le vent souffle et la découverte d'un autre pays s'offre à nous. Nous décidons de suivre « Shambala » (qui veut dire en sanscrit : lieu de paix, de bonheur et de rencontres...), les enfants sont contents d'avoir de la compagnie. Nous sommes ravis de cette décision, d'autant plus que 24h après, Geoff et Hugues passeront la matinée dans les cales des moteurs de Lô, pour régler un problème de chargement des batteries. Avec les panneaux solaire comme seule source d'énergie, nous aurions été mal, surtout pour les grandes navigations ou l'ordinateur et le pilote automatique marchent en continue. Je ne sais pas si Geoff était aussi content que nous de cette rencontre !

 

 


 

 

 

 

 

 

 



Publié à 12:52 , le 15 novembre 2007, Madagascar
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Madagascar, Bref Historique

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Découverte par les Portugais.

 

Diégo Dias, navigateur portugais découvre les côtes de Madagascar. C'est le premier à contourner le cap de Bonne Espérance qu'il appela Cabo Tormentoso (ou Cap des Tempêtes) où son navire disparait en 1500. Au cours du XVIIe siècle des comptoirs à épices Portugais et Français sont fondés.

 

En 1885, la France se fait attribuer Madagascar.

 

Louis XIV proclame la souveraineté Française sur le territoire malgache baptisé alors Île Dauphine. Ils persiste néanmoins deux communautés très fortes et énemies : les Mérinas des hautes terre et les Sakalavas. Dans les années 1800 les Britanniques essaient de s'implanter et la rivalité avec les Français gagne en intensité vers 1856. En 1885 la France se fait attribuer Madagascar au congrès de Berlin, elle donne en contrepartie toute liberté sur Zanzibar à la Grande Bretagne. Diégo Suarez devient la plus grande base navale de la région, protégeant la route de l'Indochine.

 

Indépendance en 1960.

 

Le pays accède à l'indépendance en 1960. Après une décennie de stabilité, l'île est ébranlée par de graves troubles politiques et sociaux qui l'avènement d'un gouvernement révolutionnaire communiste jusqu'en 1991 puis de 1996 à 2001. L'élection présidentielle de décembre 2001 marque le début d'une nouvelle crise politique qui s'enlise pendant des mois, le pays connait une importante crise économique. Depuis 2002, le président Marc Ravalomanana tente de relever le pays en prenant une série de réformes de fond et de mesures symboliquement fortes. Ainsi en juillet 2003 le franc Malgache est remplacé par l'Ariary (monnaie traditionnelle malgache). Une campagne de lutte contre la corruption est mise en place. Le président donne l'autorisation aux étrangers d'accéder à la propriété foncière pour attirer des investisseurs, mais cette mesure reste impopulaire.

 

 

 



Publié à 10:03 , le 3 novembre 2007, Madagascar
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Nosy Bé, hell ville, au royaume des 4L et des zébus

Publié dans D Madagascar

 

Nosy Bé, Hell Ville, au royaume des 4L et des Zébus

 

 

 

Après une nuit aux îles Mitsio, nous repartons vers Nosy bé, lieux « hautement » touristique de Madagascar.

Hell ville, du nom du gouverneur du pays Bourbon (la Réunion aujourd'hui) venu en 1841 protéger la population face à la menace des armées Mérina. Cette ville a un charme que j'adore dés les premières minutes. Une large rue bordée de bâtiments anciens à l'architecture coloniale. On se croirait, à la fois en Afrique, au Vietnam ou en Inde. Au bout de cette rue (nommée « cour de Hell »), une place où se croise une population aux multiples moyens de locomotions. Campagnards menant des troupeaux de zébus, citadins branchés portables à la main, femmes voilées déambulant, femmes maquillées d'un masque de beauté à l'argile jaune. Mes yeux sont sans cesse stimulés par des sujets de photos, mais le temps de pointer mon objectif et le bel instant est passé, alors il faut traquer son personnage et attendre un nouvel instant.

 

Attention aux photos!

 

Dés notre arrivée au ponton du petit port, nous sommes assaillis par des jeunes qui veulent garder notre annexe et nous proposer de multiples services... Nous devons faire la clairance au poste de police, petite baraque en tôles ondulées peinte en bleu et blanc avec un drapeau flottant au bout d'une branche en bois. Je dégaine mon appareil photo et Bernard (un ami de Bartosch) se jette devant moi : « surtout ! ne fait pas ça ! à Mada comme en Afrique on ne peut pas prendre en photos les bâtiments officiels ». Je reste dubitative devant une telle réaction.

Assise devant le policier au regard vide et lent, très lent, nous attendons qu'il veuille bien sortir ses quatre tampons pour décorer nos quatre passeports. D'un coup, il se lève, son regard s'anime, devient féroce, il nous pousse (le bureau fait trois mètre carré) et crie en direction d'un couple d'Italien, caméra à la main. Nous devons sortir et laisser les « malfaiteurs » s'expliquer avec notre policier devenu méchant. La discussion houleuse se terminera par un coup de poing donné par l'Italien sur le vieux bureau en ferraille. Le policier récupère la K7, et nous dit d'un air outré que c'était vraiment une drôle d'idée de filmer un poste de police. Deux heures après, les quatre tampons sont imprimés sur les quatre passeports mais il manque la signature du chef il faut donc laisser les passeports ou attendre encore... Nous prenons le risque car nous sommes liquides et affamés...

 

"Les cigales" de Hitchcock!

 

Nous rentrons le soir épuisé par cette ville grouillante et poussiéreuse. Il ne pleut jamais, le soleil est là, présent, ardent. Le bruit est constant avec de puissantes vagues sonores formées par un chant de cigale plus strident et profond que nos petites cigales toutes mignonnes... Elles sont énormes, comme de gros papillons de nuit, elles atterrissent à l'intérieure du bateau, se cognent aveuglées par la lumière et poussent des cris incroyablement horrible, un vrai film d'horreur, a chaque fois c'est la panique à bord, les enfants poussent des hurlements et se cachent sous des draps. Heureusement le loup de mer est là pour nous sauver, il peut les prendre dans la main, les rejeter dehors et installer une énorme moustiquaire donnée gentiment par des pêcheurs aux « sans culotte » (un poisson minuscule, Réunionnais, qui se prend avec un filet fait d'une immense moustiquaire teintée avec une essence de bois).

 

 

 

 

 

 



Publié à 06:20 , le 2 novembre 2007, Madagascar
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